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- Membre : The Beatles , Harry Nilsson , Rick Derringer

Ringo STARR - Postcards From Paradise (2015)
Par LONG JOHN SILVER le 29 Avril 2015          Consultée 2977 fois

"Bloop"… Voilà ce qui arrive quand on a oublié d’éteindre son FaceBook : on est dérangé par la petite sonnerie et au bout, y’a le commandeur qui te balance : "Yo man !". Salutations d’usage puis c’est le feu : "On est à la rue question nouveauté, t’en es où sur le dernier Ringo, hein ?". Je reste coi. "Bah oui, vu que t’aimes bien les beates laisses, j’ai inscrit Postcards à ton programme... pas eu l’occasion de t’prévenir… désolé… et y’a Lukather qui joue dessus !".
- Faut le refiler à Red One, dans ce cas là.
- Tu me parles du gars qui chronique NAPALM DEATH en écoutant ZAZ ? Nan, il a pas le temps, il finit le deuxième paragraphe de sa chronique du dernier TOTO entamée il y a deux mois, il est débordé. J’ai pensé à Seijitsu mais son programme est booké jusqu’en 2656 facile, à raison d’une ligne et demie sur HÜSKER DÜ les années bissextiles, mais toi t’es fan des scarabées, ça tombe sous le sens que tu le fasses !
- Bravo pour ton sens du sophisme, je pourrais tout aussi bien chroniquer les niaiseries de FR DAVID, vu que j’ai AUSSI écrit sur les VARIATIONS, et puis c’est le week end là !!! Mon premier de libre depuis des mois !
- Ouaahh, le prends pas comme ça, tiens, on va le faire ensemble…
- Je te rappelle qu’il est DEUX HEURES DU MATIN !
- Tiens "Rory And The Hurricanes", le groupe de Ringo à Liverpool, la rivalité avec les BEATLES et puis Hambourg, toussa, c’est évocateur quoi !
- Merci je connais l’histoire.
- Mais je te parle de LA CHANSON, la première du disque… oh P-----N !!! quel solo de gratte planant juste après les growls en Ukrainien, ça tue !!!
- Donc tu comptes m’aider en écoutant NOKTURNAL MORTUM ?
- Euh… mince c’est mon machinpod qui déconne, j’te rappelle hein ? Bon courage, et demain sans faute sur mon bureau, c’est moi qui valide, j’ai été obligé de virer la secrétaire qui passait son temps à chater sur FaceBook au lieu de bosser.
- Vu comment tu la payais, elle a toute ma sympathie.
...
« Votre interlocuteur s’est déconnecté, fin de la conversation. »

Après tout Ringo STARR est tout de même un gars suffisamment sympa pour qu’on s’occupe de lui autrement qu’en soupirant ou pire, en balançant une rumeur infâme sur son décès alors qu’on s’apprête à l’introniser au Rock’n’roll of Fame, longtemps après les trois autres BEATLES et même après Brian Epstein ! Et s’il n’est pas non plus le meilleur chanteur de la planète, c’est un musicien confirmé qui joue de plusieurs instruments, mais avant tout, et fort bien - n’en déplaise aux rieurs - de la batterie. Comme sur ce disque où il en assure –seul- l’entièreté des parties.

Ringo, le rigolo sympa, possède également un goût prononcé pour la nostalgie des choses du passé d’où l’évocation de « Rory et les ouragans », de ce moment où tout restait à accomplir et où tout allait devenir possible. Et puis Ringo a plein d’amis qui sont là pour l’aider, le casting de cet album étant un remarquable aéropage de musiciens prestigieux, lesquels ne se contentent pas de (grassement) cachetonner derrière un « vieux lion débonnaire", puisqu’ils livrent de sacrées parties instrumentales en soutien de la voix de celui qu’ils considèrent TOUS comme étant une de leurs idoles de jeunesse. Lukather, justement, qui cosigne deux titres dont "You Bring The Party Down", nous offre une partition qui ne dément en rien le respect et la fierté qui sont siens quand il évoque son appartenance au All Starr Band. Joe WALSH , l’aigle beau frère du batteur n’est pas en reste sur "Bridges" avec son solo de guitare au poil. Dans la catégorie six-cordistes de feu, Peter FRAMPTON, un vieux compagnon qui enregistra jadis avec l’ami Harry NILSSON, est également de la parade sur "Right Side Of The Road" ainsi que sur le très rock’n’roll "Let love Lead", la classe en bandoulière.

De la belle ouvrage, voilà comment on pourrait résumer l’impression qu’on retient à l’écoute d’un opus qui passe opportunément comme une aspirine un lendemain de cuite, car les chansons sont également bien torchées : c’est de la pop classieuse qui ne révolutionne plus rien, les 60’s sont aussi loin dans le temps qu’elles sont présentes sur chacun des titres proposés notamment "Postcard From Paradise" dont le texte est fait de titres des BEATLES, procédé déjà éprouvé par BARCLAY JAMES HARVEST avec leur chanson "Titles" sur l’album Time Honoured Ghosts de 1975, pile quarante ans avant… Van Dyke PARKS, le complice historique de Brian WILSON y va de sa petite crétinerie de rigueur pour notre batteur rigolo, "Bamboula" ravira les fans de "Back Off Boogaloo" qui fut jadis un hit majeur du monsieur mais pas non plus un titre grandiose. "Island In The Sun", "Touch And Go" sont plaisantes, "Confirmation" confirme le sentiment, le bonhomme sait attirer la sympathie pour peu qu’on ne le prenne pas par dessus la jambe.

Rien d'essentiel ici donc mais rien d’infâmant comme cela fut le cas de trop nombreuses fois auparavant sur certains disques, on regrettera toutefois l’emploi outrageux de l’auto-tune comme tic de production moderniste sur une voix qui s’en passe très bien en concert – je sais de quoi je parle -, effet qui contraste beaucoup trop avec une production d’emballage très classique de fort bon aloi ici. La carte postale du paradis passe comme une lettre dans la boîte c’est certain, le message de paix et d’amour étant rafraichissant par les temps qui courent et au fond, ce n’est déjà pas si mal pour un album, vous l’aurez deviné, pas vraiment indispensable. Quant à moi je vais me coucher en espérant faire de beaux rêves, loin de ce monde réel souvent désespérant. Long Live Ringo et merci pour tout.

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   LONG JOHN SILVER

 
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- Ringo Starr (chant, batterie,percussions, guitare, claviers)
- Steve Lukather (guitare, voix)
- Peter Frampton (guitare)
- Joe Walsh (guitare)
- Dave Stewart (guitare)
- Todd Rundgren (guitare, voix)
- Steve Dudas (guitare)
- Van Dyke Parks (claviers, accordéon)
- Benmont Tench (claviers)
- Warren Ham (saxophone, voix)
- Richard Page (basse, voix)
- Gregg Bissonette (percussions, trompette, voix)
- Richard Marx (claviers)
- Nathan East (basse)
- Gregg Rolie (claviers)
- Glen Ballard (claviers)
- Amy Keys (voix)


1. Rory And The Hurricanes
2. You Bring The Party Down
3. Bridges
4. Postcards From Paradise
5. Right Side Of The Road
6. Not Looking Back
7. Bamboula
8. Island In The Sun
9. Touch And Go
10. Confirmation
11. Let Love Lead



             



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