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- Membre : Transatlantic, Asia Featuring John Payne
- Style + Membre : Neal Morse

SPOCKS BEARD - Beware Of Darkness (1996)
Par MARCO STIVELL le 20 Décembre 2018          Consultée 178 fois

J'ai beau savoir que de nombreux fans de SPOCK'S BEARD adorent, vénèrent The Light, pour moi entre lui et le deuxième album, Beware of Darkness, c'est le jour et la nuit. En 1995, il y avait du charme, une assurance, c'est certain, et puis un propos solide alors que la bande des Californiens se limitait à quatre membres. Un an plus tard, les voici devenus cinq, puisque Ryo Okumoto se joint à eux. Autre virtuose bien sûr, s'entend ! Originaire d'Osaka, Japon et professionnel depuis l'âge de 15 ans, il a déjà a son actif quelques expériences auprès du maître KITARO.

Le son de claviers, déjà bien riche grâce à Neal Morse, devient caractéristique grâce à cette dualité : parties de piano et de synthétiseur que ce dernier gère toujours, tandis que Ryo Okumoto s'occupe de l'orgue Hammond et du Mellotron, pour les grandes lignes. La structure de Beware of Darkness est elle aussi différente, puisque de quatre morceaux longs, on passe à sept, dont un seul de plus de 12 minutes !

Les changements profitent à un SPOCK'S BEARD mieux touché par l'inspiration et pas moins créatif mais qui maîtrise ses enchaînements, aussi brefs soient-ils. Sachant que tout commence avec une reprise de l'immense George HARRISON, il ne peut en être autrement. On retrouve l'esprit rêveur et profond de la chanson extraite du triple All Things Muss Pass (1970), avec davantage d'emphase (les choeurs soul). La voix rocailleuse de Neal Morse pour remplacer le timbre clair du plus sous-estimé des BEATLES, ne peut être au goût de tout le monde.

Les puristes ont de quoi se sentir bien remués, ne serait-ce que pour l'introduction des passages chantés par des éléments humoristiques du rock progressif, cacophonies rythmiques et descentes de synthé/orgue. Un amateur du style devrait reconnaître que c'est bien fait néanmoins, tout comme les passages qui sonnent comme le YES de "Siberian Khatru".

En dehors de cette reprise, Beware of Darkness, l'album, s'articule beaucoup autour d'une chanson, "The Doorway", ballade justement très empreinte de Côte Ouest (le lieu, pas la série TV), dont les refrains sont repris tantôt au cours des 17 minutes de "Time Has Come" et de façon intelligente, sans dépareiller. Ce n'est pas la dernière fois que SPOCK'S BEARD use de cet effet. Dans la même veine, moins enrichie, "Waste Away" est une autre merveille pleine de soleil et toute naturelle, où le ton durci de Neal Morse en fins de refrains nous surprend mieux qu'ailleurs.

À l'inverse, les autres titres, à l'exception de "Chatauqua", instrumental court et effort de guitare acoustique contemplative qui se change en danse russe (!), sont propices à tous les rebondissements possibles, toujours avec une fluidité imparable. "Walking on the Wind" est autant réussi pour ses tempos funk que pour ses accalmies nébuleuses en nombre. Les arrangements de claviers sont superbes, piano, Mellotron, synthétiseur qui dialogue en fond... La fin de "The Doorway" est elle aussi particulièrement émouvante, avec son thème royal, sa coda où les guitares d'Alan Morse se rejoignent massivement.

En ce qui concerne les morceaux les plus sombres, alors que "Time Has Come" enchaîne blues pataud et pop-jazz qui rappelle joliment "Willow Farm" de GENESIS, on se délecte de "Thoughts", ses développements quasi religieux et héroïques, son piano farfadet et ses vocaux à la GENTLE GIANT. Le sujet de l'anxiété amène une conclusion "humoristique" qui marque le retour perpétuel des pensées parasites après la rémission espérée. Cette pièce cynique est un des tours de force de SPOCK'S BEARD au point de faire naître des suites, publiées ultérieurement. Beware of Darkness est un grand disque du quintette, un de ceux à recommander aux néophytes ; cela dit, j'ai mis douze ans pour le comprendre !

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   MARCO STIVELL

 
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- Neal Morse (chant, piano, synthétiseurs, guitare acoustique)
- Alan Morse (guitares lead, choeurs, violoncelle)
- Dave Meros (basses)
- Nick D'virgilio (batterie, percussions, chant)
- Ryo Okumoto (orgue hammond, mellotron)


1. Beware Of Darkness
2. Thoughts
3. The Doorway
4. Chatauqua
5. Walking On The Wind
6. Waste Away
7. Time Has Come



             



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