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Roberta FLACK - Let It Be Roberta : Roberta Flack Sings The Beatles (2012)
Par MANIAC BLUES le 23 Mai 2012          Consultée 1149 fois

Qu’est ce que Roberta Flack ne ferait pas pour attirer l’attention des médias ? Entre ses déclarations dans la presse pour déclamer ses envies de chanter avec Lady Gaga, et un album de reprises des Beatles, son opération séduction se solde finalement par un échec. Ce n’est pas en en faisant de beaux yeux à la dernière chanteuse à la mode et en mettant son grain de sel dans le répertoire du groupe de pop le plus célèbre qu’elle arrivera à ses fins. Les ficelles sont trop grosses.

Cette superbe chanteuse touchée par la grâce dans les années soixante et soixante-dix fait donc un retour un brin pathétique en 2012 après des années de silence. A soixante-quinze ans, elle a malheureusement tout perdu : la popularité, le succès et surtout, sa voix. C’est triste à dire, mais Roberta Flack chante comme une casserole sur ce disque. Qu’elle veuille rendre hommage aux Beatles est en soi une démarche fort louable, mais à haut risque. Si elle avait fait ce disque quarante ans plus tôt, en pleine possession de ses moyens, le résultat aurait sans doute été probant. Là, le fiasco est assuré. Elle tente de chanter comme une jeune, sa performance vocale ayant à coup sûr été retouchée par divers logiciels. Terriblement artificiel et superficiel, le résultat est d’un mauvais-goût certain.

Par rapport à la voix de crécelle de Roberta Flack, les arrangements passent presque pour réussis, notamment sur « Hey Jude », « Oh Darling » et « Come Together ». Malheureusement, bien trop souvent, la batterie en toc rivalise avec des chœurs qui ajoutent cette touche pop-soul guimauve assez détestable. Sans surprise, Roberta Flack dépouille les chansons de leur essence originelle en lorgnant davantage vers la soul, ou plutôt vers le R’n’B contemporain de bas étage, qui transparaît à travers une rythmique en carton pâte. Autant dire, que pour un hommage, c’est franchement raté, tant l’esprit des Beatles est pulvérisé à coup de bazooka. Un des exemples les plus spectaculaires de ce massacre est la nouvelle version effrayante de « And I Love Him », version féminine de « And I Love Her ».

Parmi ces ruines surgit dans un ultime sursaut d’orgueil la vraie Roberta en non pas son triste fantôme, sur le final « Here, There and Everywhere ». On reconnaît enfin sa superbe voix, accompagnée ici par une section rythmique jazzy et un piano passionné. Bouleversante, cette version live est l’unique preuve sur cet album du véritable talent de la grande Roberta.

Malheureusement, cette dernière chanson ne suffit pas à sauver un disque dans l’ensemble d’une platitude exécrable. Roberta Flack ne nous fait plus vibrer comme au temps de First Take et Chapter Two. Purement anecdotique, ce disque est condamné à sombrer dans les oubliettes réservées aux mauvais albums de reprise des Beatles.

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1. In My Life
2. Hey Jude
3. We Can Work It Out
4. Let It Be
5. Oh Darling
6. I Should Have Known Better
7. The Long & Winding Road
8. Come Together
9. Isn't It A Pity
10. If I Fell
11. And I Love Him
12. Here, There And Everywhere



             



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