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BIG COUNTRY - The Crossing (1983)
Par GEGERS le 14 Juillet 2010          Consultée 2759 fois

Il y a de ces groupes oubliés que l'on prend plaisir à redécouvrir, au hasard d'une suggestion (en l'occurrence un message laissé dans la boîte à demandes). Il y a de ces albums dont l'écoute ravive, intacts, souvenirs et émotions ressenties à leur première écoute. BIG COUNTRY, puisque c'est ce groupe dont il s'agit, n'a jamais vraiment marché chez nous. C'est vers le Royaume-Uni, pays d'origine du combo, qu'il faut se tourner pour trouver trace du patrimoine laissé par ce groupe ayant officié dans les années 80 et 90, puisque nombre d'artistes actuels se revendiquent de l'influence de ce combo définitivement à part.

C'est aux début des années 80 à Dunfermline, Ecosse, que se trouvent les origines du groupe. Largement influencé par Runrig, dont le rock celtique connaît alors un succès grandissant (Peter Wishart, clavier des 'Rigs, fera d'ailleurs partie de la première mouture du groupe) BIG COUNTRY se construit rapidement un style propre, décidant d'œuvrer dans un rock plus radical, mais tout autant mélodique. Aucun instrument traditionnel dans la musique du groupe, mais les influences celtiques sont quand même palpables grâce aux effets apportées sur les guitares (e-bow, transposer...) leur permettant d'imiter le son des cornemuses et d'instruments à cordes frottées. Est-ce cette formule qui permit au combo d'accéder au statut de groupe culte ? Toujours est-il que son premier album, The Crossing, paru en 1983, fit une remarquable percée dans les charts britanniques et américains, imposant le groupe comme une référence sûre du style.

Il faut dire que le rock de BIG COUNTRY a de quoi convaincre, et particulièrement sur cet album, considéré encore par beaucoup comme leur meilleure réalisation. Débutant par « In a Big Country », premier single de l'album, The Crossing prend l'auditeur à la gorge pour ne plus le lâcher. Guitares, claviers et voix s'entremêlent au service d'une mélodie dansante et guillerette. Le tout est assez grandiloquent mais les guitares de Bruce Watson (effectivement proches du son d'une cornemuse lors de leurs nombreuses et délectables envolées) ainsi que le chant habité (bien qu'un peu monocorde) de Stuart Adamson font de ce « In a Big Country » un tube imparable et multi-couches. Il faut néanmoins reconnaître qu'en 2010, tout cela sonne un peu daté, la faute à des claviers très connotés années 80. Et l'indispensable réédition de 2002 (augmentée de l'EP Wonderland, paru à l'époque uniquement aux Etats-Unis) ne change malheureusement pas la donne.

Malgré tout, le décor est planté ! Enorme succès, ce premier titre n'est pourtant que l'arbre qui cache la forêt, puisque The Crossing regorge de petites pépites rock que l'on écoute et re-écoute avec un plaisir intact. « Inwards », doté d'un riff technique et d'un refrain imparable, vient confirmer que BIG COUNTRY n'est pas le groupe d'un seul morceau, tout comme « Chance », plus introspectif malgré une mélodie une nouvelle fois très guillerette et à l'ambiance « enfantine ». Parmi les autres (nombreux !) grands moments de l'album, mentionnons « The Storm », titre folk/rock épique et délicat (ces chœurs aériens !) dont la montée en puissance n'a d'égal que la beauté des mélodies et des harmonies. Véritable point fort du groupe, BIG COUNTRY livre une nouvelle fois un refrain imparable au service d'une des meilleures compositions de ce premier opus, à n'en pas douter. « Harvest Home », très marqué par l'influence de Runrig (notamment au niveau du lyrisme de Stuart Adamson) se révèle un peu redondant, au contraire de l'excellent « Lost Patrol », titre rock sans concession dont les mélodies vocales (« hyé hya hyo! ») et guitaristiques (agrémentées une nouvelle fois de nombreux effets) s'insinuent dans la caboche de l'auditeur pour ne plus la quitter. Et comment résister au deuxième single extrait de l'album, « Fields of Fire », dont la rythmique tribale et galopante (qui n'a jamais eu l'impression de chevaucher un yearling dans les plaines de l'ouest américain à l'écoute de cette intro ?) et la prestation vocale du décidément excellent Stuart Adamson en font une réussite majeure. Ce sont d'ailleurs ces titres rock les plus bruts qui ont le mieux passé l'épreuve du temps, leur impact étant toujours le même aujourd'hui. Doté d'une longue introduction menée tambour battant par une guitare très aérienne, « Porroh Man » vient conclure en beauté cet opus. Inspiré d'une nouvelle de H.G Wells, dont le personnage, Porroh, est une allégorie de la mort, ce morceau long et énergique, s'impose comme un final idéal, laissant à l'auditeur un goût persistant de reviens-y.

Et nombreux seront à y revenir puisque, certifié disque d'or aux Etats-Unis et de platine au Canada et au Royaume-Uni, The Crossing imposera BIG COUNTRY comme un groupe majeur dans un style rock celtique alors à la recherche de véritables leader internationaux. Mais ceci n'est que le début de l'histoire...

« Fields of Fire » en live : http://www.youtube.com/watch?v=Tkp3y87ETnU

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   GEGERS

 
   MARCO STIVELL

 
   (2 chroniques)



- Stuart Adamson (chant, guitare, piano, e-bow)
- Bruce Watson (guitare, e-bow)
- Tony Butler (basse)
- Mark Brzezicki (batterie, percussions)


1. In A Big Country
2. Inwards
3. Chance
4. 1000 Stars
5. The Storm
6. Harvest Home
7. Lost Patrol
8. Close Action
9. Fields Of Fire (400 Miles)
10. Porroh Man



             



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