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The DEAD DAISIES - Make Some Noise (2016)
Par LONG JOHN SILVER le 1er Septembre 2016          Consultée 752 fois

Mais c’est qu’il s’en passe des choses autour de la planète Axl DC ! Au moment où le rouquin devient le meilleur frontman sur trône d’AC/DC, Richard Fortus est sommé de rallier toutes affaires cessantes le vaisseau amiral afin d’accueillir Slash et de rester dans son ombre. Dizzy Reed reprend son orgue dans la même direction. Pas grave. C’est de fait David Lowy, le guitariste aussie, qui devient seul propriétaire des clés d’un combo qui accueille toutes sortes de requins prestigieux et qui, mine de rien, leur permet d’enregistrer en loucedé. La doublette Gun’s s’étant (définitivement ?) fait la malle, Corabi et Mendoza en ont profité pour prendre toutes leurs marques. L’arrivée de Doug Aldrich permet à présent à WHITESNAKE de placer deux ex-comparses. Doug est bien connu pour avoir saturé l’espace DIO de tout plein de notes dont on ne retient pas forcément tout justement, mais la vie, l’expérience, les échecs lui ont fait revoir sa position. Quand la porte de KISS s’est refermée, toussa parce qu’il avait tenu à placer ce fameux tout, tout ce qu’il savait faire pendant l’audition.

Qu'on se le dise, The DEAD DAISIES est un repère d’honnêtes mercenaires, des requins qui jouent du rock’n’roll bien gras. Et lourd comme il se doit. D’once de finesse tu ne dégoteras pas aisément. On note , ni vu ni connu, qu'un squale aux dents jadis redoutables navigue dans l'entourage du groupe. Marti Frederiksen aurait mérité à plusieurs reprises qu'on lui appliquât la sentence suprême, mais il a survécu au milieu des flammes de l'enfer hard fm, il s'en est sorti (?) sans encombre. De ce point de vue-là, ça ressemble à une association de malfaiteurs. C’est le moment de décapsuler une bière de redneck avec les dents. Le son est plus Heavy que sur Revoluciòn, moins rock’n’roll, absence de claviers oblige, mais on ne remplace pas Dizzy, demandez à Axl pourquoi. Bon point, ça sent moins le policé, The DEAD DAISIES envoie du Heavy blues, comme autrefois CACTUS ou MOUNTAIN, comme tente - aussi - de le faire MONSTER TRUCK aujourd’hui. Or, force est de constater qu’entre la jeunesse pleine de fougue et de bonne volonté ou des (déjà) vieux briscards aussi filous qu’expérimentés, yapafoto. Même si ces derniers font preuve du même péché mignon qu’auparavant, à savoir étirer inutilement l’opus en proposant douze titres.

Alors oui, globalement, l’arrivée de Doug Aldrich fait du bien. Depuis ses égarements proto-shred, la barbe a poussé sur son menton, mais pas trop, il se la pète juste comme il faut. C’est « Long Way To Go » qui entame le disque, une relative déception sentimentale au départ. Elle part sur les mêmes bases que « Mexico », sorte de hit crétin qui ouvrait l’album précédent paru à peine un an plus tôt, sans arriver, ni chercher en fait, à être aussi racoleuse. C’est que le son a évolué et qu’on s’aperçoit, sur la durée, que « Long Way To Go » est un excellent titre rock bourré de tas de trucs épatants. Difficile de faire mieux que « Mexico » de toute façon. La voix du pirate Corabi est impeccable, charismatique, en revanche il semble s’être considérablement empâté depuis qu’on l’a croisé dans le hall du Zénith, juste après avoir chanté en première partie de KISS. Et puis Aldrich assure grave derrière, mixé un poil en retrait pour éviter tout débordement. Charité bien ordonnée faisant force de Loi un peu partout.

On s’autorise le pop’n’roll sur « Song And A Prayer », avec des chœurs aériens. Entre temps, « We All Fall Down » a déjà fait pas mal d’effet, c’est du TOTO avec des bollocks quelque part. Sinon Tichy et Mendoza bucheronnent comme jamais sur « Make Some Noise », leur « I Love It Loud »* à eux. Les deux reprises sont particulièrement réussies, n’oublions pas que DEAD DAISIES est aussi un cover band, notamment sur scène. La palme revient à « Fortunate Son » qui tient la dragée haute à la version enregistrée par les FOO FIGHTERS et John Forgerty récemment. L’emphase très vintage apportée à « Join Together » est moins roborative mais en jette suffisamment pour parachever l’opus de façon autoritaire.

Si l’ensemble s’avère ressembler à un festival (sous contrôle) de guitares, la couleur choisie reste proche de ce qui se faisait (de meilleur certes) avant la révolution Van Halen, exceptés les excellentes « Mine All Mine » et « Freedom » aux riffs et progressions que n’auraient pas reniés Edward aux mains d’argent. Si on sait Eddie toujours capable de tout sur un manche, même de nous surprendre, on regrette qu’il ne soit plus en mesure de parvenir à cette simplicité de composition. Difficile d’être exhaustif sur ce skeud sans en faire une tartine, il aurait gagné à nous laisser un arrière-goût de trop peu. On pourrait mettre en avant la punky « Mainline », bien corrosive. Et puis ça joue aussi grave bien sur « How Does It Feel », alors que « All The Same » paraît trop bien porter son nom pour être honnête. Elle s’écoute tranquilou calé dans son canapé quand l‘autre flibustier te balance « Don’t Need Cocaïne » jouant à Steven Tyler de manière étrangement convaincante, derrière on se met en pilotage AEROSMITH. Cooool !

Tout ceci ne comporte absolument aucune trace de quoi que ce soit d’absolument incontournable, Make Some Noise ne remportera certainement jamais l’award de l’album qui a révolutionné le Culte de l’Enfant Roi du Rock’n’roll. En attendant, les DEAD DAISIES emportent la breloque en or dans la catégorie cet été. C'est la saison et surtout c’est bien chez les boucaniers qu’on utilise le meilleur alambic et les bons produits. Qu’on a le savoir faire aussi. D’ailleurs, The DEAD DAISIES est déjà écrit sur l'affiche de la prochaine Kiss Kruise, Gene et Paul s’étant pris d’affection pour ces sympathiques requins qui sillonnent les festivals. Et puis moi, ni vu ni vu connu, j’ai malgré tout cité tous les titres de l’album en dépit de ma volonté d’avoir voulu, ou plutôt décidé (après avoir subi des pressions infernales de Marco S, je proteste !**) d’être concis. Je vérifie. Ah non, j’avais oublié « Last Time I Saw The Sun », un rock’n’roll pépère où John prenait déjà le chemin qui mène au Dieu Steven Tyler. Du coup, ça rallonge un peu le propos. Mais encore une fois ce disque facultatif (parmi plein) en vaut la peine.

* Chanson de Kiss 1982
** nan, j’déconne

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   LONG JOHN SILVER

 
  N/A



- Brian Tichy (batterie)
- Doug Aldrich (guitare solo)
- Eric Lowy (guitare rythmique)
- Marco Mendoza (basse, choeurs)
- John Corabi (chant)
- + Marti Frderiksen (choeurs, écriture)


1. Long Way To Go
2. We All Fall Down
3. Song And A Prayer
4. Mainline
5. Make Some Noise
6. Fortunate Son
7. Last Time I Saw The Sun
8. Mine All Mine
9. How Does It Feel
10. Freedom
11. All The Same
12. Join Together



             



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