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2017 Loov
 

- Style + Membre : Skip The Use

Mat BASTARD - Loov (2017)
Par ERWIN le 3 Septembre 2017          Consultée 662 fois

Le show biz... SKIP THE USE pouvait devenir un véritable fleuron de rock hexagonal et faire la nique aux anglo saxons. Allez chercher les raisons des ruptures... Pppfff, on y sera encore dans des décennies. Mat se retrouve donc seul aux commandes, ce qui n'a rien d'étonnant vu qu'il était le compositeur principal du groupe. Il ne devrait donc y avoir que peu d'évolution en termes de musique. Et voici un premier opus sobrement intitulé Loov. On a déjà évoqué la personnalité de Mat, ses influences et goûts. Rajoutons que notre artiste s'est installé aux US, à Malibu... et travaille surtout à la production depuis quelques temps. Un vrai boulimique de son tous azimuths, mais Mat a décidé de s'offrir une pause pour lui.

Allez je vous rassure de suite. Déplacez immédiatement le saphir sur les titres suivants. En premier lieu sur les deux que Mat chante - au moins en partie - en Français ! Et oui, voyez plutôt : « Vivre mieux » est une sacrée bonne surprise, titre super rentre dedans qui procure une vraie joie ! Les refrains déchirent leur race et le chant frenchy laisse une excellent impression, Mat assure superbement et ses textes sont incisifs. Voila qui laisse présager d'un avenir radieux. Cette courte course contre la montre est un must. Puis voyez cette guitare folk sur « Stand as one » qui débouche sur un titre électro en forme d'hymne. Le talent est toujours à l'oeuvre sur ce premier disque solo de mat pas de doute, s'en est insolent tellement ça sonne simple. On sent les influences, il y a tantôt du NOIR DESIR, tantôt du MUSE la dedans et l'ensemble sonne résolument moderne, on y retrouve les chants d'enfants, comme sur le classique « Ghost ».

Plus loin, le riff de « Shout » est sacrément original, on a réellement envie de rencontrer la chanson mais elle demande une certaine opiniâtreté, elle part un peu dans tous les sens comme si Mat avait collé entre elles plusieurs compositions. Au final cependant, une vraie identité parvient à se dégager. Et un solo de guitare tiens ! Voilà une chose qui manquait quelque peu à son précédent groupe, et un bridge fondamentalement metal assez sublime, tout ceci se terminant par un sprint punk surprenant. C'est ce qui s'appelle de la fusion !

Sinon, dans les morceaux remarquables, il y a « Shift the control », qui nous replonge là ou le dernier disque des lillois nous avait laissé. Ces coups de pattes rythmiques et cette manière si bombastique d'envisager le rock, c'est reconnaissable entre tous. Nous voilà pour le moins rassurés au niveau de la continuité. Du gros son, des refrains que nous reprendrons tous en choeur lors des sermons, super. Sur « More than friend », même analyse, c'est drôle tellement c'est reconnaissable. On retient la rythmique innovante pour embrayer sur « Girls », plus hard pop qu'alternative et vachement bien foutue.

Un esprit Punk plane sur le skeud : L'introductive « Wild » est une vraie profession de foi, pas de doute que le petit pois sauteur chti nous offre là un titre à sa seule gloire. C'est très bien foutu. « Rosemary » renoue avec les trademarks punk du groupe, c'est bien déjanté, avec une énorme basse. Rock'n'roll et pas de prise de tête. « Stay close to me » est dans cette même débauche de son, avec ce refrain fait pour rendre les salles de concert totalement aphone « its gotta be the same ».. Bon on avait pris l'habitude depuis « Birds are born to fly »

Et puis, nous sommes à l'ére de l'électro, dont acte : on entend un flow sur « Grave of broken dreams », puis nous évoluons vers un beat très rocksteady, trop éléctro pour être qualifié de reggae, nous évoluons dans un dub assez sympa. « Tamachute » achève le disque dans une ambiance à nouveau piano/électro réussie et « No remedy » pioche dans une électro pop de belle forme. « Honestly » et « Dark light » sonnent plus mainstream et sans doute un poil moins originales, mais cela reste de la bonne came.

Les divers éléments qui composaient la musique de Mat à l'époque de SKIP THE USE ont été sauvegardés, la qualité est belle et bien là, impossible de douter de l'implication du petit bâtard chti... C'est une fort belle sensation que d'écouter ce premier album solo, on se dit que le coquin en a encore sous la pédale. Pas la moindre déception à l'horizon, et pas la moindre compromission non plus, une saine évolution et plusieurs titres franchement brillants. On peut le dire et l'affirmer haut et fort : SKIP THE USE est mort, vive Mat BASTARD

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   ERWIN

 
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1. Wild
2. Shift The Control
3. Grave Of Broken Dreams
4. Rosemary
5. Honestly
6. More Than Friends
7. Dark Light
8. Vivre Mieux
9. Shout
10. Stand As One
11. Girls
12. No Remedy
13. Stay Close To Me
14. Tamachute



             



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