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EAGLES OF DEATH METAL - I Love You All The Time - Live At The Olympia In Paris (2017)
Par TOMTOM le 14 Août 2017          Consultée 949 fois

« Bizarrement, l’info est passé inaperçue. »

Wah, la honte. Tu fais le malin avec ton accroche où tu parles de suicide de masse et deux semaines plus tard, 89 personnes se font massacrer au Bataclan. Sans oublier les autres, abattus en pleine rue, un vendredi soir.

Je ne connais personne qui était au Bataclan ce soir-là. Sauf Jesse, bien sûr. Je le suis depuis un moment ce gars-là, et je l’aime bien. Le bonhomme a une moustache, il est de droite, il aime Dieu et sa maman. Ses conneries sur les armes et le service de sécurité étaient sinon prévisibles, du moins très faciles à provoquer. Pendant dix ans, Jesse HUGHES a vécu le rock ’n roll avec tout ce que cela sous-entend d’arrogance, de mégalomanie et de « motherfucker ». La politique c’est pas rock ’n roll, les attentats non plus.

Le 13 novembre, Jesse HUGHES a vu son public se faire flinguer. Un carnage. Les morts, les blessés, 65 millions de Français traumatisés. Les EAGLES OF DEATH METAL, en état de choc, sont rentrés direct aux Etats-Unis. Puis il y a eu le concert avec U2. Retour à Paris. Et enfin l’Olympia, le 16 février 2016. « Finir le foutu concert », avec les survivants qui en auront la force.

HBO a tourné un film sur cette période, la préparation du concert de l’Olympia. Jesse est le seul qui pleure face caméra quand il repense à la soirée du 13 novembre. La notion de responsabilité revient régulièrement dans son discours, responsabilité vis-à-vis de son public, responsabilité vis-à-vis de ses fans. Autre fait marquant : Josh HOMME a suivi toute l’affaire. C’est lui que Jesse appelle dans le taxi qui l’emmène loin de l’enfer. Depuis le collège, l’Elvis roux est là quand ça va mal. Lui aussi va se pointer à l’Olympia pour finir le foutu concert. C’était la seule chose à faire.

Les EAGLES OF DEATH METAL pourraient jouer à des funérailles qu’ils balanceraient quand même leur boogie-thrash comme s’ils étaient devant leur bande de potes. Mais là aussi, il y avait une chose à faire : un moment de silence pendant le titre d’ouverture, « I Only Want You ». On a coupé au montage le mec qui crie « à poil » et les autres qui crient « ta gueule », parce que faut pas déconner. Sur scène, Jesse est nerveux. Il foire l’intro de « Don’t Speak », sa voix est abîmée. Ca va durer jusqu’à la fin de « So Easy », jusqu’au moment que tout le monde attendait : « I Love you motherfuckers so much, you have no FUCKING idea ! » Ca va mieux en le disant.

Boogie-thrash, donc. En quatre albums, les EODM se sont construits un set de guerriers de la route. Les classiques sont là : « Don’t Speak (I Came To Make A BANG )», le déjà culte « Complexity », « Cherry Cola » et « Wannabe In L.A. » en version saccagée. Le dantesque « I Wan’t You So Hard (Boy’s Bad News) » est placé stratégiquement en avant-dernier, ultime cavalcade avant les duels de solo de « Speaking In Tongues ». Notons également que « The Reverend » sonne bien mieux en live et que renommer la chanson de STEALER WHEELS « Stuck In The Metal » était une bien bonne idée. « Coincé dans le métal avec toi », ouais.

La grande affaire du concert, ce sont les chœurs. Comme Josh HOMME n’a pas grand chose à faire à la batterie (qu’il partage avec Julian DORIO, qui était là au Bataclan), il en fait des tonnes avec Matt MCJUNKINS (basse). Sur « I Like To Move In The Night », on touche au sublime. A la Flying V, Dave CATCHING est impérial tout du long. Sa barbe est aussi culte que la moustache de Jesse. Il est la charpente du groupe, le gars qui va permettre à son patron de faire n’importe quoi. Car contrairement à Jesse HUGHES, CATCHING ne rate AUCUN solo.

Logiquement, ce double-disque est dédié aux victimes des attentats du 13 novembre et à « toutes les victimes du terrorisme partout sur la planète ». Trois chansons ici leur sont directement dédiées : « I Love You All The Time », dont la campagne de reprises a servi à financer l’aide aux victimes, « Save A Prayer » la reprise de DURAN DURAN, et « Secret Plans », dédié à Nick « motherfucker » ALEXANDER, qui vendait les t-shirts du groupe à l’entrée du Bataclan.

A priori, I Love You All Time aurait pu tenir sur un seul disque. Par choix (?), les passages entre les titres n’ont pas été coupés. Dans la salle, c’est applaudissements-à-s’en-ratatiner-les-paumes. Trente secondes, parfois une minute avant qu’arrive la prochaine intro de batterie. Tous assistent à un foutu concert de rock ’n roll et en redemandent. Josh fume sur scène et Jesse fracasse une guitare. Les gars ont fait le job, la seule chose qu’il y avait à faire.

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   TOMTOM

 
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- Jesse Hughes (chant, guitare)
- Josh Homme (batterie)
- Matt Mcjunkins (basse)
- Julian Dorio (batterie)
- David Catching (guitare)
- Eden Gallindo (guitare)
- Tuesday Cross (claviers)


1. Disc 1
2. I Only Want You
3. Don’t Speak (i Came To Make A Bang!)
4. So Easy
5. Complexity
6. Whorehoppin’ (shit,goddamn)
7. I Love You All The Time
8. Cherry Cola
9. The Reverend
10. Got A Woman
11. I Got A Feelin’ (just Nineteen)
12. Stuck In The Metal

1. Disc 2
2. Miss Alissa
3. I Like To Move In The Night
4. Secret Plans
5. Wannabe In L.a.
6. Bag O’ Miracles
7. Save A Prayer
8. I Want You So Hard (boy’s Bad News)
9. Speaking In Tongues



             



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