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The LEMON TWIGS - Brothers Of Destruction (2017)
Par LONG JOHN SILVER le 10 Novembre 2017          Consultée 274 fois

Les frangins D’Addario ont donc plusieurs cordes à leurs guitares. Le jeu de mot est aisé vu leur patronyme* et il fallait donc que j’y succombe. Cela va d’autant mieux que l’album Do Hollywood, publié fin 2016, nous laissait découvrir deux songwriters/interprètes/multi-instrumentistes à la fois très jeunes et doués d’une maturité musicale extravagante à pareil âge. Combien de « concurrents » peuvent se prévaloir d’autant de facilité, d’aisance, lorsqu’il s’agit de trousser des mélodies évidentes ? Sans oublier leurs arrangements, loufoques et subtils à la fois. Do Hollywood continue de s’écouter en boucle aujourd’hui et – forcément – on est impatient de savoir jusqu’où iront les gaillards. Or il se trouve que les sessions de l’album possédaient de beaux restes, une poignée de chansons non finalisées par Jonathan Rado** mais dont le potentiel a été jugé suffisamment sérieux pour que les D’Addario retournent immédiatement en studio afin de les retravailler sur un huit pistes.

Voici donc Brothers Of Destruction, EP long de 18 minutes, une moitié d’album, droit dans la lignée du premier LP. Forcément, nous allons retrouver ce qui faisait le sel dudit LP, à savoir de la pop vintage mâtinée d’influences psychédéliques, aux orchestrations pleines d’audace. Et toujours avec une bonne dose d’humour. BOD contient six plages, une intro psyché (comme il se doit) qui emboîte le pas à cinq chansons qui n’auraient pas affaibli le contenu de l’album, si ce n’est que l’effet de surprise s’amenuise. Oui mais. La qualité de l’écriture demeure absolument intacte. D’ailleurs, parmi ces cinq morceaux, s’élèvent (plutôt que surnagent) deux moments assez exceptionnels : « Why Didn’t You Say That ? » et « Night Song », les deux titres choisis pour être mis en avant comme le furent « This Words » et « As Long As We »re Together » extraits de Do Hollywoood . « Why Didn’t You Say That ? », chantée par Brian, possède des atours nettement McCartneyiens – période WINGS plus que BEATLES – et c’est de nouveau une pop song parfaitement orchestrée, ciselée, irrésistible. Comment font-ils ? « Night Song » lorgne vers les SPARKS glam des 70’s – autre fratrie remarquable -, elle est l’œuvre de Michael, le plus fou des frangins or encore une fois on se laisse embarquer dans une semi-démence superbement bricolée.

Les autres chansons sont – certes – moins remarquables de prime abord. Rappelons que Do Hollywood ne se laissait pas apprivoiser si facilement, nonobstant le superbe travail d’écriture, d’arrangement et de mise en son de l’ouvrage complet. Pourtant « Beautiful », à nouveau chantée par Brian, finit par s’imposer. Cette ballade épurée n’est pas sans rappeler le génie d’un autre Brian, Wilson celui-là, l’écrire suffit à la décrire dans toute sa splendeur. Reste la psyché à tiroirs et bien déjantée « So Fine » de Michael, moins catchy que « Night Song », mais combien s’en contenteraient ? On devient exigeant face à de tels phénomènes ! Enfin « Light And Love » vient poser une conclusion en deux mouvements très distincts, un premier où les voix des frangins s’entremêlent, s’harmonisent et un second qui laisse Brian aux vocaux lead, pour (à nouveau) une ballade inspirée – bien qu’écorchée – qui clôt l’ensemble en douceur toute relative.

Brothers Of Destruction vient donc se poser en forme de post-scriptum à Do Hollywood, pas étonnant qu’on en reconnaisse les recettes. Néanmoins, force est de constater que la qualité des fonds de tiroirs des frangins reste au niveau. Au haut niveau. Dans l’avenir, on attendra autre chose parce qu’on sait que les gars sont capables de produire monts et merveilles, alors on sera forcément – comme évoqué ci-dessus - très exigeants. Les rumeurs bruissent : leur futur long format raconterait une histoire. Comme SF Sorrow ou Arthur Or The Fall And Decline Of The British Empire***. Comme Tommy. On a – déjà – hâte.

* Pour ceusses qui l’ignoreraient, D’Addario est le nom d’une célèbre marque de cordes de guitares, sans rapport avec la famille des frangins cependant
** Producteur de Do Hollywood
*** Respectivement œuvre des PRETTY THINGS (1968) et des KINKS (1969)

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   LONG JOHN SILVER

 
  N/A



- Brian D'addario (tout)
- Michael D'addario (tout aussi)


1. Intro
2. Why Didn't You Say That
3. So Fine
4. Beautiful
5. Night Song
6. Light And Love



             



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