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2017 Bcciv

BLACK COUNTRY COMMUNION - Bcciv (2017)
Par BAKER le 13 Janvier 2018          Consultée 543 fois

Un bon album peut-il être pourri par une mauvaise première chanson ? Si on a tendance à penser que le reste des excellences équilibre, il faut avouer que l’introduction de ce dernier album de la Communion mettra l’auditeur mal à l’aise. Il était déjà curieux de voir le groupe renaître de ses cendres vu ce que ses membres se sont largué à la gueule ces dernières années ; mais débuter par une chanson non seulement moyenne, mais si incroyablement sous influence, il y a de quoi rester coi. Depuis le temps que Glenn Hughes nous serine que BCC serait le LED ZEP des années 2010, le voilà qui commet le sacrilège ultime : le Mellotron de John Paul, la voix de Robert, le riff de Jimmy, la lourdeur de la batterie à la John, jamais ils n’ont été aussi loin dans le mimétisme et, franchement, c’est trop, beaucoup trop voyant pour sacrifier la gêne au profit du plaisir. Et de se dire que si tout le disque est ainsi, le retour à la vie d’un des plus importants (mais instables) super-groupes contemporains est compromis.

Oh ! Un changement de paragraphe. Et de chanson. C’est en général à ce moment que tout bascule : on a droit à soit “fort heureusement, ta na ni ça déchire sa race”, ou bien “et malheureusement, ta na na ça suxxe”. Fort heureusement, ce sera un “fort heureusement” ! Grâce notamment à "Over My Head" qui est l’une des chansons les plus simples et pop du groupe (jusque dans le solo), et qui rapidement ne passe pas “au-dessus” de la tête, mais vient s’y ancrer profondément. La patate, l’optimisme, tout y est ! L’album peut enfin décoller, et ne perdra pratiquement pas d’altitude (sauf peut-être sur "Awake" qui est une chanson adorable mais, inexplicablement, sonne et se ressent comme une face B). Chacun des musiciens y va de sa petite heure de gloire en se permettant des citations aux grands noms des années 60 et surtout 70. "The Last Song" charme avec ses influences celtiques et sa partie centrale épique (la première d’un album qui en regorge), "Sway" avec son orgue à la fois âpre et soyeux rend hommage à Jon LORD (eyh, Glenn Hughes les mecs, what did you expect ?), "The Cove" passe par la case, pas si évidente, du BLACK SABBATH, là aussi épique et bien lourd (un petit peu attendu, certes, mais son classicisme le sert), "The Crow" permet de redécouvrir Hughes bassiste et Derek Sherinian va encore plus loin dans la LORDerie (dans sa partie la plus baveuse, cette chanson fait penser à "Speed King").

Et preuve que le disque n’avait pas besoin d’une première chanson aussi moyenne : il ne cesse de monter en puissance. "Wanderlust" permet d’apprécier pleinement Derek grâce à un piano simple et dépouillé mais terriblement efficace (c’est dans la simplicité organique la plus pure que Sherinian brille le mieux. Comme un certain... attendez, je l’ai noté sur un papelard... ah ouais, “Gordon Rudesse”). Têtes brûlées du groupe (euh non, oubliez ce que j’ai dit, BCC c’est quatre têtes de bois), Hughes et Bonamassa se partagent la part du lion chacun leur tour : "Love Remains" plus rock, plus soul, montre un chanteur de 65 ans dans la plus totale possession de ses moyens, tandis que le titre de clôture est le seul plus purement blues, et comme par hasard également le seul chanté par Joe. Un final qui, malgré sa portée émotionnelle, calme plutôt le jeu après une belle série de brûlots, et permet de relativiser le drame interne du groupe, comme par magie : non, BCC n’a pas l’intention d’exploser en plein vol, ce "When The Morning" est plutôt une subtile phrase de fin de chapître qui n’attend qu’une chose : une nouvelle page à tourner. Malgré quelques petites facilités de-ci de-là, rien de grave, ce nouvel opus est donc étonnamment bon, et encore meilleur si vous débutez par le second titre. Un peu comme le réveillon du 31 : vous ne buvez pas d’alcool ? Tapez dans les huîtres sans attendre, y’en aura plus pour vous !

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   BAKER

 
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- Glenn Hughes (basse, chant)
- Joe Bonamassa (guitare, chant, choeurs)
- Derek Sherinian (claviers)
- Jason Bonham (batterie, percussions)
- Gerry O'connor (violon)
- Kevin Shirley (percussions)


1. Collide
2. Over My Head
3. The Last Song For My Resting Place
4. Sway
5. The Cove
6. The Crow
7. Wanderlust
8. Love Remains
9. Awake
10. When The Morning Comes



             



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