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DEATH IN JUNE - Burial (1984)
Par SUNTORY TIME le 20 Juillet 2012          Consultée 1032 fois

DEATH IN JUNE continue dans sa lancée après un The Guilty Have No Pride particulièrement détonnant. Le second essai, Burial, vient cependant apporter quelques éléments nouveaux à la musique du groupe.

Burial est un album un peu spécial dans la discographie de DIJ car il est hybride. Sur le Vinyle originel, la face A comportait de nouveaux enregistrements studios, tandis que la face B comportait des prises live.

C’est évidemment les 5 premiers titres, la Face A, qui ont le plus d’intérêt. D’ailleurs Burial s’ouvre par le meilleur titre. Non seulement le meilleur, mais aussi celui qui aura une grande importance pour l’évolution du groupe ainsi que pour tout un courant musical à venir. « Death of the West », c’est du Néo-Folk avant l’heure. Tout y est : la guitare acoustique aux accords simples et efficaces, la rythmique à grands coups de tambours, le chant de Tony Wakeford, lancinant mais tout en puissance, et le thème : la décadence de l’Occident. En seulement 2 minutes et quelques, le Néo-Folk est en gestation, même s’il lui faudra encore quelques années pour réellement se concrétiser.

Les 4 autres titres sont dans la veine de l’album précédent, avec davantage de claviers qui les rapprochent de la New Wave, ce qui sera encore plus marquant sur les albums suivants. L’influence de Joy Division est encore très présente sur « Fields » ou sur « Nirvana », qui n’est autre qu’une reprise de « All Alone in Her Nirvana » sur The Guilty (…). Cette version est beaucoup plus basée sur la batterie et le chant qui donne au morceau un aspect beaucoup plus expérimental. On retrouve cependant la sirène mi-humaine mi-machine qui s’impose tout le long du titre. « Son of Europe » et « Black Radio » reprennent les cuivres présents sur « State Laughter », avec déjà ce côté militaire des airs de trompettes sur « Son of Europe », en plus de ce tambour martial et menaçant. « Black Radio » est un titre épique de 6 minutes, ou les trompettes semblent appeler la cavalerie à foncer sur un champ de bataille. Bandes-son inversées, rythmique froide et guitares électriques s’en donnent à cœur joie sur cette Radio Noire des plus foutraques.

Après, passons à la Face B, enregistrée le 6 Octobre 1983, au Clarendon Hotel, à Londres.
Autant le dire d’entrée, elle ne présente qu’un intérêt limité, car le son est particulièrement pourri. Et c’est bien dommage, car les nombreuses expérimentations sonores, les samples et autres effets de climat auraient pu être vraiment bon, en particulier l’intro sombre au possible de « Till the Living Flesh is Burned ». Mais là, nous avons affaire à une bouillie cacophonique désagréable. Les voies se superposent, ça chante horriblement faux, et en plus les effets d’échos empirent les choses. On se croirait en présence d’un mauvais enregistrement pirate... Peut-être que le concert lui-même était de grande qualité. Mais le seul témoignage que l’on peut en avoir ne joue pas en sa faveur. C’est frustrant, car le groupe a de l’énergie à revendre à cette époque. Mais pour des versions live des débuts de DEATH IN JUNE, mieux vaut jeter son dévolu sur l’album Oh How We Laughed !

Burial est donc au final un album moyen. Mais la présence de « Death of the West » lui permet d’échapper aux oubliettes de l’Histoire. Les autres titres studios ne sont pas mal, mais pas non plus exceptionnels. Quant à la partie live, je crois en avoir assez dit… Mais si Burial a aussi une place particulière dans l’Hitoire de DEATH IN JUNE, c’est qu’il s’agit du dernier album avec le Line-Up originel. En effet, Tony Wakeford va bientôt être débarqué. Mais ça, je vous le raconterai au prochain épisode des aventures de la Mort en Juin…

Titre indispensable : « Death of the West »

Note réelle: 2,5 / 5

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   SUNTORY TIME

 
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- Patrick Leagas (chants, claviers, batterie)
- Tony Wakeford (chants, guitares, claviers)
- Douglas Pearce (chants, basse, rythmique)


- burial – Studio
1. Death Of The West
2. Fields
3. Nirvana
4. Son Of Europe
5. Black Radio
- burial – Live London 6.x.83
6. Till The Living Flesh Is Burned
7. All Alone In Her Nirvana
8. Fields
9. We Drive East
10. Heaven Street



             



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