Recherche avancée       Liste groupes



      
MUSIQUE CONTEMPORAINE  |  B.O FILM

L' auteur
Acheter Cet Album
 



John FRIZZELL - Alien Resurrection (1997)
Par WALTERSMOKE le 4 Juillet 2018          Consultée 97 fois

AVERTISSEMENT : cette chronique de bande originale de film est également susceptible de contenir des révélations sur le film

Attention, cette chronique commence par un spoiler (mais vous êtes prévenus) : en 1992, à la fin d'Alien 3, le lieutenant Ellen Ripley se suicide en se jetant dans du plomb fondu, afin d'empêcher la Weyland-Yutani de s'emparer de l'embryon de la reine Alien. La prison où elle se trouvait est définitivement fermée, et son dernier survivant est évacué. C'est ainsi qu'était censée s'achever la saga Alien, formant de cette manière une trilogie forte et géniale, avec un dernier volet dont le tournage fut des plus chaotiques, mais qui a abouti à un résultat plus qu'honorable. En 1992 donc, Alien c'est fini...

Sauf que c'est mal connaître Hollywood. C'est ainsi qu'en 1997 un quatrième volet finit par sortir sur les écrans. Tout comme le xénomorphe, la série de films est increvable et réapparaît alors qu'on ne s'y attendait guère. Mais comme cela ne suffisait pas, la Fox a embauché deux personnes des plus remarquables dans l'équipe technique : le fameux Joss Whedon au scénario, et surtout l'encore plus célèbre Jean-Pierre Jeunet à la réalisation. Oui, il s'agit du même Jeunet qui mettra en boîte quatre ans plus tard le destin d'Amélie Poulain. Soit dit en passant, c'est le premier film qu'il réalise seul, bien que son acolyte Marc Caro soit crédité au générique comme consultant artistique. L'association de ces deux hommes ne pouvait que préparer un film faisant au moins honneur à la licence Alien. Les fans – du moins ceux qui ne jouent pas aux puristes – ne furent pas déçus : entre une réalisation aux petits oignons et assez innovante, un scénario faisant la part belle à l'humour noir et bien amené, et un casting adéquat, il paraît bien difficile de dire qu'Alien Resurrection soit le pire film de la saga Alien (à titre personnel, je le préfère même au précédent). Comme reproches, on peut toutefois noter certains personnages mal écrits, comme celui interprété par Ron Perlman, ou le retournement de situation concernant Call, un peu grossier. « Ce sont des détails », diront certains, mais ils sont assez gênants pour gâcher quelque peu le film.

Au niveau de la musique, hélas, Alien Resurrection ne fait pas honneur à ses aînés. En effet, après le monument Jerry GOLDSMITH, le magistral James HORNER et l'efficace Elliot GOLDENTHAL, la production a décidé de faire appel à l'illustre inconnu John FRIZZELL. Le hic n'est pas cet état de fait, mais plutôt qu'au lieu de la perle insoupçonnée qui brille enfin, Alien Resurrection s'est vu illustré par un tâcheron sans grande envergure. C'est terriblement dommage à dire, mais la musique n'est clairement pas un point fort du film; pire, elle aurait même pu en devenir un point faible.
En tant qu'illustration cinématographique, la musique de FRIZZELL remplit son office, mais pas jusqu'au bout. En fait, la véritable question à se poser, c'est celle de son utilité. A certains moments, notamment les plus angoissants ("The Aliens Escape", "They Swim..."), elle arrive à relativement bien participer à l'action, mais en dehors de ces scènes, elle sert juste à meubler en arrière-plan, sans plus. De facto, quand on ressort de la projection d'Alien Resurrection, ce n'est pas la musique qui se retrouve citée parmi les premiers éléments, que ce soit en bien ou en mal.
En support CD uniquement, c'est carrément pire. Il arrive même qu'à certaines pistes, on se demande si les musiques figurent vraiment dans le film. La transparence des compositions est encore plus prononcée et montre à quel point FRIZZELL n'a pas réussi à se surpasser pour Alien Resurrection. Ce constat ne vaut pas pour toutes les pistes cependant, puisque le générique reste le moment le plus jouissif, avec une grandiloquence limite martiale, qui remplit parfaitement son office, une fois n'est pas coutume ici. Après, il convient mieux à l'ouverture de la version director's cut plutôt que celle de la version cinéma de 1997, mais il s'agit là d'un menu détail.

On peut facilement reprocher à John FRIZZELL de ne pas avoir composé une musique à la hauteur du film dont il était chargé. Trop transparente, pas assez puissante au sein même du film et à peine agréable en écoute solo. Il ne s'agit clairement pas d'un bon choix. Ceci étant, il a tout de même réussi une ouverture, et à ne pas proposer de morceaux vraiment chiants ou bien à contre-emploi, ce qui est une bonne chose.
En attendant, la saga Alien se referme, en attendant son réveil sept ans plus tard, avec un crossover pas piqué des hannetons, le fameux (?) Alien vs Predator.

A lire aussi en MUSIQUE CONTEMPORAINE par WALTERSMOKE :


Jerry GOLDSMITH
Alien (1979)
Dans l'espace personne ne vous entendra crier




Miklós RóZSA
Ben-hur (1959)
Arrête ton char !


Marquez et partagez





 
   WALTERSMOKE

 
  N/A



Non disponible


1. Main Titles
2. Post-op
3. Docking The Betty
4. Priva Son D'ogni Conforto
5. Face Huggers
6. Call Finds Ripley
7. The Aliens Escape
8. Ripley Meets Her Clones
9. What's Inside Purvis ?
10. They Swim...
11. The Chapel
12. The Abduction
13. The Battle With The Newborn
14. Ripley's Theme



             



1999 - 2018 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod