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Tony IOMMI - The 1996 Dep Sessions (2004)
Par RED ONE le 5 Février 2013          Consultée 1558 fois

Les projets solo de Tony Iommi ont toujours été, c'est bien connu, contrariés par divers évènements qui l'ont toujours empêché de faire réellement ce qu'il voulait. En l’occurrence, ce second album solo du guitariste de BLACK SABBATH, sorti 4 ans après le mitigé Iommi (2000), n'échappe pas à la règle et est également le fruit d'un processus complexe qui a mis près de 8 années à se concrétiser. Vous l'aurez facilement compris au titre : bien que publié en 2004, cet album a en réalité été enregistré en 1996. Petit retour en arrière pour expliquer tout ça ...

En 1996, Tony Iommi met une seconde fois BLACK SABBATH en pause afin d'enregistrer enfin un album qui soit publié sous son seul nom. Le dernier album en date du groupe de Birmingham, Forbidden (1995), n'a pas été du tout un succès et a suscité plus de railleries que de critiques positives dans la presse spécialisée. Tony Iommi a donc besoin de réfléchir un peu et d'aller voir ailleurs si l'air n'y est pas plus frais. Une rumeur annonça un temps Rob Halford (JUDAS PRIEST) comme vocaliste du futur album solo de Tony, mais à la surprise générale, c'est finalement Glenn Hughes qui sera choisi, et qui assurera également la basse par la même occasion. Bigre, Glenn Hughes qui retravaille avec Tony Iommi, en voilà une nouvelle ! Et pour cause, Tony Iommi et Glenn Hughes ne s'étaient pas reparlé depuis que Glenn avait été brutalement viré de BLACK SABBATH en 1986, à la suite d'un comportement inacceptable au début de la tournée Seventh Star.

Les autres contributeurs originels de cet album ne sont pas non plus des inconnus : à la batterie, Dave Holland, ancien batteur de JUDAS PRIEST mais également ancien batteur du premier groupe de Glenn Hughes, TRAPEZE. Aux claviers, d'autres têtes célèbres, liées à l'histoire de BLACK SABBATH : Don Airey (claviériste sur Never Say Die en 1978) et Geoff Nicholls (claviériste de BLACK SABBATH de 1980 à 2001) ... Ces chansons sont donc le fruit d'un groupe de studio cohérent, réduit à quelques musiciens seulement, ce qui ne sera pas le cas de l'album éponyme de l'an 2000.

Mais pourquoi donc alors cet album n'est-il pas sorti peu de temps après avoir été enregistré ? Eh bien pour la simple et bonne raison qu'entre temps, sous l'influence de diverses personnes, Tony Iommi décida de revoir sa copie et initia de nouvelles sessions d'enregistrements avec différents vocalistes de renom mais d'une génération plus jeune. Tout ce nouveau travail débouchera bien évidemment sur la parution de l'album Iommi en l'an 2000. Parallèlement, le line-up original de BLACK SABBATH se reforme en 1997 et Iommi n'a alors plus énormément de temps pour achever l'album qu'il vient d'enregistrer avec Glenn Hughes. Toutefois, des petits malins auront accès aux démos issues de ces sessions et une version bootleg de l'album, baptisée Eight Star (très original), circulera sous le manteau à partir de 1999. Néanmoins, le bootleg Eight Star et la version finale sortie en 2004 sont des disques relativement différents l'un de l'autre. Et pour cause : les pistes de batterie de Dave Holland, reconnu coupable en 2004 d'agression sexuelle sur mineur, ont été purement et simplement supprimées de la version finale de l'album, pour être finalement ré-enregistrées par le batteur de session Jimmy Copley.

Malgré tous ces évènements, il est quand même heureux que cet album soit sorti après l'album éponyme de l'an 2000 : retravaillées, remixées, voir même carrément ré-enregistrées en ce qui concerne la batterie, les DEP Sessions sonnent éminemment plus abouties que l'album Iommi, trop éparpillé en termes de production. Les titres sont ici plus carrés, et le chant de Glenn Hughes unifie l'album, lui apportant une véritable cohérence, digne d'un album classique du Sabb'. Puisqu'on en parle, le son BLACK SABBATH est ici toujours présent, et sur de nombreux titres, Iommi introduit des thèmes doom qui n'auraient pas démérité sur un album du groupe, en témoignent "Fine" (qu'on jurerait tirée de Vol.4), ou bien encore "Time Is The Healer" (un titre doom épique dans la veine des anciennes oeuvres de CANDLEMASS). Les solos de Tony Iommi commencent d'ailleurs à ressembler à ce que le guitariste réalisera sur The Devil You Know en 2009, et certains motifs des deux albums se ressemblent étrangement.

Les influences bluesy de Tony Iommi, musicien issu de la scène british blues des années 1960, sont éminemment présentes sur ce disque (comme par exemple sur "Don't You Tell Me"). Mais Tony arrive quand même à nous proposer des choses un peu différentes de son travail avec BLACK SABBATH : en témoigne un titre tel que "Don't Drag The River", titre mélangeant des arrangements pop rock très réussis et des passages heavy typiques du guitariste britannique. La voix de Glenn Hughes semble de plus parfaitement adaptée aux oeuvres solo du moustachu, et l'osmose entre les deux musiciens semble ici largement plus réussie que sur Seventh Star.

The 1996 DEP Sessions est donc au final un très bon album solo de Tony Iommi. La perfection n'est pas encore atteinte, d'une fait d'une production quand même assez sèche (n'oublions pas qu'il s'agit avant tout de démos retravaillées) et d'une durée quand même assez courte (seulement 8 titres pour moins de 40 minutes). Mais on en est pas loin, de la perfection : car devant l'enthousiasme suscitée par la publication des DEP Sessions, Tony Iommi et Glenn Hughes retourneront en studio en 2005 et accoucheront du magnifique album Fused, qui reprendra sensiblement la même recette mais de façon largement plus aboutie.

Note réelle : 3,5/5.

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- Tony Iommi (guitares)
- Glenn Hughes (chant, basse)
- Geoff Nicholls (claviers)
- Don Airey (claviers)
- Mike Exeter (claviers)
- Jimmy Copley (batterie 2004)
- +
- Dave Holland (batterie 1996)


1. Gone
2. From Another World
3. Don't You Tell Me
4. Don't Drag The River
5. Fine
6. Time Is The Healer
7. I'm Not The Same Man
8. It Falls Through Me



             



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