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The STROKES - Room On Fire (2004)
Par JEREMY le 29 Novembre 2004          Consultée 3804 fois

"Avec la musique de la pub EDF". C’est à peu près en ces termes, si ma mémoire est bonne, qu’était annoncé dans les bacs le nouvel album des Strokes, Room On Fire. Un peu surprenant comme moyen promotionnel, à vrai dire… Surtout que l’autocollant cachait les trois quarts du boîtier (et donc avec, le nom du groupe et de l’album). Mais bon, après tout, on est au XXIème siècle, et, évidemment, tout le monde regarde la télé, et à fortiori la pub (vous savez, cette émission qui passe à longueur de journée sur TF1, entrecoupé par moment de Star Academy ou de Maillon Faible). Alors forcément, tout le monde, même votre serviteur, avait déjà entendu ces quelques secondes de musique rock à la télé.

Mais ne nous méprenons pas, malgré sa relative montée en popularité ces derniers mois, The Strokes reste un groupe de rock, un vrai, et n’est pas encore près de tomber dans les travers de la musique grand public. En témoigne ce très bel album, « Room On Fire », qui devrait enfin apporter au groupe une reconnaissance méritée. Composé de onze titres concis, qui vont droit au but (rares sont ceux dépassant la barre des trois minutes), ce disque se veut la définition même du Rock. Efficace, mélodique, hargneux sont les trois adjectifs qui le décrive le mieux. Et ça tombe bien car ce sont également les trois maîtres-mots de la musique des Strokes.

Des titres comme « What Ever Happened ? », « Automatic Stop », « The End Has No End » (la musique de la pub, c’est celle-là !) font leur effet pratiquement dès la première écoute, et se pose comme les véritables hits de l’album (surtout le troisième nommé, d’ailleurs). Le travail mélodique a été très fouillé : il suffit d’écouter n’importe quel titre au hasard pour être tout de suite scotché par des parties de guitares vraiment accrocheuses, donnant un fil conducteur à chacun des morceaux, ainsi qu’une petite touche d’originalité à ceux-ci : « Reptilia », « Between Love & Hate », « 12:51 », … Le chant de Julian Casablancas, au timbre si particulier (il me rappelle Pasi Koskinen de l’Amorphis époque « Am Universum »), est rempli de hargne, témoignage du passé presque punk du groupe, au point d’en paraître même pratiquement éraillé sur certains morceaux (« You Talk Way Too Much », …). La rythmique, pourtant moins appuyée qu’auparavant est également très vivace, hargneuse, et apporte une pêche et une dynamique certaine à l’album.

De plus, la production est idéale par rapport à ce qu’on attend d’un groupe de rock. Ni trop propre, trop lisse, mais pas non plus complètement crade. Une production « granuleuse », c’est à dire avec juste ce qu’il faut de sale, de « garage », mais toujours parfaitement écoutable, avec des instruments très bien mis en avant (surtout la guitare et la batterie, les bases du rock !). Les solis de guitares sont rares (environ un morceau sur trois en contient un) mais sont relativement bien exécutés et viennent vraiment s’inscrire dans la continuité du morceau, contrairement à certains groupes dont on à l’impression d’avoir collé un solo là où il y avait un peu de place.

Bref, ce nouvel essai des Strokes est des plus réussis. A part peut-être « Meet Me In The Bathroom », aucun titre n’est à jeter. Mieux : ils sont tous vraiment bons, voire pratiquement excellents pour certains : « 12:51 », et « The End Has No End », mes deux préférés du disque. En tout cas, les Stones peuvent être rassurés, leur digne héritage n’est pas près de se perdre tant qu’il y aura des groupes comme les Strokes pour assurer la relève. Une vraie réussite !

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   JEREMY

 
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- Julian Casablancas (chant)
- Nick Valensi (guitares)
- Albert Hammond Jr. (guitares)
- Fab Moretti (batterie)
- Nikolaï Fraiture (basses)


1. What Ever Happened ?
2. Reptilia
3. Automatic Stop
4. 12:51
5. You Talk Way To Much
6. Between Love & Hate
7. Meet Me In The Bathroom
8. Under Control
9. The Way It Is
10. The End Has No End
11. I Can’t Win



             



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