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GUITARE NéO-CLASSIQUE  |  STUDIO

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- Membre : Scorpions, Tommy Heart , Shane Gaalaas , Fair Warning
- Style + Membre : Electric Sun

Uli Jon ROTH - Under A Dark Sky (2008)
Par GEGERS le 15 Octobre 2008          Consultée 2990 fois

Suite à ses divers concerts avec Scorpions, groupe duquel il fit partie de 1973 à 1978, beaucoup pensaient (espéraient ?) qu’ULI JON ROTH (de son vrai nom Ulrich Roth) allait revenir aux fondamentaux et sortir à nouveau un album rock, comme il le fit à plusieurs reprises dans les années 70 et 80 avec son groupe ELECTRIC SUN. Il n’en est rien.

Il faut dire que depuis le début des années 90, ULI, que certains considèrent comme le musicien à l’origine du metal néo-classique (certains artistes comme YNGWIE MALMSTEEN le citant régulièrement comme leur influence principale) a délaissé le rock pour assouvir ses pulsions symphoniques, ses rares sorties studio faisant la part belle à la musique classique, à l’image de son dernier album en date, Metamorphosis (2004), relecture audacieuse des quatre saisons de VIVALDI.

Under a Dark Sky est une sorte de pont entre le meilleur des deux mondes. Celui de la musique classique est bien entendu mis en avant, ULI ne se séparant jamais de son SKY ORCHESTRA, composé d’une douzaine de violonistes, violoncellistes et contrebassistes. Mais le psychédélisme hendrixien très 70’s d’ULI a également son mot à dire sur ce nouvel album, même si, par discrétion, modestie, ou simplement par choix artistique, la guitare du maître (à six octaves) se fait très discrète tout au long des 10 titres qui composent Under a Dark Sky. Le résultat est néanmoins audacieux et délectable pour qui prendra la peine de s’isoler durant 63 minutes et écouter avec attention les douces mélopées proposées ici par le germain moustachu.

C’est à l’inquiétant instrumental S.O.S que revient l’honneur d’ouvrir le bal, introduisant tour à tour l’orchestre symphonique, les nombreux vocalistes (soprano, alto, ténors et barytons) oeuvrant sur cet album et la guitare mélodique, aérienne, parfaitement maîtrisée techniquement et emplie d’émotion d’ULI ROTH. Ce n’est qu’après le second instrumental Tempus Fugit au tempo plus enlevé (sorte d’apéritif sympathique mais néanmoins superflu) que survient le premier vrai morceau de cet album, l’épique Land of dawn, dont les 11 minutes nous transportent dans un univers familier pour qui connaît le style du bonhomme. Surprenant, difficile d’accès pour les autres, c’est certain. Alors que la superbe voix de MARK BOALS (RING OF FIRE) fait enfin son apparition, nous voilà transportés dans le temps et dans l’espace vers une destination connue du seul guitariste. Seul le refrain, plus terre à terre et rappelant certains morceaux de l’album Fly to the Rainbow de SCORPIONS, nous permet de garder les pieds sur terre.

La suite est du même acabit. L’arabisant The Magic Word, proche d’un groupe comme JETHRO TULL, Letter of the Law, aux mélodies étranges et déstabilisantes, parviennent malgré un anachronisme certain à séduire et à nous emporter dans leur sillage, vers une sorte de faille spatio-temporelle, coincée entre la Renaissance des Lumières et les années 70. Etrange paradoxe.
Stay in the Light, aux mélodies plus évidentes, évoque quant à lui une bande originale d’un film épique, à mi-chemin entre bravoure aveugle et douceur apaisante. Une des meilleures réalisations de ce nouvel opus.

Mais c’est bien Tanz in der Dämmerung qui fait de ce Under a Dark Sky une vraie réussite. Doté d’une incontrôlable montée en intensité tout au long de ses 19 minutes, ce morceau propose certaines des meilleures mélodies proposées par ULI depuis le début de sa fructueuse carrière. La guitare du bonhomme se réveille enfin véritablement, non pas pour nous servir des plans techniques ahurissants mais en mettant au contraire l’accent sur les mélodies et le feeling, qui font sans doute d’ULI le guitariste le plus doué et le moins ennuyeux de sa génération.

Under a Dark Sky est une vraie réussite. L’album souffre de quelques courts morceaux de remplissage, mais les deux morceaux épiques (qui représentent à eux deux plus de la moitié de la durée de l’album) sont des chefs-d’œuvre artistiques comme l’on ne peut en écouter que trop rarement. ULI est un artiste complet (auteur de toutes les mélodies, des textes et de la pochette) qui tente une nouvelle fois de nous tendre la main pour nous emporter dans son univers bien particulier. Une main tendue que l’on saisit avec grand plaisir.

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   GEGERS

 
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- Uli Jon Roth (guitares, basse, claviers, chant)
- Mark Boals (chant)
- Liz Vandall (chant)
- Michael Ehre (batterie)
- + Sky Orchestra


- s.o.s
- tempus Fugit
- land Of Dawn
1. Techno Man
2. Land Of Dawn
3. Lion Wings
- the Magic Word
- inquisition
- letter Of The Law
- stay In The Light
- benediction
- light And Shadows
- tanz In Der Dämmerung
4. Destination Twilight
5. Morgenrot
6. Searchlights From Hell
7. Seelenschmerz
8. Inside The Titanic
9. Fama Errat
10. Requiem For The Nations
11. Morituri
12. Rex Temendae
13. Star Peace
14. Tanz In Der Dämmerung
15. Silence



             



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