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BLONDINO - Jamais Sans La Nuit (2017)
Par MARCO STIVELL le 29 Mars 2017          Consultée 273 fois

BLONDINO, nom donné en hommage au Grand Blondino, roman de l'écrivain suédois Sture Dahlström, est le nom opté par Tiphaine Lozupone, chanteuse aux cheveux couleur de blé et accompagnée par Jean-Christophe Ortega, guitariste-claviériste ainsi que l'arrangeur François Baurin.

Le groupe opte pour une formule très française et désormais bien établie dans l'air du temps, une pop contemplative à base de synthétiseurs et de programmations, sans le côté dansant que certains peuvent amener. Au contraire, ici on reste dans un registre lent. La dose de nostalgie appelle à une sensibilité pour des poèmes surréalistes et des chanteurs comme Serge GAINSBOURG et Alain BASHUNG.

Rien d'original donc, l'intérêt est de voir comment le combo développe ses ambiances et sa personnalité propre. Déjà, leur premier single "Oslo" permettait à la chanteuse d'incarner un pendant féminin vocal de l'interprète de "Volontaire" et "La Nuit Je Mens". Le premier EP 4 titres de BLONDINO employait un ton relativement acoustique, avec déjà cette recherche d'une beauté diaphane et précieuse par les textes et le recours de sons modernes.

La guitare folk laisse place à l'électrique et aux échos, à la saturation grésillante qui altère les nappes feutrées et la voix de mademoiselle Lozupone, très claire, baignant dans un falsetto constant. Une atmosphère fort belle se dégage sur "Les Lumières de la Ville" (single proposé en amont de l'album), puisque l'on parlait de contemplation. Une flûte double la mélodie chantée de manière fugace, le piano sautille comme une petite fille dans la rue en bas alors que la narratrice insomniaque s'attarde à la fenêtre.

On aime aussi "Bleu" pour cela et "Leviathan" pour son refrain qui n'en est pas un, avec ses vocalises doucereuses. Sur d'autres titres, les percussions sont mieux marquées mais sans jamais déroger au climat serein, ou simplement propices à une sorte de méditation urbaine. Même lorsque la musique s'emballe et les sentiments se durcissent ("De Verre"), ce n'est que brièvement exploité et tout s'enchaîne de façon limpide.

Avec le travail de Jean-Christophe Ortega, les plaintes et rugissements de guitare contenus, les arpèges coulés dans la réverbération, les effets cristallins aux claviers, on se rapproche d'une pop indépendante nordique, suédoise voire islandaise, sans le côté glacial et inquiétant qui se retrouve souvent chez les artistes locaux. "L'amour N'est-il" reste formel, le chant féminin est une caresse nuancée et l'univers musical tend à la respecter. C'est, avec "Sylvia", l'un des deux morceaux repris de l'EP.

L'écoute de l'album procure un plaisir non feint, elle en demande une deuxième éventuellement, voire une troisième pour permettre à l'auditeur de s'immerger complètement. Comme un bain dans une eau froide dans lequel on tient à rentrer progressivement et non pas avec violence. L'homogénéité globale est à double tranchant, à chacun de voir, mais on tient là en somme un début prometteur .

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   MARCO STIVELL

 
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- Tiphaine Lozupone (chant)
- Jean-christophe Ortega (synthétiseurs, guitares)
- François Baurin (arrangements)


1. Nos Territoires
2. Bleu
3. Jamais Sans La Nuit
4. Toute Une Nation
5. Léviathan
6. Les Lumières De La Ville
7. Tant Qu'il Y Aura Des Hommes
8. De Verre
9. L'amour N'est-il
10. Sylvia
11. Icône



             



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