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PUNK-ROCK  |  LIVE

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The CLASH - Live At Shea Stadium (1982)
Par TOMTOM le 12 Septembre 2010          Consultée 2200 fois

« Je voulais, disait Paul SIMONON, être Pete TOWNSHEND, le mec qui lance ses bras dans tous les sens et qui saute en l’air ». Et devenir sourd et accro au bonnet ? Trêve d’esprit pourri, nous sommes en 1982, Pete TOWNSHEND n’est pas encore celui du super bowl 2010 et les concerts des WHO passent encore pour des évènements à ne pas manquer ; d’autant plus que les concerts des 12 et 13 octobre au Shea Stadium de New York accueillent en première partie The CLASH et David JOHANSEN. Trois générations de rockers réunies et des milliers de fans prêts à en découdre pour prouver que leur groupe est bien le meilleur. Du côté du CLASH, les effectifs sont (presque) au complet : Joe STRUMMER, iroquoise, wayfarers et toque de trappeur bien vissées sur la caboche, Mick JONES et son costume de G.I. ridicule, Paul SIMONON et son faux look de gangsta pro baseball et puis Terry CHIMES dont je n’ai pas encore eu la chance de voir le sourire. Mein gott ! pourraient crier les fans de London Calling, mais où est donc passé Topper HEADON ? Celui qui pondit « Rock The Casbah » avait été évincé du groupe quelques mois plus tôt pour son addiction aux substances illicites les moins reluisantes, mais pouvait alors se consoler en se disant qu’il n’avait pas eu à supporter le trajet aéroport-Shea Stadium en Cadillac blanche décapotable par moins quinze. Mais ceux qui connaissent les CLASH admettront que les quatre bougres ont toujours usé et abusé des présentations improbables, sans pour autant que cela nuise à leur charisme évident et surtout à leur jeu, resté intense et fulgurant depuis 1976. Et là est bel et bien l’objet de cette chronique. Pour une critique plus pointu du look du CLASH je vous conseille le dernier numéro de Glamour ; en attendant, enfilons-nous ce premier live intégral et officiel du CLASH, cru 1982.

S'il y a bien quelque chose qui m’amuse dans les lives, c’est étudier la tracklist choisie par les performers. Et chaque fois, la réaction du fan est la même : « bordel, ils ne font pas (collez ici le nom de votre chanson préférée) ». Aucun concert ne fera jamais l’unanimité, et surtout pas celui-là : une seule chanson du premier album (« Career Opportunities ») et une set-list finalement assez courte par rapport à un concert classique du CLASH. La sortie du Live At Shea Stadium s’était accompagnée de toute une flopée d’éloges vantant la force et la virtuosité du groupe alors au bord de la séparation (Mick JONES s’en ira quelques mois plus tard). D’accord, on tient ici un live des CLASH sûrement au sommet de leur art, groupe qui s’est toujours, selon moi, véritablement révélé sur scène. Mais le disque semble, malgré tout ces ingrédients prometteurs, irrémédiablement miné de l’intérieur. Explications.

Sans fausse nostalgie (je n’étais même pas né), c’était mieux avant ; car ce live de 1982, bien que reprenant l’intégralité du concert, garde un ennemi virulent : la compile Live From Here To Eternity (à laquelle un de mes honorables confrères a accordé cinq étoiles et avec qui je suis totalement d’accord). Si on compare les deux enregistrements, l’accusé ici présent semble un peu pauvre : moins violent et moins instinctif, cela s’entend notamment à l’écoute des chansons se retrouvant dans chacun des disques : « Train In Vain », « I Fought The Law », « Should I Stay Or Should I Go », « Magnificent Seven », "London Calling"… Toutes ces pépites pourtant parfaitement ciselées resplendissent beaucoup moins dans le Live At Shea Stadium. La faute au son, que sais-je ? Ou la place (un stade) était-elle peu propice à l’expression du plus grand groupe punk de tous les temps ? Loin de moi l’idée de cracher sur un tel objet, on reste en présence d’un live du CLASH (et on ne peut pas véritablement parler de mauvaise performance en tant que telle), jouissif et tutoyant les hauteurs sur « English Civil War » ou « Guns Of Brixton » où le groove est beaucoup plus appuyé que sur d’autres versions, la fantastique voix de SIMONON aidant ; sur la reprise « Police On My Back » (où Mick JONES crie vraiment comme un damné ayant la flicaille et un déluge de guitare aux fesses) mais surtout sur « Clampdown », majestueux avec son riff imparable et ses pointes d’intensité sonore ponctuées de nombreux changements rythmiques montrant que Chimes était quand même loin d’être un balochard. D’ailleurs, le dernier gang en ville joue toujours merveilleusement bien et manie le public avec autant de facilité qu’un Wisigoth face à une pucelle. Mais, je le redis, l’excitation, la violence et la rage ne sont plus autant palpables que sur From Here To Eternity, ou à la rigueur sur les quatre titres cités (ça fait quand même peu). Certaines chansons déçoivent même, c’est le cas de « Spanish Bombs » et « Rock The Casbah » qui perdent pour le coup, tout le charme de leur version studio.

Trop calme, trop clean à mon goût, ce live, quoique plus authentique, reste deux crans en dessous de son concurrent direct que je conseille plus directement (en plus, la track list est dix fois meilleure) : le CLASH avait essayé, mais en 1982 plus que n’importe quand, « The law won ». Maintenant, son écoute reste indispensable comme tout live de la bande à Joe Strummer dont je n’ai pas encore vanté les qualités de chanteurs mais à qui je laisse la parole pour clore cette chronique comme il se doit : « On est venus, on a dit ce qu’on avait à dire, on s’est cassés, moi, ça me plaît bien ».

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   TOMTOM

 
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- Joe Strummer (guitare, chant)
- Mick Jones (guitare, chant)
- Paul Simonon (basse, chant)
- Terry Chimes (batterie)


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