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- Style : Garbage
- Membre : Leftfield
 

 Guide Shoegaze (183)

CURVE - Come Clean (1998)
Par VIVI le 1er Juin 2011          Consultée 1247 fois

En 10 ans de carrière, le duo anglais CURVE rentrera dans l’histoire de la musique rock alternative comme étant l’un des grands oubliés des années 90. Faut dire qu’ils n’ont pas vraiment eu de bol, GARBAGE piquera toutes leurs idées et leur trône avec… Pas de bol ? Non, avec cet album, sorti la même année que le Version 2.0 de leur concurrent number one, CURVE tombe de son piédestal et se fait doubler sur tous les plans par la formation de Butch Vig & consorts. Come Clean/Version 2.0 partagent de nombreux points communs : une production dense qui met en valeur les éléments électroniques, des basses importantes, un goût prononcé pour l’Indus et une énergie Rock caractéristique des 90’s.

Mais alors, pourquoi Come Clean n’a pas marché ? Et comment GARBAGE, qui a pillé tout leur répertoire, a pu les griller avec autant d’aisance tant artistiquement parlant (je parle juste pour ces deux albums, CURVE les surpasse largement pour le reste), que commercialement parlant ? C’est bien simple, GARBAGE a trouvé la formule magique : Version 2.0 a un song-writing bien plus accrocheur et redoutablement efficace ! Alors que Come Clean est un pet mouillé, qui commençait pourtant pas mal avec « Chinese Burn » (quasiment le seul titre rythmé de l’album !), mais qui s’enlise dans la lourdeur. Et c’est à cause de ce manque d’accroche, de ce petit plus qui aurait pu (dû ?) faire toute la différence que les anglais se retrouvent sur le carreau.

Quand on y regarde de plus près, Come Clean est plus terne que ses aînés et fait preuve d’une lourdeur assez usante. Plus porté sur l’Electro/Indus (le Shoegaze c’est bel et bien terminé) et plus sombre aussi (quasiment que du mid-tempo), il se recroqueville sur lui-même et n’arrive pas à proposer un seul instant marquant (peut-être « Chinese Burn » et « Recovery » à la rigueur). Bien que Toni Halliday soit toujours aussi sensuelle et que Dean Garcia propose toute une gamme de sons électro plutôt sympathique, Come Clean a une démarche contradictoire. S’il se veut moins accessible, il n’en demeure pas moins qu’il conserve ce désir d’efficacité (format chanson, beats accrocheurs etc…). Dans le fond, on aimerait vraiment l’aimer, mais il ne contient rien de marquant ou de foncièrement mauvais (quoique le titre « Come Clean »…) et ne s’assume absolument pas (faut choisir ce que vous voulez faire les cocos !). Les refrains restent statiques et les compositions sont désespérément ancrées les deux pieds dans le sol, alors qu’il aurait suffit que ça décolle un peu plus pour que l’alchimie fonctionne.

Come Clean est très frustrant tant la formation hésite entre deux eaux. Et finalement, ce manque d’accroche nuit grandement à l’unité et à la qualité de l’album. Car voilà, on a beau avoir tous les ingrédients en main, si le tour de main n’est pas le bon, le gâteau sera toujours raté. Et c’est comme ça qu’on en vient à se faire doubler par des ptits malins suiveurs qui ont trouvé le bon filon…

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   (2 chroniques)



- Dean Garcia (basss, guitare, batterie, programmation)
- Toni Halliday (chant)
- Sally Herbert (violon)
- Alan Moulder (guitare)
- Oskar Paul (clavier)
- Jason Welch (batterie)


1. Chinese Burn
2. Coming Up Roses
3. Something Familiar
4. Dog Bone
5. Alligators Getting Up
6. Dirty High
7. Killer Baby
8. Sweetback
9. Forgotten Sanity
10. Cotton Candy
11. Beyond Reach
12. Come Clean
13. Recovery



             



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