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The DEAD DAISIES - Live & Louder (2017)
Par LONG JOHN SILVER le 16 Juillet 2017          Consultée 386 fois

C’est l’été, or qui dit été dit vacances, plages, alcool, petites pépés et DEAD DAISIES, c’est comme ça depuis trois ans puisqu’à l’orée des jours torrides Live & Louder apparaît en magasin. « We gotta long way to go », nous entonnent (presque) tout de suite Corabi et Mendoza, dès le premier refrain de la première chanson jouée. Si ça c’est pas un appel pour la route, qui colle bien au goudron sous la canicule, je me ressers un whisky. Et puis on peut appuyer sur le champignon en roulant à tombeau ouvert. En revanche le mot « vacances » ne figure pas au programme des musiciens des DEAD DAISIES, le groupe est constamment – encore au moment où je produis ces lignes pour un salaire de miséreux – en transhumance, comme depuis que Corabi a pris la place. On aimait bien le groupe depuis ses débuts mais on n’aurait pour autant parié sur son sort. Même après le sympathique Revoluciòn. Il est assez incroyable de remarquer qu’à base de line-up instable, ce gang de requins, de seconds couteaux, soit parvenus à afficher une pareille cohésion, comme si les départs de Fortus et Reed l’avaient rendu encore plus solide, de même façon que lorsque Corabi a supplanté Stevens* et que Mendoza a choisi d’opter pour ce qui a l’air d’un CDI. L’album Make Some Noise déborde d’énergie et de qualités, la sauce prend carrément, restait à l'envoyer on stage.

ET là aussi, que de progrès effectués ! Car ce line-up paraît soudé comme jamais, s’éclate à jouer du rock’n’roll, sans arrières pensées. Live & Louder a été enregistré sur différentes dates de la tournée européenne à l’automne 2016 or l’accueil est enthousiaste par chez nous**. DEAD DAISIES est présenté comme un super groupe sur les affiches qui rappellent pour chaque musicien qu’il fut « partie de ». Ça agace Corabi, qui fait mine parfois de s’en plaindre en public, pas certain que les spectateurs connaissent mieux les concepteurs de la pub en question que lui. Mais la meilleure réponse c’est sur le terrain qu’il la donne, lorsqu’il chante et que les autres l’accompagnent. Et là pas de doutes : les mecs sont très très bons et en plus leurs propres chansons sont excellentes. Parce comme je l’avais précédemment évoqué les Daisies aiment aussi jouer des reprises et pas seulement pour proposer des sets d’une durée décente comme à leurs tout débuts. Perpétuant ainsi une sorte de tradition que partagent pas mal de bluesmen/folkeux/rockeux qui font systématiquement référence à ceux qui les ont inspiré. C’est ainsi qu’on en compte un tiers figurant au présent track-listing dont certaines ont déjà fait l’objet de publication sur les albums studio. D’ailleurs on n’aurait pas boudé « Evil », reprise par le groupe sur Revoluciòn et en tournée juste après sa parution, d’après la version immortalisée par CACTUS en 1971. Si les titres de Live & Louder sont issus de dates différentes, ceux-ci s’enchainent bien tels que joués chaque soir. Pas de blanc entre deux, on préserve ainsi l’unité de temps et de lieu ressentie lorsqu’on assiste au concert.

Le set enchaîne dès le départ deux titres emballants, « Long Way To Go » et « Mexico », deux bombinettes rock’n’roll qui donnent envie de remuer le popotin. Doug Aldrich est époustouflant tout du long, il n’hésite pas sur les couches à la talk-box, comme au bon vieux temps. On pense souvent aux collègues d’AEROSMITH qui ont survécu à tous les excès. Notamment sur « Last Time I Saw The Sun » au riff calqué sur celui de « Draw The Line », alors que Corabi nous chante le blues du rocker au taf : un type qui ne voit jamais le soleil, sur un background qui évoque une des caravanes les plus toxiques de l’histoire du rock. « Make Some Noise » devient bien un hymne absolu de rock pour stades a mi-chemin entre « I Love It Loud » et « We Will Rock You ». On s’amusera à reconnaître les références citées par les musiciens lors de leur présentation ("Band Intros"). Le lien avec les différents publics visités se ressent d’un bout à l’autre du disque, les DAISIES parviennent haut la main à faire passer une excellente soirée à tout le monde, où la ravageuse « Mainline » vient défouler le public vers la fin du show. Cela permet ensuite d’en finir par trois covers, dont « Helter Skelter », qu’on n’ose plus présenter, captée à Hambourg (« second home of the BEATLES »), soit un titre repris depuis les débuts par les différentes formations du groupe ayant joué live. Qu’en dire ? Bah, ça déchire grave, Corabi tient le monde dans sa paume et Aldrich se lâche aux moments opportuns, les gars insèrent une belle citation de « Nobody’s Fault But Mine » du Zep. Franchement il faut pouvoir se distinguer parmi ceux – nombreux - qui ne cessent de jouer cette chanson de McCartney. Mission accomplie - sans aucune contestation envisageable - par les pirates des Daisies.

Plus surprenante est la reprise « We’re An American Band » de GRAND FUNK RAILROAD. Sachant qu’à la base, le propriétaire des Daisies, le sémillant businessman/pilote David Lowy est Australien. Ne nous arrêtons pas à de vagues questions de frontières, qui n’ont jamais empêché aucun de ces gars d’avoir le plus souvent un souvenir lointain de son « chez-soi ». Certaines éditions proposent un DVD contenant pas mal d’interviews et d’images prises sur la tournée européenne où l’on constate que Brian Tichy – outre le fait que c’est un mastard qu’on préfère avoir dans son équipe au cas où – est un as des baguettes voltigeuses. Et qu’Aldrich fait pareil avec un médiator. Là encore les images sont sympas, bien torchées, les entretiens rondement ficelés, plus intéressants que dans pas mal de réalisations auto-promotionnelles connues. Et souvent drôles. Où il se confirme qu’avant d’être un « super groupe », les DD forment un ensemble simple et direct, comme leur musique. Un « blue collars band » comme aime à le définir Doug Aldrich. Les DEAD DAISIES sont dans la place, c’est le moment d’entonner ensemble :
« JOIN TOGETHER WITH THE BAND !!!!! »

* Jon Stevens est cofondateur des DEAD DAISIES avec David Lowy
** La tournée s’est jouée à guichets fermés

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   LONG JOHN SILVER

 
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- John Corabi (chant)
- Doug Aldrich (guitare, choeurs)
- David Lowy (guitare, choeurs)
- Marco Mendoza (basse, choeurs)
- Brian Tichy (batterie)


1. Long Way To Go
2. Mexico
3. Make Some Noise
4. Song And A Prayer
5. Fortunate Son
6. We All Fall Down
7. Lock'n'load
8. Something I Said
9. Last Time I Saw The Sun
10. Join Together
11. With You And I
12. Band Intros
13. Mainline
14. Helter Skelter
15. American Band
16. Midnight Mosers



             



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