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HENRY'S FUNERAL SHOE - Donkey Jacket (2011)
Par JOVIAL le 12 Mars 2012          Consultée 744 fois

HENRY’S FUNERAL SHOE m’avait fait forte impression avec son premier disque en 2009. Certes, si Everything’s For Sale ne révolutionnait en rien le blues-rock, il n’en demeurait pas moins très efficace, hargneux et accrocheur, tandis ce que, chose plus rare de nos jours, le duo gallois parvenait à imposer son propre style dans un subtil mélange d’influences diverses et variées, que je vous laisse le soin d’aller relire. Par rapport à Donkey Jacket en revanche, j’avais dès le départ un a priori négatif, sans aucun doute dû au syndrome du second album, qui se déclare très souvent chez moi lorsque la première offrande s’était avérée divine. Et pour une fois, mon instinct ne m’avait pas tout à fait trompé.

Donkey Jacket, c’est avant tout un disque beaucoup plus bluesy que son prédécesseur. Ce n’est pas foncièrement pour me déplaire, même si je ne suis pas forcément un grand fanatique du genre, mais force est de constater qu’immédiatement HENRY’S FUNERAL SHOE se révèle beaucoup moins créatif. En voulant nous proposer une version plus moderne et plus pêchue du son d’un ZZ Top, d’un Allman Brothers Band et d’une bonne partie des cadors du blues-rock des années 70, les frères Clifford se mangent un peu le mur. Mettez-vous cet album, écoutez-le sérieusement et venez me dire après ce je vous venez d’entendre. Oui hein, vous avez compris où je voulais en venir : Donkey Jacket dans sa très grande majorité joue dans la redite de grands classiques. Les mélodies sont mille fois entendues, les compositions sont beaucoup moins audacieuses et par-dessus tout, nos deux Gallois ont baissé la garde. Là où auparavant ces derniers auraient pu sans hésiter nous rentrer dans le lard, ils ont désormais ralenti le tempo, calmé le jeu, finies les conneries. Citons en particulier « Bottom To Top », très blues voire country et étrangement assez rétro, la bien plate « Heart On Fire », décevante, et surtout l’infâmement niaise « Across The Sky », à rapprocher des Beatles, qui ne trouvent à aucun moment leur place dans l’univers plus frontale d’HENRY’S FUNERAL SHOE. La seule tentative vraiment réussie dans ce même style demeure ici l’excellente « Mission & Maintenance », ponctuée d’un harmonica plus que jouissif, œuvre du guest John Ned Edwards, vieux camarade de Van Morrison, intervenant également et encore plus efficacement sur le hard-boogie d‘« Anvil & Chains ». 

Néanmoins, n’allez pas croire que Donkey Jacket reste entièrement à jeter. Bien au contraire, il dispose de ses quelques grands moments, lorsque notre duo lâche les chiens et se rapproche finalement, il fallait s’y attendre, des compositions du premier album. Les morceaux suivent souvent le même schéma, entamant par un riff brut et méchamment groovy, volontairement alourdi pour mieux nous péter à la gueule quelques instants plus tard, à l’instar de « Be Your Own Invention » et de « Dog Scratched Ear ». Plus loin, porté par le chant gueulard d‘Aled, c’est le refrain de « Love Is A Fever » qui ne nous lâche bientôt plus, au cours d’un chanson plus qu’entraînante, magnifiée par un très bon solo en fin de partie. Plus originale, « The Walking Crawl » reste quant à elle assez étonnante, avec son rythme hip-hop ralenti et son riff en boucle languissant, que je considère tout simplement comme un des meilleurs moments du disque. « Gimme Back My Morphine » en revanche, plutôt lourdingue dans ses couplets, conclut dans la déception.

Assez classique mais assez efficace, Donkey Jacket est le cas typique de l’album chiant à commenter parce que je n’arriverai jamais à savoir quel démon écouter. Le petit rouge qui nous fait taper des mains ? Ou le petit blanc qui nous dit que l’on peut trouver la même chose chez le voisin ? Je n’en sais rien, mais toutefois, il s’avère que cette seconde galette demeure globalement plus faible que la première, bien que, vraiment, « Be Your Own Invention », « Dog Scratched Ear » et « The Walking Crawl » nous filent peut-être plus de patate.

3/5

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- Aled Clifford (chant/guitares)
- Brennig Clifford (batterie)
- Guests :
- John Edwards (guitare/harmonica)
- Pete Hurley (basse)
- Justin Beynon (piano)


1. Be Your Own Invention
2. Love Is A Fever
3. Bottom To Top
4. Anvil & Chains
5. Dog Scratched Ear
6. Mission & Maintenance
7. The Walking Crawl
8. Heart On Fire
9. Gimme Back My Morphine
10. Across The Sky



             



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