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TRANCE PSYCHEDELIQUE  |  STUDIO

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- Style : Juno Reactor, Infected Mushroom, Laughing Buddha

KOXBOX - The Great Unknown (2000)
Par CHIPSTOUILLE le 22 Décembre 2013          Consultée 676 fois

Je ne sais pas à quoi ressemble votre discothèque, l’endroit où vous rangez vos CD, mais chez moi c’est quelque chose de relativement bien rangé (contrairement au reste). Bibliothèque Billy Ikea en bois-toc, pas idéale à l’origine pour cet objectif, mais quelques rachats d’étagères, une perceuse, de bonnes mesures et vous avez le meuble parfait pour y ranger quantité de CD. Au total, le meuble peut être reconstruit pour 10 étages. Selon la largeur que vous choisirez (40, 60 ou 80cm), vous y rangerez un certain nombre de CD. Chez moi les 6 étages du haut sont consacrés au métal, tranches majoritairement noires, trône au milieu un magnifique trident de feu grâce aux remasters de JUDAS PRIEST, j’en serais presque fier. Les deux étages suivants sont dédiés au rock, à la pop, au folk et tous les machins qu’écoute le commun des mortels, les tranches sont plus variées, majoritairement blanches ou noires, avec quelques traits de couleurs ternes, ça passe. Les 2 suivants (et une bonne demie que je ne sais plus où ranger) c’est le classique. Là on se trouve dans le majoritairement blanc avec quelques couleurs ternes pour ne pas égayer le tout. Les coffrets nombreux et dépareillés donnent par contre un aspect un peu fouillis au tout, mais on s’y habitue. Si vous avez fait le compte, cela fait 9 étages. Le dernier, tout en bas, c’est la musique électronique. Celui-là, il y a une raison pour qu’il soit tout en bas, à l’abri des regards. Tout le monde y va de sa couleur criarde, j’ai perdu la moitié de mes bâtonnets rien qu’à chercher des artistes dans ce rayon.

Aujourd’hui c’est ma rétine gauche qui a fondu en vous ressortant le troisième album de KOXBOX. La règle est la même pour toutes les chroniques, on publie la pochette avec. Si vous êtes un lecteur assidu, rassurez-vous, cette immonde pochette ne va pas rester trop longtemps en page d’accueil. Si ça avait été du classique, j’aurais pu tenter d’aller chercher une autre interprétation avec une pochette plus sobre. Navré de vous faire partager ce calvaire visuel. A l’époque où j’ai acquis l’immondice, les albums étaient introuvables, Youtube était loin d’être la référence musicale qu’il est devenu, et même sur les réseaux peer-to-peer la denrée était rare voire inexistante. Autant dire que 10 ans après l’âge d’or, la trance psychédélique était morte et enterrée. KOXBOX faisait partie de ces artistes cités pour avoir fait partie du lot des géniteurs du genre. Comme beaucoup d’autres, à l'aune des années 2000, ils ont mal tourné. Pour le savoir n'existait qu'un seul moyen: se procurer les albums. Voilà pourquoi malgré une pochette qui annonce carrément que le produit va être désastreux, on lâche quand même l’euro-quatre-vingt-dix auquel le disquaire d’occasion a estimé l’objet.

Soyons clair, The Great Unknown ne vaut pas une telle fortune. De loin, on pourra penser à du INFECTED MUSHROOM, en moins bien. Ce qui n’est pas un mince exploit. Toutefois KOXBOX se distingue en n’itérant pas tout à fait la même modification que ses concurrents. Contrairement aux nouvelles têtes de files, le groupe ne cherche pas à concentrer son talent dans quelques secondes éphémères en fin de piste. Il n’y a ici pas de montée en puissance, pas d’illusion que l’album commence enfin pour se prendre la fin de piste en pleine poire 20 secondes plus tard, pas de frustration. C’est fécal de bout en bout. A l’exception peut-être d’un passage sur "Lunar Bin" ? Non, laissez tomber. A noter, peut-être, tout de même, "Dopplegänger", un titre qui sort du lot. Sa caractéristique principale est que, contrairement au reste qui est juste médiocre et donc dispensable, celui-ci joue tel un gamin de 5 ans avec le rythme, sur un discours inintéressant et inutile, c’est éprouvant et abominable.

Comme tout album pourri qui a trouvé moyen d’être produit, reconnaissons-lui tout de même une qualité. Le son est magnifique. Cet album est une belle démonstration de ce qu’on a réussi à sortir d’un ordinateur à la fin du XXe siècle. Elle est peut-être là, la frustration, sur cet album dont on n’attend absolument rien. C’est beau, ce n’est pas ringard comme peuvent l’être les bons albums du genre. Ce n’est pas beau musicalement, entendons-nous bien. Le beat est à mourir d’ennui tellement il est répétitif, les gratouillis sonores abscons sont sans intérêt, mais ça reste beau. C’est agréable à l’oreille, inoffensif (pour peu que vous supportiez une boîte à rythme accompagnée de basses, bien sûr). Vain, oubliable, mais pas désagréable. Contrairement à la pochette.

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   CHIPSTOUILLE

 
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- Ian Ion (fessier droit)
- Frank'e (fessier gauche)


1. Statement
2. Go Fly A Kite
3. The Great Unknown
4. 6 Cells
5. Crunchy Moles
6. Du Traveller
7. Geomancer
8. Lunar Bin
9. Doppelgänger
10. King Of Jazz



             



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