Recherche avancée       Liste groupes



      
POP-INDIE ROCK  |  STUDIO

L' auteur
Acheter Cet Album
 

 

- Style : Miles Kane
- Membre : The Last Shadow Puppets

ARCTIC MONKEYS - Suck It And See (2011)
Par TOMTOM le 22 Septembre 2011          Consultée 1806 fois

Il ya deux ans, la planète s’était prise Humbug dans les esgourdes. Révélation pour certains, catastrophe pour beaucoup d’autres, Arctic Monkeys deuxième époque déboulait dans les bacs. Et alors que Josh HOMME (producteur-gourou sur l’album) donnait au son des quatre de Sheffield une dose de mystère bienvenue, Alex TURNER s’affirmait en songwriter mature et résolument talentueux.
Eté 2011, les bougres remettent le couvert.

Certes, Josh HOMME n’est plus là. Mais les Arctic Monkeys ont retenu la leçon : même son limpide, délicat et parfaitement produit (James Ford, producteur ici sur Suck It And See, était déjà de la précédente partie), même concept sans single fédérateur ou chanson facile, le tout livré dans un packaging osé, quelque part entre le White Album et le premier Velvet avec « La Mort » des Monty Pythons en pochette intérieure. Et puis Suck It And See ne se range pas pareil sur l’étagère à CD. Se faire remarquer, donc.

Une chose est sûre : il y a quelque chose de Ray DAVIES dans la perfection pop atteinte par le groupe. L’écoute de « Piledriver Waltz », « Black Treacle » ou « Reckless Serenade » nous en convaincra aisément : Alex TURNER, indécent de facilité dans sa plume et son timbre, pose sa voix sur des mélodies ciselées comme des diamants et jouées par un groupe lui aussi irradiant de maîtrise et balançant la ballade éponyme ultime huit minutes avant la fin. Les guitares claquent, sonnent dans les aigus comme personne, même si on se prend à reconnaître des pièces héritées d’Oasis (le refrain de « Black Treacle ») ou de U2… British quoi.
Cet immense travail d’écriture et de composition se retrouve aussi dans les titres plus couillus et tout autant jouissifs que sont l’inquiétant (pas pour son titre) et distordu « Don’t Sit Down ‘Cause I’ve Moved Your Chair » ou le garage « Brick By Brick » chanté par le batteur Matt Helders. On croise aussi l’ultime hommage à Josh HOMME dans les accents stoner que prennent « Library Pictures » et sa dantesque intro à la basse ou « All My Own Stunts ». Du un peu plus violent ici, mais toujours avec classe et, surtout, avec nonchalance. N’est ce pas le plus important ?

Les Arctic Monkeys se sont donc trouvés et ne sont pas prêts de nous lâcher. Suck It And See (qui aurait pu s’appeler « The Sky Valley Preservation Society ») n’est que le début d’une grande et belle aventure musicale qui ne cessera de nous étonner. Seul souhait pour la suite : un tantinet plus d’imagination, histoire de ne pas avoir l’impression d’entendre toujours la même intro (« The Hellcat Spangled Shalalala » et « Love is a Laserquest »), la même giclée de guitare au même moment ou les mêmes intonations de voix, même si ça reste toujours moins répétitif que d’écouter la radio par les temps qui courent.

A lire aussi en POP :


Murray HEAD
Voices (1981)
Pop de luxe




PHANTOGRAM
Three (2016)
“It's better to burn out than to fade away”.


Marquez et partagez





 
   TOMTOM

 
  N/A



- Alex Turner (chant, guitare, orgue)
- Jamie Cook (guitare)
- Nick O'malley (basse)
- Matt Helders (batterie)


1. She's Thunderstorms
2. Black Treacle
3. Brick By Brick
4. The Hellcat Spangled Shalalala
5. Don’t Sit Down ‘cause I’ve Moved Your Chair
6. Library Pictures
7. All My Own Stunts
8. Reckless Serenade
9. Piledriver Waltz
10. Love Is A Laserquest
11. Suck It And See
12. That’s Where You’re Wrong



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod