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BIG COUNTRY - Steeltown (1984)
Par GEGERS le 19 Juillet 2010          Consultée 1552 fois

BIG COUNTRY avait tout pour réussir. Comme U2, le groupe bénéficiait des talents de producteur de Steve Lillywhite, qui permit au groupe d'endisquer ses morceaux non dénués de conscience sociale (autre point commun avec le groupe de Bono). Comme RUNRIG, BIG COUNTRY distillait cette « aura celtique », ce mysticisme insulaire, stimulant l'imaginaire et lui permettant de se démarquer des groupes continentaux. Et pourtant, si nombre d'artistes se revendiquent de son influence, nous ne sommes qu'une poignée à nous rappeler de l'existence de ce groupe. Coup du sort ? Manque de talent ? Aucunement. La réponse se trouve sans doute dans ce Steeltown, deuxième album du groupe de Dunfermline.

Tout comme son prédécesseur, Steeltown bénéficia d'un succès commercial plus qu'honorable au Royaume-Uni, bien que moins conséquent au Etats-Unis, où il peina à se hisser dans le top 100 du Billboard. Il faut dire que, moins varié et immédiat que l'excellent The Crossing, Steeltown est un de ces albums à tiroirs dans lesquels il faut se plonger à plusieurs reprises avant d'en saisir la substance. Pourtant, c'est avec deux titres aux allures de tubes que cet album débute. Bien aidés par une guitare électrique mordante et une mélodie imparable jouée à la guitare mais aux faux airs de cornemuse (l'effet e-bow, permettant notamment de reproduire artificiellement le son de cet instrument, est toujours de la partie), « Flame of the West » et « East of Eden » s'imposent immédiatement comme les dignes successeurs des « In a big country » et « Fields of fire », brûlots incisifs de l'album précédent. Gros point fort du groupe, la section rythmique bat la mesure tout en groove et précision, permettant ainsi aux deux guitares de partir naturellement et sans risque de se perdre dans des envolées mélodiques quasi-célestes, bien servies par la voix d'un Stuart ADAMSON au sommet de sa forme.

« Steeltown », titre ayant donné son nom à l'album, marque néanmoins (déjà !) le pas. Adapté d'un reel écossais, ce titre peine à s'imposer malgré un refrain immédiat, la faute à des arrangements imposants et à un côté pompeux et grandiloquent. Ce côté « peine-à-jouir » génère ainsi une intense frustration chez l'auditeur. BIG COUNTRY, malgré un talent indéniable, peine à concrétiser et mettre la balle au fond du filet. Autre titre adapté d'un reel, « Rain Dance » s'avère bien plus convaincante, grâce à une rythmique syncopée et un refrain fédérateur. Néanmoins, le mal est fait, et BIG COUNTRY s'engonce irrémédiablement dans ce travers inutilement pompeux qui dessert les compositions. Et si certaines passent ainsi totalement côté de leur sujet (« Where the rose is sown », « Just a shadow »), ce n'est finalement que pour mieux faire apprécier la beauté des titres vraiment réussis, qui ne sont heureusement pas si rares : le quasi-hard rock « Tall ships go », véritable démonstration de staccato, le très mélodique « Just a shadow » (traitant de la violence faite aux femmes dans les quartiers à fort chômage des villes industrielles britanniques) et surtout la ballade « Come back to me », titre marqué par une sensibilité à fleur de peau (relayée par la voix torturée de Stuart ADAMSON) et véritable sommet de cet album, permettent à Steeltown de ne pas générer l'indifférence polie que l'on sentait poindre à l'écoute de la chanson-titre.

Mi figue-mi raisin, Steeltown est le parfait exemple du « syndrome du deuxième album », cette difficulté à reproduire la qualité présente sur un premier album unanimement salué et bénéficiant d'un succès commercial conséquent. Fort heureusement, BIG COUNTRY reviendra à un rock plus brut sur sa réalisation suivante (The Seer), pour le plus grand bonheur de ses amateurs !

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   GEGERS

 
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- Stuart Adamson (guitare, piano, chant)
- Mark Brzezicki (batterie, percussions)
- Tony Butler (basse)
- Bruce Watson (guitare)


1. Flame Of The West
2. East Of Eden
3. Steeltown
4. Where The Rose Is Sown
5. Come Back To Me
6. Tall Ships Go
7. Girl With Grey Eyes
8. Rain Dance
9. The Great Divide
10. Just A Shadow



             



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