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PSYTRANCE / GOA  |  STUDIO

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- Style : Hallucinogen, Man With No Name, Laughing Buddha

ASTRAL PROJECTION - The Astral Files (1996)
Par CHIPSTOUILLE le 31 Décembre 2013          Consultée 924 fois

Selon les points de vue, The Astral Files peut être considéré comme le premier, le second, ou le quatrième album d’ASTRAL PROJECTION. Oui, car il faut annoncer la couleur d’emblée, la discographie du groupe est un véritable labyrinthe. Pour les explications, on précisera que les 3 premiers albums du groupe étaient en réalité des compilations sorties sous le nom Trust in Trance 1 à 3, mais dont les morceaux furent tous composés par un quatuor d’artistes dont 3 finirent dans le premier line-up du groupe. Ce qui fait de The Astral Files en 1996, le premier album selon la chronologie à être sorti officiellement sous le nom du groupe. Ajoutons que Trust in Trance 3 est finalement ressorti cette même année avec une pochette différente, sans le 3 et également sous le nom d’ASTRAL PROJECTION, vous comprenez du même coup la prise de tête.

Pourtant, la musique d’ASTRAL PROJECTION est tout sauf prise de tête. Avi Nissim, Lior Perlmuter et Yaniv Haviv, Israéliens de leur état civil, ont trouvé une recette magique, appliquée et réappliquée à l’envi, qui fait mouche. Simple d’accès, direct, ASTRAL PROJECTION se consomme sans ménagement. Chose qui leur a valu un certain succès, Trust in Trance 3 s’étant placé en cette année 1996 en 2e place des ventes d’albums en Israël. The Astral Files qui sort dans la foulée, a certes un petit goût de déjà entendu, ce qui s’explique certainement par les 4 remix qui figurent au creu de la tracklist, mais reprend le flambeau de son prédécesseur en beauté.

Ce qui fonctionne, ce qui marche du premier coup, c’est cette efficacité immédiate. Pas de chichi, ASTRAL PROJECTION balance du lourd, beats répétitifs, nappes acides qui se croisent, des mélodies simplistes mais évidentes, et cette capacité que peu de groupes avaient, à décrocher. La formule consiste en une structure rythmique linéaire, carrée et implacable. A celle-ci vient s’ajouter une première couche abrasive pour la puissance, avec une pointe de saturation par moments. Par-dessus vient se recueillir une sucrerie pour l’assise mélodique, simple et directe, rien de recherché mais les motifs sont suffisamment forts pour pouvoir jouer avec. Enfin des nappes synthétiques, pleins de nappes, graves aigues, hésitantes ou assurées, des élucubrations acides pour la variété, des borborygmes qui étanchent la soif d’évasion de l’auditeur. Tout ce qu’on est venu chercher dans un album de trance, ASTRAL PROJECTION nous en abreuve. Le groupe respecte la recette de l’âge d’or à la lettre. Ni plus ni moins.

Là est cependant toute la limite de l’exercice. On s’évade, pas de soucis, mais la formule est on ne peut plus générique. Cela fonctionne très bien car les bons albums de trance psychédélique ou de Goa se comptent sur les doigts d’une main estropiée. Les premiers albums d’ASTRAL PROJECTION ont de plus pour avantage d’être encore relativement faciles à trouver dans le commerce (surtout en comparaison des autres représentants du genre). Mais à l’exception peut-être de "Free Tibet" qui fricote vaguement sur le terrain tribal d’un JUNO REACTOR, et le superbe "Electronic" qui ralentit élégamment le rythme avec réussite, le groupe ne prend pas de risque. Tout est synthétique, abstrait, c’est une friandise à base de sucre, avec un peu de chimie qui picote et fait effet, mais sans la moindre once de saveur fruitée.

L’âge d’or est un épiphénomène, un événement que l’on pourrait comparer à des choses comme la New Wave of Bristish Heavy Metal au début des années 1980 ou l’école de Mannheim en musique classique après 1750 (1). Une période très féconde qui voit un intérêt soudain pour une façon de composer nouvelle, qui ne demande par la suite que maturité pour voir exploser des génies du genre. Cependant, contrairement aux deux autres épiphénomènes, aucun génie n’est sorti grandit de ce tumulte, la trance n’a pas eu son MOZART ou son IRON MAIDEN. Ce qui permet à ASTRAL PROJECTION, tout générique qu’il est, de ne pas tout à fait subir le même destin qu’un Johann STAMITZ ou de DIAMOND HEAD dont seuls les spécialistes de leur genre respectif ont aujourd’hui entendu parler. Faute de grive on mange des merles… Ou bien est-ce le contraire ? The Astral Files est un excellent album, il n’y a pas de doute. Tous les titres sont bons, il est homogène en qualité. Mais sous ses aspects faciles, il donne la fâcheuse impression que le potentiel dont il regorge n’a pas été complètement exploité.

(1) Je fais des comparaisons pourries si j’en ai envie.

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(+ 2 kros-express)

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   CHIPSTOUILLE

 
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- Lior Perlmuter
- Avi Nissim
- Yaniv Haviv


1. Ionized
2. Zero
3. Elighted Evolution (remix)
4. Free Tibet
5. Maian Dream
6. Kabalah (new Age Mix)
7. Time Began With The Universe (the End Of Time Mix)
8. Utopia (concept Remix)
9. Electronic
10. Ambience



             



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