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SOUTHERN ROCK  |  LIVE

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- Style : Lynyrd Skynyrd, Blackfoot, The Outlaws

DOC HOLLIDAY - Song For The Outlaw (1989)
Par LONG JOHN SILVER le 5 Septembre 2016          Consultée 1087 fois

Comment ça ?! Personne n’a jamais pensé à causer DOC HOLLIDAY sur ce site ? Pourtant un des hauts responsables (qui souhaite rester anonyme et on le comprend : respect de la vie privé et patati et patala) affiche fièrement la bannière Southern Rock jusque sur la porte de ses WC. C’est un vrai, un pur, Fan de Rick Medlocke, du révérend Gibbons, un tatoué élevé à LYNYRD SKYNYRD et au MARSHALL TUCKER BAND autant qu’au banania. Mais voilà, Marco l’a traumatisé en réclamant des cacolacs, que personne ne vend plus. Quand je lis ses chroniques, je tombe sur DURAN DURAN, BOY GEORGE et George MICHAEL… C’est son côté fille, ça. Notez je dis « fille » parce que « tapette », c’est pas avéré et de toute façon, c’est pas permis. De même que c’est « «fille » et pas « gonzesse ». Aucun jugement de valeur là-dedans, nous sommes, nous aussi, nous autres chroniqueurs, nantis de sensibilité, et que celui qui ne craque pas de temps à autre sur la musique pour gonz… pour nanas lui jette ses protections auditives. N’oublions pas qu’à cette heure-ci les enfants nous regardent.Bon, et puis qui parle mieux que lui des OUTLAWS ou de BLACKFOOT ?

Là, je viens de passer à ligne parce qu’on m’informe à travers l’oreillette, que notre bien aimé Rédac chef, vient de coller un trois étoiles au nouveau BLACKFOOT, boys band monté de toutes pièces par Medlocke… C’est froid un téléscripteur. Quelque part la méditation s’impose.

Du coup, plutôt que d’aborder un thème compliqué ; en se jetant sur les deux premiers disques de DOC HOLLIDAY, groupe ancré dans le paysage southern rock derrière LYNYRD SKYNYRD, MOLLY HATCHET, 38 SPECIAL, OUTLAWS, POINT BLANK et bien entendu BLACKFOOT ; autant se la jouer plage, dehors le soleil tape dru donc la température est parfaitement adaptée à une formation Georgienne. Par pareille canicule, quoi faire d’autre sinon aborder un parmi ces inénarrables lives inutiles du hard rock tant prisés par Erwin ? Quoi ! j’ai dit son nom ? Non, j’lai pas dit !

Allez, comme je suis pas revanchard (m’enfin trois au pseudo BLACKFOOT, tout de même…), je vous la fais courte. DOC HOLLIDAY est apparu au début des 80’s avec deux skeuds publiés la même année, pas dégueus du tout, pendant que Lynyrd était encore mort donc. Et puis, survient le drame : comme les autres il doit se soumettre à l’empereur Hard Fm et paille dans le nez. Subtilement intitulé Modern Medicine, leur troisième disque publié en 1983 est un traitement qui manque de les achever. D’où Danger Zone qui annonce une forme de rédemption en 1986. Mais de rétablissement total, pas exactement. Ce Live a été capté sur la route en 1988. On ne retrouve pas ici le Line-up original du combo emmené par Bruce Brookshire, le guitariste chanteur, ni même celui qui a enregistré Danger Zone. On pourrait quasiment qualifier ce DOC HOLLIDAY de Bruce Brookshire Band car, fait peu courant, même Eddie Stone (claviers) est absent, or il n’est pas remplacé. Musicalement parlant, DOC HOLLIDAY se situe au crossroad entre LYNYRD SKYNYRD pour le sens du swing et BLACKFOOT pour le côté Heavy. Lynyrd, Doc, Blackfoot (le vrai, celui qui s’en va sur Highway song Live), trois tailles différentes de courgettes sudistes, pour des plaisirs variés qui se ressemblent tout même pas mal.

C’est fou ce qu’ils aiment mettre le mot « song » dans leurs titres, les rugueux sudistes, hein ? Parce qu’au fond : « touteu la musiqueuqueu j’aimeuh, elle vient de là, elle vient du bluze ». C’est comme ça, on a une âme, on est humain : « si vous nous piquez ne saignons nous pas ? » Oui je sais ça fait toujours du bien de se mettre en bouche les textes écrits par les plus grands des poètes. Bon, une âme c’est bien joli, mais voyez vous, ce qu’on attend de pareil objet, c’est quelque chose de largement plus palpable, surtout qu’il fait chaud*. Les espagnols appellent ça des cojones, il paraît que ce terme vient de la tauromachie et que c’est intraduisible. Ajoutons que quelques lignes célébrant feu Ronnie Van Zant sont inscrites par ici, je cite : « He lived the life, the whiskey and the fights » mais le « Good Lord » lui a demandé de venir chanter dans son big band. Et puis, où aller pour enregistrer un best of Live, sinon au sud, où un aède français te dirait que "le temps dure longtemps" ? Donc, là on sillonne la Georgie, on passe à travers les Caroline et en Virgine. Que des meufs ! (ouf… j’ai failli écrire gonzesses) Les salopiauds ! Ça cause Good Lord sur la pochette, ça joue « Lonesome Guitar », toussa juste POUR. Je vous laisse choisir ce qu’il convient d’ajouter après « pour ». J’ai pas envie d’avoir des ennuis alors que j’accomplis un devoir de vacances !

Du gras, du bide, d’accord, mais du qui a du goût, nous exigeons donc. On lance la rétrospective sur « Last Ride », déjà un truc de cowboy, Bruce fait honneur à son prénom de sauveur du Monde, on est aux states à l’endroit de la ceinture biblique. Le tout étant de savoir si on parle religion, géographie ou fessée. Bon je m’égare. Les scories 80’s n’ont pas vraiment disparu - « la vie ne m’apprend rien » aurait pu entonner le poète Brookshire -, on reconnaît le son typique de la caisse claire qui joue comme le marteau enfonce le même clou. Le rendu est très très propre et puis il y a ces chœurs féminins, hérités de Lynyrd – soit – mais qui sonnent terriblement variété. Mais il y a aussi de l’énergie, des grosses grattes et la voix du futur révérend. Oui, lui aussi a choisi Djizeusse plutôt que Zeus. Qui a dit : "normal, c'est sa soeur "  ? Autrefois, quand un garçon offrait des roses, c’était par quatre sur une bouteille de mauvais bourbon (pléonasme**). Sinon, on se parfumait avant tout au Jack. La poudre ne se mettait pas que dans les guns. En tout cas, pas forcément aux yeux. Un concert pouvait se révéler chaud comme la canicule dans un Western Spaghetti où on voyait les mecs transpirer.

Alors oui, on entend bien « Southern Man », « Song For The Outlaw » (même si elle s’avère à peine plus offensive que du DIRE STRAITS dans cette version), le riff emballant de « Ain’t No Fool », ainsi que la magistrale « Lonesome Guitar », totalement calquée sur le « Freebird » de tonton Leonard. « Country Man » ne peut pas laisser insensible nonobstant une couleur trop lisse au début (la fucking caisse claire, les chœurs et blablabla), les passages instrumentaux dépotent grassement. On oubliera largement « Home Town Sweetheart » aussi mollasson que typé (fucking) 80’s. Malheureusement édulcorée au même soda, « Magic Midnight Lady » reste une song efficace, c’est ce qui la sauve, sinon on se croirait presque chez Phil COLLINS. La honte est évitée de justesse. S’ensuit « Moonshine Runner ». Et puis « Bad Love ». Ah bon ? Heureusement, au loin dans le couchant, résonnent ces voix : « Lonesome Guitar, take me home… ». Enfin un peu de VRAIE poésie dans ce monde de parvenus. Ici, on peut dire : chantez les filles, ça c’est de la ballade de southern man Kitu avec des soli de gratte Kitu Toutotan !!! Et voilà le travail.

Commencer à chroniquer un groupe en présentant un Live dispensable n’est pas bien charitable, je le concède. Probablement que le trouble lié à l’attente avant parution de la chronique du nouveau truc nommé BLACKFOOT y est pour quelque chose. Comme tout se finit en song chez les outlaws, je l’expliquerai davantage par le fait que Highway song Live des rednecks indiens a laissé une empreinte méritée à la mesure de l’oubli où est confiné ce Song For The Outlaw. The winner takes all parce qu'aussi un jour, un autre grand poète a dit : « le monde se divise en deux catégories, ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui creusent ». DOC HOLLIDAY s'est longtemps accroché. Au nombre des années, plus que BLACKFOOT. Ce groupe vaut bien mieux que ce témoignage trop policier pour un honnête outlaw. Néanmoins, faire publier une chronique sur un live inutile du hard rock, alors que l’actualité de la rentrée est déjà copieuse, ça vaut son pesant de "songs" pour outlaws. On est rebelle ou on ne l'est pas quoi. C’est l’intention qui compte, paraît-il.

* Et non, la réplique « mettez-vous à l’aise » n’est pas de mise, on n’est pas (encore) le premier samedi du mois à minuit.
** Si, si c’est dégueulasse

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   LONG JOHN SILVER

 
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- Bruce Brookshire (guitare, chant)
- Daniel Bud Ford (basse)
- John Vaughn (batterie)
- Billy Yates (guitare)
- Karen Barlow (choeurs)
- June Repert (choeurs)


1. Last Ride
2. Southern Man/doin' It Again
3. Home Town Sweetheart
4. Song For The Outlaw
5. Ain't No Fool
6. Magic Midnight Lady/moonshine Runner
7. Bad Love
8. Lonesome Guitare



             



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