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 Who Is Mgmt? (219)

MGMT - Oracular Spectacular (2008)
Par LONER le 28 Juillet 2008          Consultée 3397 fois

Vous êtes blasé par la scène actuelle ? Les BABYSHAMBLES et autres RACONTEURS vous laissent de marbre ? Alors venez que je vous présente le duo le plus énervant de la décennie, j'ai nommé MGMT (« Management »). Ce couple de gamins nous vient tout droit de la scène néo psyché de Brooklyn (« Mazette ! »), officie dans une électro-pop enjouée (« Ben ça alors ! ») et mettra d'accord tous les inconditionnels des formations hype du moment (« Etonnant ! »).

Pourquoi énervant ? Car ces kids sont bons. Très bons même. De la manière la plus horripilante qui soit. Pourtant on s'était préparé à envoyer le bois vert sur le dos de ces babas-cool des années 2000 au look plus que ridicule, moi le premier. Critiques élogieuses dans la presse, popularité grandissante de manière exponentielle, ridiculisant le bambou en terme de croissance, MGMT est annoncé comme le groupe de l'été, rien de moins.
Sûr de mes goûts et de mon fusil chargé au gros sel, c'est avec un certain plaisir que je m'apprêtais à transformé en passoire leur première livraison, « Oracular Spectacular ». Depuis, j'ai rangé l'attirail au placard, ressortit THE ZOMBIES et tout le tintouin 60's de circonstance et je savoure « Weekend Wars » au coin du feu de bois sur la plage.

MGMT, c'est addictif, où que vous vous situiez sur la planète pop-rock. « Time To Pretend » a tout de l'hymne générationnel, du leitmotiv moderne par excellence. « Weekend Wars », c'est la petite ballade à la guitare sèche qui embaume l'atmosphère, le soir entouré de ses amis. « The Youth » se la joue planante, avec le refrain immédiat qui nous fait déclamer des « together, together, together » à l'infini. Pour les clubbers, les accros du dance floor, il y a évidemment les imparables « Electric Feel » et « Kids », ritournelles électros sur lesquelles n'importe quel individu doté d'un minimum de sens de rythme se déhanchera inconsciemment.

Des défauts ? Oui, forcément, manquerait plus qu'ils aient sorti le disque parfait d'entrée de jeu. La seconde moitié de l'album n'a pas les mêmes atouts que la première, à commencer par "4th Dimensional Transition" qui n'éveille l'intérêt qu'à mi-parcours. "The Handshake" contient quelques passages intéressants mais hésite constamment sur la direction à prendre, nous égarant quelque peu. Et le final "Future Reflections" se révèle être la piste la moins réussie de l'album. On retiendra tout de même « Of Moon, Birds & Monsters » et « Pieces Of What », ce qui nous amène à penser que sept pistes auraient été largement suffisantes, le reste, sans être mauvais, faisant plus office de remplissage qu'autre chose, les refrains magiques des premiers morceaux manquant cruellement.

Mais à l'ère du téléchargement titre à titre, de l'éphémère, des formations étoiles-filantes, l'album en lui-même n'a plus le même attrait qu'auparavant. Et comme MGMT est plus qu'ancré dans son époque, il y a fort à parier qu'ils ne feront plus parler d'eux dans un an. Question de circonstances.

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- Ben Goldwasser
- Andrew Vanwyngarden


1. Time To Pretend
2. Weekend Wars
3. The Youth
4. Electric Feel
5. Kids
6. 4th Dimensional Transition
7. Pieces Of What
8. Of Moons, Birds & Monsters
9. The Handshake
10. Future Reflections



             



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