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RADIO BIRDMAN - Radios Appear (1977)
Par NOSFERATU le 14 Décembre 2014          Consultée 819 fois

Quand on parle de rock australien, c’est généralement AC/DC qui ressort, suivi de groupes préfabriqués comme MIDNIGNT OIL et autres INXS… On oublie généralement que la scène underground ,étiquettée tout simplement “aussie rock”, est apparue à la fin des “seventies”, réagissant contre l'omnipotence des groupes commerciaux du coin.

Gràce à des radios libres (tiens donc), dès la fin des “sixties”, les australiens, en mal de sensations électriques, vont s’abreuver au rock sauvage “HIGH ENERGY” made in USA… Parmi les fans, les membres du cultissime RADIO BIRDMAN. Au sein de ce groupe incendiaire, deux figures se distinguent, Rob YOUNGER à la longue chevelure blonde, parfait pour être le symbole du chanteur christique “morrisonien” et le guitariste Denis TEK qui a justement cotoyé les fous furieux de Détroit comme Ron ASHESTON (STOOGES) et Wayne KRAMER (MC5), un veritable “serial killer” de la six cordes qui pense à juste titre que les leçons d’un Jimmy PAGE ne sont pas obligatoires… Originaire de Sydney, le groupe va compter jusqu’à six membres. il écume rapidement les scenes locales et les prestations scéniques, selon les témoins de l’époque, sont d’une rare violence.

Premier album, “Radios appear” sort en 1977 en pleine tourmente punk et rapidement le sextette va être assimilé à cette vague. Le disque est enregistré avec peu de moyens sur un label indépendant : Trafalgar. Il sera vite vendu, souvent en catimini, dans des coins isolés chez certains disquaires téméraires fatigués du rock "mainstream" boursouflé, voire mème à l’arrière de la camionnette du groupe ! Une stratégie “commerciale” très D.I.Y. (Do It Yourself) que l’on retrouvera plus tard chez les punks anglais et les “hardcoreux” “ricains”... Le titre du disque viendrait d’une chanson du BLUE OYSTER CULT “Dominance and submission". D’autres historiens du protopunk affirment que cette expression serait plutôt extraite des “lyrics” surréalistes du “1970” des STOOGES.

La pochette annonce la couleur, les six membres apparaissent comme un commando prêt à en découdre, les cheveux longs, vêtus de noir ,avec le fameux brassard au nom du groupe sur le bras gauche jouant sur une légère ambiguité par pure provoc. Chris BAILEY (autre grand du rock des latitudes) affirmera “qu’ils étaient morbides”. Rajoutez les raybans, les vestes en cuir et vous avez, au niveau du "look",l’archétype mème du groupe “stoogien”…

Leur disque s’ouvre justement sur une reprise de “TV Eye” (le titre énormissime des STOOGES) mais n’arrive pas à atteindre, toutefois, l’intensité de l’original. Le titre suivant, “Murder city nights” (tout un programme !) sonne comme un “boogie punk” avec le solo corrosif de Tek. On sent l’influence indéniable des DOORS sur “Man with golden helmet” et surtout “Love kills” avec son long passage au piano à la Manzarek, quand je vous parlais plus haut de charisme “morrisonien”… Mais aussi l’héritage du BLUE OYSTER CULT se ressent sur “Descent into the maelstrom” avec des riffs que n’aurait pas renié Buck DHARMA, le guitariste ésotérique du CULT. Les vocaux sur “Monday morning gunk” sont plus foncièrement punks. Arrive ensuite le fabuleux “Do the pop”, sorte d’hymne surf punk épique pulvérisé dans les “nineties” par les excellents NEW BOMB TURKS. “New race” démarre avec un riff qui serait un lointain écho (hommage?) à leurs cousins d’outre atlantique qui commencent à percer… les RAMONES. Ce dernier morceau donnera plus tard le nom à un super groupe “destroy” (oxymore ?) réunissant des membres du MC5, des STOOGES et de ….RADIO BIRDMAN !(voir l’album live épileptique " The First and The Last ")

Par la suite, le groupe entreprend une tournée catastrophique ponctuée de crachats en 78 dans une Angleterre punk, habituée aux “pistoleries” musicales, qui ne comprend pas ces australiens aux cheveux (trop) longs, aux influences sixties assumées, à leurs mélodies "protostoners" et aux déroutants solis de guitare. Ce brulot incandescent va pourtant entrainer l’émergence, par la suite, de toute une floppée de groupes australiens (SAINTS, CELIBATE RIFLES, BIRTHDAY PARTY, EASTERN DARK, HARD ONS, COSMIC PSYCHOS…). Les “garageux rockers” d’ici (CITY KIDS, HOLY CURSE….) en feront aussi un objet de culte.

Tout simplement une pièce maitresse du “garage rock”, voire du rock tout court …

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- Chris Masuak (guitar)
- Deniz Tek (guitar)
- Pip Hoyle (keyboards)
- Rob Younger (vocals)
- Ron Keeley (drums)
- Warwick Gilbert (bass)


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