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Bryan FERRY - Boys & Girls (1985)
Par MARCO STIVELL le 23 Avril 2011          Consultée 3343 fois

Je me souviens... Dans ma petite enfance, je n'avais pas encore globalement la notion de la musique, j'écoutais quelques cassettes mais sans chercher à développer mes connaissances, et encore moins quand il s'agissait d'autres artistes que j'entendais "au passage" mais dont j'aimais pourtant bien les chansons. C'est un peu le cas du Boys and Girls de Bryan FERRY, dont je n'avais plus aucun souvenir au bout d'un certain nombre d'années. Le fait est que nous avions une platine vinyle et qu'elle a très vite (par rapport à mon enfance) cessé de marcher, ce qui fait que nous n'avons plus pu écouter de vinyles, et pendant longtemps, Boys and Girls s'est retrouvé coincé sous une pile de disques, prenant la poussière. Je le voyais (l'étagère n'avait que de fines barres pour fond) et j'étais tenté de l'écouter. Quel plaisir de l'avoir retrouvé, en CD cette fois !

Bryan FERRY est à l'orée des années 80, couronné de succès. En même temps que Roxy Music, il a suivi une carrière solo déjà importante et plus ou moins saluée par le public. C'est avec le fameux groupe qui l'a révélé qu'il tire son épingle du jeu (on citera tout juste les best-sellers Flesh and Blood et Avalon), pourtant à l'apogée de leur gloire, il décide de les quitter (le groupe se désagrègera peu de temps après). Ce n'est qu'en 1985 qu'on le retrouve sur le devant de la scène, avec le présent Boys and Girls.

En imaginant que l'on n'a pas écouté les derniers Roxy Music (ce qui est rare pour des amateurs, mais faisons comme si), il va de soi que cette époque n'est plus vraiment celle du glam-rock sophistiqué. En 1985, on nage plutôt entre batteries électroniques et synthétiseurs foisonnants, et notre petit doigt nous dit que ce Boys and Girls s'inscrit dans cette lignée. Décidément, "on" ne se trompe jamais ! La seule date de sortie justifie le choix du son, mais aussi de la musique, et de même qu'Avalon a constitué le "breakthrough" de Roxy Music, Boys and Girls deviendra l'album le plus vendu de Bryan Ferry en solo.

Ce que l'on aurait tort de bouder, y compris en n'aimant pas ce son ni cette époque. Car ce n'est pas tous les jours que l'on rencontre un groupe aussi resserré que classieux, abritant à la fois Bryan Ferry, Guy Fletcher (alors nouveau membre de Dire Straits), Omar Hakim (entre deux répèt' avec Sting) ainsi qu'un certain David Gilmour. Et la liste des invités est aussi longue qu'une jambe d'Adriana Karembeu : Tony Levin (on ne le présente plus), Jon Carin (futur Pink Floyd des tournées), Mark Knopfler (!!!), Nile Rodgers (qui n'a décidément pas fait que "Le freak, c'est chic"), Jimmy Maelen, David Sanborn, Marcus Miller pour ne citer que les plus connus et autres sessionmen bien de l'époque. Ca vous la coupe hein ?

Avec un tel personnel, cet album ne pouvait qu'être bon. Faites abstraction du son et... Ah non, pardon, vous serez OBLIGES d'aimer les années 80 après avoir écouté Boys and Girls. Ok je rigole, mais c'est de votre faute aussi. La musique à cette époque, ce n'est pas qu'une histoire de son, et chaque composition de ce disque tend à nous le rappeler, sans parler de tous les autres. Bryan Ferry fait naviguer sa musique entre pop FM et funk, sans oublier quelques clins d'oeil plutôt bienvenus à commencer par "Valentine" qui est... un reggae. Mais un reggae lui aussi bien d'époque et sur lequel Mark Knopfler vient poser sa guitare si délicate. "Sensation" et "Don't Stop the Dance" ont tout des bons hits eighties garnis de synthés, batterie triggée, choeurs féminins et parfois saxophone (alto là par contre, pas aussi ronflant que celui d'Andy Mackay). Notons quelques plages à la limite de l'aventureux, comme le court "A Waste Land" - une simple transition - ou encore le morceau-titre, nettement plus calmes que les autres. Retenons surtout "The Chosen one" est l'excellent "Stone Woman", chanson où l'art des guitares intelligentes (hors solos) est le mieux développé.

Comme beaucoup d'albums de cette époque hélas honnie, Boys and Girls est à la fois très représentatif et n'a surtout pas à faire rougir son auteur.

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   MARCO STIVELL

 
  N/A



- Bryan Ferry (chant)
- Alfa Anderson (chant)
- Jon Carin (claviers)
- Michelle Cobbs (chant)
- Yanick Etienne (chant)
- Colleen Fitz-charles (chant)
- Lisa Fitz-charles (chant)
- Simone Fitz-charles (chant)
- Guy Fletcher (claviers)
- David Gilmour (guitare)
- Omar Hakim (batterie)
- Virginia Hewes (chant)
- Ednah Holt (chant)
- Neil Hubbard (guitare)
- Neil Jason (basse)
- Chester Kamen (guitare)
- Mark Knopfler (guitare)
- Tony Levin (basse)
- Jimmy Maelen (percussions)
- Martin Mccarrick (violoncelle)
- Marcus Miller (basse)
- Andy Newmark (batterie)
- Nile Rodgers (guitare)
- David Sanborn (saxophone)
- Keith Scott (guitare)
- Alan Spenner (basse)
- Anne Stephenson (cordes)
- Fonzi Thornton (chant)
- Ruby Turner (chant)


1. Sensation
2. Slave To Love
3. Don’t Stop The Dance
4. A Waste Land
5. Windswept
6. The Chosen One
7. Valentine
8. Stone Woman
9. Boys And Girls



             



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