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ROCK PROGRESSIF  |  STUDIO

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THIS WINTER MACHINE - The Man Who Never Was (2017)
Par BAKER le 5 Novembre 2017          Consultée 450 fois

Le rock progressif est quand même un sacré bestiau. Lorsqu’on a plongé un peu dedans, on a l’impression que les sorties se suivent et se ressemblent, de façon assez décevante. On a l’impression d’écouter toujours la même chose, les mêmes sons, les mêmes transitions. Et puis, même si ça ne fonctionne pas à tous les coups, l’écoute répétée relève la beauté des disques... progressivement ; d’où le nom. Il en a été ainsi de ce WINTER MACHINE, jeune formation anglaise dont les membres séparés donnaient plutôt dans le pop rock et qui en se réunissant ont lorgné vers le néo, et notamment JADIS. D’où découverte un peu tiède. La production est assez bancale, avec notamment le son d’orage du Yamaha TG-33 (ça non, plus jamais !), des guitares heavy qui sonnent très faibles (ce qui par ailleurs évite le bourrinage), et donc de-ci de-là quelques maladresses qui en sont presque touchantes. Une sortie lambda qui semblerait donc largement anecdotique.

Mais si on gratte le vernis, on se rend vite compte que ces messieurs savent vraiment écrire de bonnes chansons. Autrement meilleur que "Invisible Man" de MARILLION sur le même thème, l’epic d’ouverture fait franchement le job, avec de la simplicité, des transitions pas trop hâchées (voire très naturelles), de la mélancolie parfaitement distillée. Ils n’inventent rien, ça non, ils se contentent d’écrire un beau titre. Il se trouve juste qu’icelui dure 16 minutes, mais c’est un détail. Les mélodies au bout de quelques écoutes se retiennent sans aucun effort et on se surprend rapidement à les siffloter. Sous la douche, en voiture, au boulot. Plus loin, "After Tomorrow" délivre un refrain touchant et évident, poignant sans tomber dans le pathos : une grande page du prog contemporain, l’air de rien. C’est cette simplicité derrière le “vernis prog” qui fait mouche. La chanson est pratiquement en mono, mais who gives a fuck ? (NDLR : Now loading Marillion’s Beyond You... Nope, no fuck was given).

Si le reste de l’album est un poil en-deça (de part sa faconde prog-metal, "Fractured" souffre vraiment de la production inégale), le groupe ne lâche rien, reste toujours maître de ses instruments et de ses influences. Un peu plus contemporain, plus urbain que ses coreligionnaires, mais surtout maîtrisant subtilement l’équilibre entre technicité et poésie, THIS WINTER MACHINE partait comme un outsider et s’impose aux forceps, certaines mélodies revenant vous hanter longtemps après la fin du disque. Conseillé non seulement aux amateurs de joli prog rock non-vroum vroum, mais également aux fans de rock indé dans lequel le quintet puise ses racines. La note réelle est plus de 4,5 mais je donne le petit extra pour les booster car, outre la qualité intrinsèque de l'album (dans sa grande majorité en tous cas), TWM possède également le son et la patte d'un groupe amateur. Vous savez, de ces groupes amateurs qui vous donnent un plaisir fou et que vous chérissez, du culte quoi. Du culte qu'on n'a presque pas envie de partager, de voir grandir.

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   BAKER

 
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- Al (chant)
- Graham (guitares)
- Scott (guitares)
- Pete (basse)
- Marcus (batterie)
- Mark Numan (claviers, choeurs)


1. The Man Who Never Was
2. The Wheel
3. Lullaby (interrupted)
4. After Tomorrow Comes
5. Fractured



             



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