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The HIVES - Lex Hives (2012)
Par BAAZBAAZ le 18 Juin 2012          Consultée 1725 fois

Une minute et huit secondes. C’est le temps que dure la monstrueuse « Come On » au début de ce disque. Une déflagration hystérique dont la brusque montée en puissance est d’une efficacité prodigieuse. Cette chanson est la quintessence absolue de ce qu’un groupe comme THE HIVES sait faire de mieux : déployer une énergie phénoménale, électriser son auditoire sans jamais perdre de vue que la règle fondamentale du rock, la seule, la vraie, est la capacité à faire le maximum de bruit en un minimum de temps. Et le contrat est rempli sur ce Lex Hives volcanique qui reprend les choses là où les terrifiants THE SONICS ou THE SEEDS les ont laissées il y a déjà longtemps.

Autant dire qu’on est très loin des expérimentations hip-hop de The Black and White Album qui, sous l’influence de producteurs hype comme Pharrell William (membre par ailleurs des excellents N.E.R.D.), avaient vu le groupe calmer quelque peu sa frénésie habituelle. Ici, il s’agit de faire mal, très mal : production minimaliste et brouillonne, guitares abrasives faisant couler l’acide, voix nasillarde parfois à la limite du supplice… THE HIVES sait que notre plaisir est dans la douleur et revient à ses premiers amours, ce garage/punk qui a fait autrefois sa réputation.

La première salve est absolument dévastatrice. De « Go Right Ahead » (inspiré du riff de « Don't Bring Me Down » d’ELO) à « I Want More », version déglinguée du « I Love Rock 'n' Roll » de JOAN JETT, le groupe fait trembler les murs sans pause ni temps mort. Sans compter les deux hymnes jubilatoires que sont « Wait a Minute » – ultra-fun et entraînant – et le brutal « Patrolling Day », au refrain puissant et bas du front, à brailler en tapant en rythme sa choppe de bière sur la table. Dire qu’on ressort épuisé de ce démarrage en fanfare est un euphémisme.

La suite permet de reprendre un peu ses esprits, surtout avec « Without Money », un rock lent (un peu bâclé) qui tranche avec le style habituel de THE HIVES. Mais très vite les hostilités reprennent, et bien que la furie incessante puisse paraître à la longue un peu forcée (« These Spectacles Reveal the Nostalgics » et « If I Had a Cent »), Lex Hives se clôt sur une note glam savoureuse avec « Midnight Shifter ». L’album est court – une demi-heure, la durée parfaite – et renoue en cela avec la concision sauvage de Veni Vidi Vicious. Et lorsqu’on arrive au bout, on se dit que ce disque est sans doute l’un des meilleurs du groupe.

Une question subsiste : tournent-t-ils en rond ? C'est ce que pourrait laisser penser ce retour aux sources. Fidèles à leur code vestimentaire (ils s’habillent systématiquement en noir et blanc) qui renoue avec la classe des groupes garage originels – à l’image de THE MUSIC MACHINE –, les HIVES peuvent donner l’impression de surexploiter leur propre formule jusqu’à l’auto-parodie. Mais une telle critique n’a aucun sens. Depuis plus de dix ans, ils font ce qu’ils savent faire de mieux et il serait vain de leur demander plus. La rage au ventre, des mélodies imparables et une énergie inouïe. Parfois en une minute et huit petites secondes à peine.

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- Howlin' Pelle Almqvist (chant)
- Nicholaus Arson (guitare)
- Vigilante Carlstroem (guitare rythmique)
- Dr. Matt Destruction (basse)
- Chris Dangerous (batterie)


1. Come On !
2. Go Right Ahead
3. 1000 Answers
4. I Want More
5. Wait A Minute
6. Patrolling Days
7. Take Back The Toys
8. Without The Money
9. These Spectacles Reveal The Nostalgics
10. My Time Is Coming
11. If I Had A Cent
12. Midnight Shifter



             



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