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ACID HOUSE/AMBIENT  |  COMPILATION

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CEEPHAX ACID CREW - Ceeland (2009)
Par SASKATCHEWAN le 10 Décembre 2009          Consultée 1542 fois

Andy JENKINSON aime gâter ses fans avant les fêtes. Le Père Noël avait déjà frappé en 2008, avec une réédition de Drive Time, l’un de premiers albums du grand manitou britannique du renouveau de l’acid-house. Rebelote en 2009 : alors que tout le monde (sic) attendait avec impatience la sortie du nouvel album de CEEPHAX (le 25 janvier 2010, ne dilapidez pas vos étrennes), une sortie cassette imprévue pointe le bout de son nez à la fin du mois de novembre. Oui, une sortie cassette… L’animal n’en est pas à son premier méfait du genre : la collaboration avec ACID QUIFF de 2006 et l’Eurostar Acid de 2007 étaient déjà parues sur bande magnétique. Autant dire que jusque-là, cette fantaisie nostalgique était loin d’être convaincante. Eurostar Acid, en particulier, avait de quoi faire frémir les amoureux des productions épurées et des mélodies aériennes.

Pourtant, Ceeland, malgré les pronostiques de tous les experts financiers internationaux (dont nous avons appris à nous méfier), vaut la peine de ressortir son vieux baladeur de son armoire, contrairement à ses deux prédécesseurs. La chose se divise en deux parties : Ye Olde Acid, regroupant quelques morceaux inédits des premiers temps de la carrière de CEEPHAX ACID CREW, et The Last Ferry, dédiée exclusivement à ses travaux ambient.


Ye Olde Acid, pour une œuvre de jeunesse, est étonnamment aboutie. Les sept morceaux qui la composent sont plus à rapprocher d’Exidy Tours ou du Volume 2 que des balbutiements parfois maladroits de Drive Time. L’influence des pères de l’Acid House est évidente ; l’ombre de DJ PIERRE et de 808 STATE plane sur cette sympathique compilation. « Prestinum Acid », en particulier, comporte une rythmique très proche de « Flow Coma » de 808 STATE. Les premiers moments de la ceephaxerie, contrairement à ce que l’on pouvait craindre, s’éloignent des stridences et des rythmiques assommantes. CEEPHAX ACID CREW pratique une acid-house assez conventionnelle mais diablement efficace, avec l’utilisation presque systématique de l’entrée progressive des différents effets électroniques dans le morceau. Les boucles se superposent au fur et à mesure de manière harmonieuse, leur côté répétitif ne faisant que faciliter l’assimilation dans la trame globale.
Cette première partie n’est toutefois pas sans surprise. On découvre ainsi une influence hip-hop que l’on ne connaissait pas à Andy JENKINSON, notamment sur « Prestinium Acid » et « My Way Of Life ». Plus surprenant encore, et ce malgré le support obsolète, Ceeland bénéficie d’une production aussi soignée que les sorties vinyles et CD de CEEPHAX, et d’une richesse sonore assez étonnante pour une œuvre d’acid-house. On appréciera tout particulièrement l’orgue carillonnant de « The Burgermeister » et le les nappes de synthé oniriques de « The Woganizer » (rien à voir avec la chanson de l’autre ou le « m » remplace le « g »).

La seconde partie, The Last Ferry, est encore plus déroutante, bien que de qualité moindre. On y retrouve le penchant d’Andy JENKINSON pour l’ambient, fréquemment exprimé sur ses divers EP et albums studio le temps d’un morceau. Seulement ici, nous avons le droit à huit morceaux d’ambient consécutifs, formant la première œuvre de CEEPHAX ACID CREW entièrement dédiée au genre. Le thème de la mer, comme l’avait annoncé CEEPHAX lui-même sur son site internet, est prégnant. On devine les exclamations synthétiques d’un sonar ; le souffle du vent, enveloppé de grésillement, est habilement samplé (reconstitué ?) ; « Beacon » évoque une nuit de pêche à bord d’un chalutier balloté par les flots. Par moment, le charme désuet de ces courtes compositions se teinte d’un ronflement assourdissant et oppressant qui n’est pas sans rappeler les morceaux angoissants de Linear Accelerator de DOPPLEREFFEKT (« War Zone », « Earthcore »). Quelques pistes plus aérées viennent contrebalancer l’atmosphère lourde (parfois fort monotone) des morceaux cités précédemment. « Careflake », « Diving Bell » et « Homecoming » développent chacune, dans un court laps de temps, des mélodies fragiles bien éloignées de la grisaille maritime anglaise, pépites à dénicher dans un coffre à jouets plutôt que dans un filet de pêche.

Ceeland est une compilation honnête. Même si la première partie n’est pas d’une originalité renversante, et même si la seconde partie comporte quelques morceaux monotones, cette charmante cassette mérite qu’on y prête l’oreille. On aurait pu craindre que Ceeland ne soit qu’un pis-aller pour nous faire patienter jusqu’au 25 janvier… que nenni !

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   SASKATCHEWAN

 
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- Andy 'ceephax Acid Crew' Jenkinson (tout)


- part 1: Ye Olde Acid
1. Prestinium Acid
2. The Burgermeister
3. Acid Smorgasbord
4. My Way Of Life
5. Emotinium
6. Fargo Coaches Ltd.
7. The Woganizer
- part 2: The Last Ferry
8. Longwave In Love
9. Diving Bell
10. Radio Nowhere
11. Beacon
12. Careflake
13. War Zone
14. Earthcore
15. Homecoming



             



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