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1978 Giant
 

- Membre : Frank Zappa

Johnny "guitar" WATSON - Giant (1978)
Par TEEMO le 23 Mai 2015          Consultée 1204 fois

La musique de Johnny Watson arrive de nulle part. Au carrefour du funk, du blues, de la soul, du disco... le guitariste/pianiste fait partie de ces rares artistes à avoir inventé une musique « inédite ». A « inédite » il faut ajouter quelques bémols puisque Watson puise dans des genres existants et ayant leur codes et figures de proue. Non, c'est plutôt dans sa manière de fusionner les styles de musique qu'il faut y voir un certain avant-gardisme. Notez que Watson figure parmi les influences principales de guitaristes tels que Frank Zappa – avec qui il a d'ailleurs collaboré – et Jimi Hendrix, un argument qui met tout le monde d'accord !
Ce son de guitare claquant, cette voix groovy parfois sensuelle, ces compositions d'une originalité flagrante et cette énergie qu'il nous transmet et qui fait inévitablement taper du pied et même danser ! C'est ce qui a fait le succès du confrère de T-Bone Walker – dont il revendique l'influence -, Lightnin' Hopkins, Stevie Ray Vaughan... Et puis matez un peu ce look ! Admirez cette classe notamment sur la pochette de l'album « Funk Beyond the Call of Duty » !

Giant, sorti 1978, contient un joyau intitulé « Gangster of Love », enregistré la première fois en 1957 et retravaillée vingt ans plus tard à l'occasion de l'album. A l'écoute de ce single, on comprend tout de suite pourquoi Watson est un musicien atypique. Il a cette façon de s'appuyer sur la construction très simple du blues pour en faire une morceau diaboliquement puissant. On a rarement vu un son de guitare aussi sec, il vous fouette les oreilles à coup de bend tranchant, tandis que s'imposent effrontément les accords et que l'harmonica grince.

Si l'album entier est de très bonne facture, il faut avouer que ce sont vraiment les quatre premiers titres qui sont les plus marquants. « Miss Frisco (Queen of the Disco) » ouvre l'album sur une ambiance sexy et funky. L'une des perles du répertoire de Watson qui emprunte au disco son côté dansant, au funk son groove et au blues texan ses improvisations tortueuses. Autre single fort réussi, il s'agit de « Tu Jours Amours » un étrange funk décalé où s’entremêlent sensuellement les voix de Watson et de la chanteuse américaine Darcus. Puis, « Guitar Disco », dont le titre est explicite : du disco imparable teinté de licks jazzy joués en octave à la façon de Wes Montgomery. Sympa !

Johnny « Guitar » Watson est un véritable ovni musical. Pour tenter de décrire sa musique, on pourrait citer Funkadelic, Sly and the Family Stone, George Clinton... mais bien évidemment rien ne vaut l'écoute de l'un de ses morceaux. Ce toucher, ce feeling, cette qualité d'écriture unique, Watson a vraiment créé un univers avec ses sonorités propres. Et puis, il faut quand même signaler que Watson est multi-instrumentiste : mis à part la batterie, il joue de tous les instruments présents sur l'album ! On remarque que le clavier tient une place de choix et guide chacune des compositions avec un son assez marqué par son époque, mais qui n'a pas pour autant vieilli. En témoigne « Wrapped in Black Mink », morceau construit sur un solo de clavier doublé de la voix du guitariste. Ce morceau sympathique mais pas essentiel contient un étonnant solo de guitare acoustique. En revanche, « Baby Face (She Said Do Do Do Do) » vient un peu noircir le tableau par son côté répétitif et son chant légèrement agaçant.

Le disco, alors en pleine apogée, rallie de multiples artistes et groupes au sein de cette mouvance scintillante. On voit des groupes comme Kiss ou même Rod Stewart, plutôt éloignés du style, sortir à leur tour un ou plusieurs morceaux, touchant de près ou de loin au disco, qui satureront les radios de l'époque. Johnny « Guitar » Watson ne fait pas figure d'exception et sort Giant, un album groovy à souhait qui s'éloigne un peu de ses racines profondément enfouies dans le blues. Ce n'est peut-être pas son album le plus réussi, mais c'est tout de même une production très convaincante.

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- Johnny « guitar » Watson (guitare, synthé, fender rhodes, percussions)
- Emry Thomas (batterie)
- Darcus, Marci Thomas (voix)


1. Miss Frisco (queen Of The Disco)
2. Tu Jours Amour
3. Gangster Of Love
4. Guitar Disco
5. Wrapped In Black Mink
6. You Can Stay But The Noise Must Go
7. Baby Face (she Said Do Do Do Do)



             



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