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DIVERS COMPOSITEURS JEUX VIDEO - The Greatest Video Game Music - Choral Edition (2016)
Par CHIPSTOUILLE le 12 Janvier 2017          Consultée 539 fois

Le premier réflexe de tout un chacun à l’évocation de chœurs et jeux-vidéo sera probablement de penser au thème principal de Skyrim. Dans le mille Emile, Dragonborn figure fièrement en piste 8 de notre disque du jour. Mais contrairement à ce que Video Games Live nous proposait dans sa 3ème mouture, il n’est pas question de chœurs virils et guerriers. Ce Choral Edition joue, et nous en sommes les premiers étonnés, une carte en effet plus subtile. C’est la version chantée par les bardes qui a ici été arrangée, avec une chanteuse en premier plan. Les chœurs, bien présents, sont relégués en arrière, faisant plus office d’accompagnement.

Dragonborn est symptomatique de ce disque désarçonnant de par sa féminité. Andrew Skeet laisse ici la direction de The Greatest Video Game Music à Peter Nordahl, deux personalités différentes, le premier était un exécutant sans personalité, le second a une vision. C’est Myrra Malmberg qui est en effet mise en valeur ici, plus que les chœurs qui la soutiennent tout du long, à quelques exceptions près. Une inversion des rôles, qui explique plus facilement la présence de Still Alive, la fameuse chanson de Portal. Un choix antinomique avec un disque centré sur les chœurs à première vue, mais qui s’avère peut-être l’une des meilleures surprises de l’album. Still Alive est portée avec légèreté par quelques nappes vocales qui se permettent quelques acrobaties inédites et appréciables.

Ce qui aurait pu faire office de fil rouge est la présence à trois reprises de l’Hymn of the faith tiré de Final Fantasy X. La version introductive annonce d’emblée la couleur, Myrra Malmberg fait premièrement son entrée et le chœur se contente donc d’un rôle second. Les 2 remix, qui donnent dans une sorte de trip new age électro ambiant éthéré, sont relativement courts et peu pertinents, voire méconnaissable pour le dernier. Ce qui ne provoque pas d’effet de lassitude, mais ne permet pas non plus, finalement, de créer ce fil conducteur qui semble ici avoir été tenté. Dans la même veine, la présence de "The choice", tiré de The Last Of Us ou "Sweden" de Minecraft sont assez énigmatiques. Ces longues pièces ambiantes dénuées de chant castrent dans leurs élans les rares montées de testostérone de l’album. Plus dommageable, les deux doivent s’accommoder d’une sorte de bruit étrange, qui rappelle de loin la friction d’une courroie de distribution…

Si The greatest video games choral edition se permet quelques risques, il ne choque pas pour autant. Le principal fait d’arme de Myrra Malmberg est d’avoir incarné une bonne partie du casting féminin des productions Disney dans leur version suédoises, ce qui s’entend encore ici. Nous sommes donc brossés dans le sens du poil. Il faut nécessairement reconnaître à cet album qu’il ne tombe pas dans les travers de ses aînés. Même s’il y a probablement quelques résidus de manipulations marketing derrière cet éloge à la sensualité féminine, c’est cette direction, ces choix, cette envie particulière qui incarnent le disque en premier lieu. On nous conte ici le voyage d’une femme seule dans un monde féérique. Douée de pouvoirs magiques, l’héroïne fait naître des chœurs masculins respectueux de leur génitrice.

Même lorsque l’album se fait plus masculin ou en prend la direction, Myrra Malmberg reprend finalement le dessus. L’excellent hymne des morts, tiré de God Of War 3, en est sans doute l’exemple le plus remarquable. La montée en puissance effectuée par le chœur de mâles lors de la descente aux enfers est sublimée par la chanteuse, qui transcende l’effet macabre de cette litanie. De même, The parting glass tirée d’Assassin’s Creed IV, jeu qui versait dans la piraterie et ignorait à peu près tout de la gente féminine (1), est reprise avec tant de douceur qu’il en ressort une fibre paternelle bienveillante, loin des exactions commises par ses premiers interprètes.

Si l’appréciation finale sera une fois de plus moyenne, comprenez ici que c’est affaire de goûts personnels et de cible manquée plus que de faute réitérée. The Greatest Video Game Music Choral Edition s’adresse en premier lieu à un public féminin, amateur de littérature fantasy ou gothique, qui appréciera certainement plus que votre serviteur, les instants de doute, les soieries et autres touches romantiques de cet album.

(1) Malgré la présence du personnage fort de Bastienne Josèphe dans l’extension Freedom Cry.

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   CHIPSTOUILLE

 
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- Ensemble Orphei Drängar
- Cecilia Ridynger Alin (direction choeurs)
- Myrra Malmberg (chant)
- Peter Nordahl (direction, production)


1. Final Fantasy X - Hymn Of The Faith
2. World Of Warcraft - Invincible
3. Skyrim - Age Of Depression
4. Final Fantasy X - Hymn Of The Faith (remix 1)
5. Dragon Age Inquisition - Main Theme
6. God Of War 3 - Anthem Of The Dead
7. The Last Of Us - The Choice
8. Skyrim - Dragonborn
9. Final Fantasy X - Hymn Of The Faith (remix 2)
10. Portal - Still Alive
11. Portal 2 - Cara Mia Addio
12. Assassin's Creed Iv - The Parting Glass
13. Minecraft - Sweden



             



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