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1997 Play
 

- Style : Spyro Gyra, Trix

Alain CARON - Play (1997)
Par TEEMO le 12 Novembre 2013          Consultée 911 fois

« Hey mais je connais ! Attends c’est un bassiste super connu en plus. Mince, on ne connait que lui dans le monde du jazz. Ce son si caractéristique, à la fois chaud et électrique, groovant comme pas deux. C’est génial... Eureka ! C’est Jaco Pastorius ! ».

Raté. Il s’agit d’Alain Caron. Québécois et fier de l’être. Aaaah le grand ouest canadien, le sirop d’érable, les caribous, les cabanes à sucre, les forêts à perte de vue sur fond blanc. Quel beau pays n’empêche (sans oublier l’accent assez unique en son genre !). Mais au fait, on fait quoi pendant six mois de neige quand l’idée d’aller se cailler les miches à -30°C sur une planche de bois nous révulse ? De la musique pardi ! Et comment ne pas être inspiré par de tels paysages ? Inspiré, on peut dire que Caron l’est. Son œuvre est le point de jonction entre funk, jazz et même musique latino. Un style qu’il exploite depuis le début des années 80 puisqu’il est un des fondateurs du célèbre groupe UZEB. Dix ans plus tard, il décide de débuter une carrière solo.

Nous voici donc en 1997 pour un troisième album. Première chose, la pochette. Bien que cela soit un détail, il faut avouer qu’elle est assez horrible ; certainement créée à la va vite à l’aide de Wordart, de Paint et d’un peu de mauvais goût. Mais bref, le jazz n’a jamais été réputé pour ses jaquettes exceptionnelles et de toute façon le plus important c’est la musique, n’est-ce pas ? « P.A.C. Man » débute cet album sur les chapeaux de roue. La basse rappelle d’emblée le jeu de Pastorius (que l’on ne présente plus), par son côté très rythmé et mélodique. On remarque l’aspect très droit et rigoureux du morceau, caractéristique du jazz moderne et du jeu d’Alain Caron. L’album est construit de cette manière : de prime abord, on a l’impression que les titres sont très, voir trop carrés. Mais quand on prend le temps de s’y attarder ne serait-ce qu’une minute de plus, on constate qu’ils évoluent dans un style bien plus complexe.

Les lignes de basses sont toujours irréprochables – écoutez l’electro/funky « D-Code » pour vous en persuader – tantôt démonstratives (« Trouble ») tantôt très posées (« Impressions »). Les cuivres occupent une place prépondérante notamment dans l’énonciation des thèmes. On assiste également à de magnifiques solos de leur part comme dans « B-12 », un jazz plus classique. Des vagues de synthé viennent régulièrement en renfort, sans pour autant tomber dans l’outrance. La musique n’en est que plus volumineuse et structurée. « Grand Café » fait plaisir à entendre car démontre que Caron a plus d’un tour dans son sac : une rythmique latino, un thème assez original et un solo de basse somptueux. Le piano y fait beaucoup notamment de par son jeu syncopé qui suggère automatiquement une ambiance latino.

Toutefois, « Play » contient bien quelques passages un peu faiblards comme le morceau « Ton Jardin ». Même s’il se targue d’un mémorable solo de piano très aérien, il manque toutefois d’un thème ou d’une phrase d’accroche. On passe volontiers « Après la pluie… » qui manque cruellement d’idées et qui nous endort un peu.

Au final, on retiendra que « Play » est un album très mature, énergique, riche et varié qui confirme clairement la place d’Alain Caron dans le classement des meilleurs bassistes. Ça promet.

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1. P.a.c. Man
2. In & Out
3. D-code
4. Ton Jardin
5. Pole Position
6. Grand Café
7. Impressions
8. Après La Pluie
9. B 12
10. Trouble



             



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