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MARINA AND THE DIAMONDS - Electra Heart (2012)
Par MOONDREAMER le 28 Septembre 2012          Consultée 1143 fois

Certains l’appellent la « Lady Gaga indie », Marina DIAMANDIS, alias Marina And The Diamonds, est une de ces artistes d’outre-manche, dont le succès n’est jamais parvenu à quitter de façon retentissante les frontières de la Grande-Bretagne. Electra Heart, son deuxième album, fut accueilli cet été de façon très mitigée par la presse. Et pourtant…

Ecoutez cet album distraitement, d’une oreille, sans vraiment prêter attention aux paroles, et vous conclurez avoir écouté une chanteuse oubliable, à mi-chemin entre Lana DEL REY et Katy PERRY. Mais plongez plus profondément dans Electra Heart, et vous constaterez que c’est plus à un croisement entre Imogen HEAP et Lily ALLEN qu’on a affaire. « Quelle différence ? » me rétorquerez-vous. La démarche musicale, le placement de la voix et des émotions pour la première. L’intelligence des paroles et cet enrobage sucré masquant l’amertume du message pour la seconde.

À l’image de Quadrophenia des Who – même si on est musicalement à des lieues de l’œuvre sous-estimée des britanniques – DIAMANDIS explore 4 « archétypes » de personnalité pour Electra Heart, l’héroïne de l’album incarnée par la chanteuse : la femme au foyer (housewife), la reine de beauté (beauty queen), la briseuse de couple (homewrecker), et l'adolescente futile (teen idle) qui s’expriment tour à tour dans chacun des morceaux de l’album.

Une maigre excuse pour abandonner le jeu de voix si unique du premier album, empli de relief et presque surjoué, qui laisse place à une voix plus monotone, flirtant régulièrement avec les aiguës ? Un simple prétexte pour se teindre les cheveux en blond, se maquiller à outrance et imiter le style rétro d’une Lana DEL REY ? Une occasion de s’ouvrir à un plus grand public en s’entourant des plus grands producteurs mainstream du moment (Greg KURSTIN, Liam LOWE, DR. LUKE,…) ? Peut être.

Mais le résultat reste au final une œuvre ambitieuse qui, bien qu’elle pêche par sa volonté d’atteindre un son trop propre - au risque de paraître lisse et convenue -, aboutit à un ensemble cohérent et décalé. Un album qui mérite qu’on écoute et réécoute chaque morceau attentivement pour bien saisir le message de Marina : à trop rechercher la gloire et la célébrité, on risque de n’obtenir que vacuité et impersonnalité. Un message qui n’est pas sans rappeler dans un passé assez proche le « Fame Monster » d’une certaine Lady Gaga…

Musicalement parlant, malgré quelques morceaux plus faibles que d’autres (« Homewrecker », « Bubblegum Bitch »), Electra Heart se caractérise par sa grande homogénéité, un son électro pop dont on sent qu’il a été conçu pour les ondes radio grand public, ce qui n’empêche pas une certaine recherche dans les arrangements et l’instrumentation de chaque morceau.

On citera notamment « Primadonna » qui a le mérite d’être très radio-friendly et entraînant, grâce à ses beats dance sans pour autant adopter une structure couplet/refrain classique des morceaux de ce genre. Et puis DIAMANDIS joue la superficialité et l’exagération avec une élégance incroyable (« I know I've got a big ego, I really don't know why it's such a big deal, though »). Mais c’est vraiment sur les morceaux mid-tempo que Marina excelle comme le prouvent la puissance désabusée de « Starring Role », le refrain éthéré de « Valley Of The Dolls » ou l’emphase théâtrale de « State Of Dreaming ».

Au final, même si la jeune chanteuse ne parvient pas à convaincre totalement, écrasée par la grandeur du concept qu’elle cherchait à développer, Electra Heart reste un album de talent qui n’a pas reçu l’accueil qu’il méritait. Et loin de s’être vendue au public mainstream, public qu’elle a d’ailleurs toujours cherché à toucher, Marina And The Diamonds est parvenue à exacerber toutes les caractéristiques de la pop radio pour les transcender dans une œuvre bien plus provocante qu’il n’y paraît.

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- Marina Diamandis (voix, piano)
- Lambrini Kaklamani (chœurs)
- Rick Nowels (claviers, guitare, piano)
- Greg Kurstin (claviers, piano, basse, guitare)
- Devrim Karaoðlu (percussions, claviers, cordes frottées, basse)
- Dan Chase (claviers, basse, percussions)
- Dean Reid (basse, percussions, claviers, guitare)
- Rusty Anderson (guitare, bouzouki)
- Tim Pierce (guitare)
- Matt Chamberlain (batterie)


1. Bubblegum Bitch
2. Primadonna
3. Lies
4. Homewrecker
5. Starring Role
6. The State Of Dreaming
7. Power & Control
8. Living Dead
9. Teen Idle
10. Valley Of The Dolls
11. Hypocrates
12. Fear And Loathing



             



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