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2009 Blood

O.S.I. - Blood (2009)
Par HEART OF STEELE le 27 Mai 2015          Consultée 469 fois

Blood… le sang.

La vie qui coule dans les veines. Une éruption de vie bouillonnante, foisonnante, et régulée par des instances biologiques échappant à tout contrôle conscient. Des milliards de micro-plaquettes véhiculant des doses infimes mais totalement vitales d’éléments assimilables par le corps humain. Le tout contenu dans une enveloppe charnelle, à qui le sang donne chaleur et vélocité.

Dans le cas du Blood ici présent, des milliards de nano-sons véhiculant des doses immenses et totalement addictives d’éléments vibratoires assimilables par notre ouïe qui en redemande. Le tout contenu dans une galette plastique plate contenant des milliers d’informations numériques.

Peut-on faire un parallèle ? Le numérique peut il être la source d’une vie bouillonnante, ou encore le vaisseau de signaux électriques fluctuants dont le but est d’accompagner une puissance sonore non encore évaluée, jusqu’à un centre névralgique ? Lequel, à l’instar du cœur pulsant et pulsant encore, pulsant cette putain de vie, serait alors source d’émotion, de belles vibrations. Et pourquoi ne pas imaginer que ce centre névralgique, ou émotionnel, deviendrait le réceptacle de cette musique brillante à l’efficacité redoutable. Sa complexité n’étant apparente que si on cherche bien. Que si on regarde au microscope, qu’on fait marcher son écoute attentive. Comme le sang, rouge d’apparence et tellement complexe en fait. C’est l’accumulation des centaines de milliers de globules hématiques, portant le fer, qui donne cette couleur rouge. Sans parler du plasma et autres cellules vivantes qui complètent le tableau de ce liquide visqueux. Que tout le monde possède en soi…

Mais le sang est aussi synonyme de violence, particulièrement absente sur cet opus, ou de force lorsqu’il est contient la bonne dose de fer, de Metal. Inutile de préciser que même si ce disque est sous le signe du Prog, c’est la puissance du Metal qui le régit toutefois. Et fort heureusement pour nous, c’est là que cet album frappe fort. Office of Strategic Influence maîtrise cette puissance de frappe dans un concept inédit qui prend la mesure des plus grands artistes de notre temps. A savoir… Et bien non, il n’y a aucun groupe qui ressemble à OSI de près ou de loin. On pourrait dire quand même que Kevin Moore, chanteur, claviériste et compositeur, est un ancien membre de Dream Theater. Les mélodies et breaks dévastateurs sont des réminiscences de cet âge ancien. Gavin Harrisson est le batteur de Porcupine Tree (s’ils existent encore), et aussi un des meilleurs batteurs du monde actuel. Son jeu est d’une puissance extraordinaire tout en étant d’une clarté limpide et précise. Sa présence sur ce disque est incroyable et en même temps discrète ! Indéfinissable de talent, de travail. Le guitariste Jim Matheos, lui, est un naze boursouflé par son ego qui joue plus vite que son ombre. Je m’excuse de la grossière erreur, ce n’est pas Yngwie Malmsteen ni Joe Satriani, qui est tout de même un Dieu vivant. Non notre Jimmy envoie du lourd, du Heavy, du Riffiquement terrible, du bifteck à mamie quoi. Mais sans en faire des tonnes. Juste ce qu’il faut pour donner le frisson et faire mouche dès la moindre note. Il faut dire que le son de guitare, genre « Hey mec ton mur tout noir il est moche – c’est pas mon mur, c’est mon ampli pti’ gars… » joue pour beaucoup. Des fois que Demanufacture n’ait pas influencé notre gentil bonhomme.

Oui parce que quand même, cher(e) ami(e) lecteur(ice), on a affaire a du Metal ici. Mais les codes sont épurés au maximum, ouf merci les gars. Votre saupoudrage progressif vous sauve du marasme des autres bands du même style. Point de violence à la Fear Factory, point de multicouches de guitare (il y a des effets quand même nombreux) à la Devin Townsend, ni de hurlements insupportables à la Sybreed ou metal-core. L’originalité de Blood se situerait davantage du coté des sons synthétiques. Ceux-ci ont été soumis à une recherche longue, tatillonne, pour rendre à chaque chanson l’ambiance la plus adaptée – oscillant entre froideur sublime et renfort mélodique sensationnel. Le petit air au synthé qui déchire tout pendant que la rythmique plombée de Sieur Mathéos dévaste vos enceintes. C’est un peu la marque de fabrique d’OSI. Simplement, avec Blood, leur 3e album, on atteint des sommets avec des compositions variées et des ambiances massives, ravageuses mélodiquement. C’est assez fort je trouve pour arriver à faire cela sans trop montrer les influences d’autres artistes. Le talent est en cause. Immense.

Et ce n’est ni l’intervention du chanteur d’Opeth sur le titre Stockholm, en soit pas extraordinaire, ni le passable clin d’œil au Rockit d’Herbie Hancock (Microburst Alert) qui feront regretter l’achat d’un des albums Metal les plus originaux et frais de ces 10 dernières années. Un véritable second souffle pour le Metal. Aller osons… OSI est le groupe à suivre en matière de Metal moderne un tantinet progressif au coté de ce fou génial qu’est Devin Townsend dont il partage le podium 2009. Non, Blood n’est pas le dernier album d’un obscur groupe de brutal death ou de thrash, c’est juste une référence en Metal aérien à tendance progressive, comme le sera son successeur.

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   HEART OF STEELE

 
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- Jim Matheos (guitars, keyboards, programming)
- Kevin Moore (vocals, keyboards, programming)
- Gavin Harrison (drums)
- Mikael Akerfeldt (vocals on 'stockholm')


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6. Be The Hero
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8. Stockholm
9. Blood



             



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