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1973 Tarot
 

- Membre : Sergius Golowin , Klaus Schulze , Wallenstein, Ash Ra Tempel, Richard Wahnfried , Tangerine Dream
- Style + Membre : The Cosmic Jokers

Walter WEGMüLLER - Tarot (1973)
Par WALTERSMOKE le 22 Décembre 2014          Consultée 1607 fois

Dans l'écurie cosmique du célèbre Rolf-Ulrich Kaiser, penchons-nous un moment sur Walter WEGMÜLLER. Né en 1937, ce peintre suisse mène depuis sa jeunesse une carrière sans doute haute en couleurs (hahaha), en s'inspirant de choses mystérieuses et ésotériques. Dans les années 60, il a pris l'habitude de côtoyer son illustre compère H.R. GIGER, ainsi qu'un certain Sergius GOLOWIN. Avec ce dernier, WEGMÜLLER croise le chemin de Timothy Leary au début des années 70, qui s'est exilé en Suisse. Ainsi, le peintre sera amené à découvrir l'univers « merveilleux » des drogues, et en particulier le LSD. Quelques temps plus tard, WEGMÜLLER, Golowin et Leary rencontrent Rolf-Ulrich Kaiser, qui incite n'importe qui à venir enregistrer chez lui, du moment qu'une musique cosmique et/ou mystique est proposée.

C'est ainsi que Walter WEGMÜLLER embrasse une carrière de musicien. Fin 1972, le peintre réunit une bonne partie des musiciens de Kaiser d'abord en Suisse, puis en Allemagne. C'est ainsi qu'on retrouve le premier line-up d'ASH RA TEMPEL, la quasi-totalité de WALLENSTEIN (il manque Bill Barone), ainsi que Walter Westrupp. Tous participent à ce qui constitue à ce jour le seul effort musical de WEGMÜLLER, un disque au concept pas piqué des hannetons. En effet, WEGMÜLLER décide de mettre sur pied un projet qu'il mûrit depuis 1968, à savoir un concept album sur... le tarot ! Tiens donc, voilà un thème qui, sans être d'une évidence folle, pourra mieux parler que le sempiternel blabla sur le cosmique complètement foireux de A à Z. Pour être plus précis, WEGMÜLLER compose un disque qui comporte un morceau dédié à chaque carte du fameux jeu. Fort bien donc, si ce n'est que cette décision implique un double album, faisant de Tarot une oeuvre d'une heure et demie ! Et quand on connait le potentiel horrifique d'une production Kosmische Kurriere, on est en droit d'avoir peur.

Bizarrement, à l'écoute de Tarot, ce n'est pas le cas. Il était légitime de s'attendre à une horreur sans nom, mais non. Mieux, certains passages ("Der Herrscher", "Die Welt"...) sont franchement réussis. En voilà de la surprise ! Tout le monde, y compris WEGMÜLLER lui-même, accomplit ici un boulot remarquable. Était-ce parce qu'on s'attendait à voir quelque chose de pathétique et lamentable ? C'est possible, mais d'un autre côté, quand la qualité est présente, il n'y a pas forcément 36 explications à sortir. Et contrairement à son compatriote Sergius Golowin, WEGMÜLLER pose sa voix pour déclamer des textes à la con, certes, mais à deux ou trois exceptions près, cette dernière n'est pas envahissante et n'a pas subi de traitement par effets sonores. Rien que ça, ça fait plaisir.

Alors pourquoi une note aussi basse ? Trois explications majeures viennent la justifier. Le premier point négatif, c'est la trop grande hétérogénéité de l'album. J'ai dit plus haut que les musiciens convoqués font du bon travail (rhaa, le solo de Göttsching sur "Die Welt" !), mais pour le savoir, il faut faire un tri sévère, afin de dégager le meilleur de l'album de la masse de compositions certes inspirées, mais pas réussies pour autant. Ce qui nous amène au second point négatif : l'album est trop long ! La malédiction du double album, qui n'épargne personne, a encore frappé. On peut comprendre que WEGMÜLLER voulait intégrer toutes les cartes du tarot dans son concept, mais ce n'était pas forcément une idée de génie. Du coup, c'est encore plus difficile de séparer le bon grain de l'ivraie. Et enfin, ce qui condamne Tarot, c'est sa production. Vraiment vieillote, elle enfonce un peu plus le clou de la médiocrité, et ne rend pas honneur aux meilleurs morceaux de l'album.

La fine équipe mobilisée sur Tarot n'a pas sorti un travail splendide. De plus, les quelques coups d'éclat trainant ça et là montrent certes le génie de chacun, mais on était déjà au courant avec Blitzkrieg, Ash Ra Tempel ou bien Irrlicht. Ceci étant, il n'est pas atroce à écouter, et convient pour le connaisseur en krautrock, celui qui sera déjà bien armé pour affronter Tarot. Mais pas pour les autres.

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   WALTERSMOKE

 
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- Walter Wegmüller (voix)
- +
- Manuel Göttsching (guitare)
- Harmut Enke (guitare)
- Klaus Schulze (batterie, claviers)
- Walter Westrupp (guitare)
- Jürgen Dollase (claviers)
- Harald Großkopf (batterie)
- Jerry Berkers (basse)


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