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PLACEBO - Sleeping With Ghosts (2003)
Par VIVI le 16 Février 2006          Consultée 6022 fois

Comment s’endormir en moins de 50 minutes? La réponse est toute simple : écouter Sleeping with ghosts. Le titre apparaît presque comme une évidence : Sleeping With Ghosts est l’apanage même du disque « somnifère longue durée ». Et le plus curieux, c’est qu’il a fait craquer Placebo au sommet des charts. Le sieur Molko et ses sbires n’ont fait qu’asseoir ici une renommée déjà bien dorée auparavant, tout ça en sortant juste…leur pire album.

Placebo n’est plus que le fantôme de lui-même, la créativité dépérit dangereusement au profit de la facilité. Pourtant il y a l’assurance de son leader, qui tente de nous faire gober « qu’ils ont évolué, tout en restant Placebo ». Pour peu, on serait presque tenté de le croire, parce qu’il semble convaincu, parce qu’il rejette ses anciennes compositions. Alors, oui Sleeping With Ghosts c’est du Placebo, mais je vais vous la faire sans honte : « c’était mieux avant ». Parce que Sleeping With Ghosts est un néant du point de vue artistique, ça ressemble à Placebo, la fougue en moins, l’émotion en moins…mais la lassitude en plus!

Sur la première moitié, on ne s’inquiète pas spécialement : « English Summer Rain » nous berce de ses mélodies électroniques sexy; « Sleeping With Ghosts » arrivera à tirer quelques frissons au passage…et « The Bitter End », LE tube, un riff répété sans fin, mais terriblement entêtant. Pour l’instant, la première partie se déroule tranquillement, bien que l’on sente une inspiration pas au top de sa forme…mais qui ne fera que s’effriter dès « Something Rotten ».

Sur fond de sonorité arabisantes, influencé Trip-hop, Placebo tente la première et unique prise de risque de cet album. Mais non, ça ne fonctionne pas, il n’y a aucune flamme qui ne ressort, c’est mou et plat au possible. Et on n’est pas en reste avec la suite. Vous voulez du lourd, en voici, en voila : un enchaînement de titres qui tentent vainement de faire revivre les années glorieuses du combo : « Centrefolds » ou la recette d’un « My Sweet Prince bis ». Placebo a beau chercher, c’est une soupe sans saveur qui s’infuse et se périme. « I’ll Be Yours » dont les ambiances enveloppantes se noient sous la répétitivité des lignes de chant ; « Second Sight » qui tente de se rapprocher des influences Punk et crue d’antan…mais c’est trop redondant, linéaire, les lignes de guitare sont pauvres et peu inspirées, la basse est beaucoup trop en retrait, et puis Brian Molko avec sa voix nasillarde et métallique me donne mal à la tête.


Malgré une première partie d’album pas trop dégueulasse, je n’arrive pas à adhérer au reste, d’une part la fragilité et le manque d’inspiration sur ce coup, mais aussi pour le comportement du chanteur, les ayant vu en concert, j’ai été largement déçue de son attitude.
Le cinquième album du trio sera bientôt dans les bacs, mais je sais déjà une chose : cette suite se fera sans moi.

Moralité : Sleeping With Ghosts, première tisane musicale pour les insomniaques.

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   (3 chroniques)



- Brian Molko (chant, guitare)
- Stefan Olsdal (basse)
- Steve Hewitt (batterie)


1. Bulletproof Cupid
2. English Summer Rain
3. This Picture
4. Sleeping With Ghosts
5. The Bitter End
6. Something Rotten
7. Plasticine
8. Special Needs
9. I'll Be Yours
10. Second Sight
11. Protect Me From What I Want
12. Centrefolds



             



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