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POP-ROCK PROGRESSIF  |  STUDIO

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- Membre : Transatlantic, Asia Featuring John Payne
- Style + Membre : Neal Morse

SPOCKS BEARD - The Kindness Of Strangers (1998)
Par MARCO STIVELL le 29 Janvier 2019          Consultée 211 fois

Très bizarre, ce troisième album de SPOCK'S BEARD. The Kindness of Strangers, paru en 1998, offre un choix de pochette peu attrayant et difficile à expliquer, pour commencer.

Ensuite, dans son ensemble, il se présente comme le point où les Californiens affirment leur style propre, en se détachant mieux de leurs influences (par exemple, les harmonies vocales/canons à la GENTLE GIANT ont disparu). En même temps, il constitue un effort pour rendre leur univers plus accessible et une volonté de séduire un public large.

Les titres les plus longs, à savoir « Flow », « The Good Don't Last » et « Harm's Way », dépassant tous les dix minutes (quinze pour « Flow »), sont censés incarner, par tradition, le discours gargantuesque et foisonnant du groupe en termes d'idées. C'est le cas mais en partie seulement, tant deux d'entre eux (« Flow » et « Harm's Way ») se présentent comme des collages de parties mélodiques, reliées ou à peine relevées par des élans progressifs farfelus, un tantinet forcés du coup.

« The Good Don't Last » est le plus orienté prog classique, Alan Morse joue du violoncelle pendant que Neal Morse emploie son synthé comme un orgue d'église en introduction. Arrive ensuite un thème jazz où le groupe déploie sa virtuosité. Alan Morse, à l'acoustique, balance un thème folk au tempo entraînant et son frère Neal chante une mélodie splendide, son propre piano et l'orgue de Ryo Okumoto allant dans le même sens. Le ton se durcit, et tout cela, c'est une progression solide, de grandes et belles choses, dans la lignée de ce que SPOCK'S BEARD sait faire de mieux. Idem pour l'accalmie automnale façon GENESIS qui marque le retour du violoncelle, avant un final pour quatuor à cordes, sympathique mais déjà plus contestable.

« Flow » aligne ses mélodies pures et chantées avec finesse (« True Believer », « Into the Source »), séparées par un « A Constant Flow of Sound » au ton funky, et quelques décollages prog humoristiques, mais quelque part, le « mal » est fait : The Kindness of Strangers est un album pop – sophistiquée, évidemment -, style mal assumé car trop bien porté. Formule maladroite direz-vous, mais c'est un peu le souci qui fait qu'on n'arrive pas à dire si c'est excellent ou simplement bon !

Sur « Harm's Way », le groupe use d'effets grandiloquents, héroïques, orientaux même, avec une réussite certaine. À côté de cela, dans des formats courts (3-4 minutes), on a le rock FM direct de « Strange World » et « In the Mouth of Madness », ce dernier au moins relevant la barre grâce aux ruptures qui permettent au Mellotron de revenir, ainsi qu'aux soli de guitare et de synthé, complètement barrés. Le meilleur reste « Cakewalk on Easy Street », piano malicieux, basse en contrepoint, Mellotron, rythmique de plomb que Nick D'Virgilio dynamise avec brio (quel talent, et merci pour les timbales façon SANTANA sur « Harm's Way » ! on en aurait bien repris un peu plus, mais bon...). Le final « sentimental », caressé par Neal Morse, se laisse apprécier lui aussi.

En tout cas, nettement plus que « June ». Cette power-ballade tente de donner une autre vision de SPOCK'S BEARD à un public large, en sortant l'attirail feu de camp sur le versant acoustique, un peu de basse pour pimenter au bout d'un certain temps, et surtout des choeurs massifs, soignés pour une mélodie ultra léchée. Trop, sans doute. C'est mignon, frais, mais y avait-il besoin de pousser jusqu'à six minutes ? Vous allez me dire « oui, si on est fan de Hey Jude », mais hey, « June » (...tu sors !), je t'aime bien quand même, sans plus.

Au final, l'objectif n'est pas atteint et The Kindness of Strangers se perd dans une discographie qui contient de bien meilleurs moments, parfois tout aussi pop mais mieux gérés, mieux équilibrés, et nettement plus brillants, avant (Beware of Darkness) comme après (V, Snow etc).

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   MARCO STIVELL

 
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- Neal Morse (chant, guitares, piano, synthétiseurs)
- Alan Morse (guitares lead, violoncelle, mellotron, choeurs)
- Ryo Okumoto (orgue hammond, mellotron)
- Dave Meros (basse, choeurs)
- Nick D'virgilio (batterie, percussions, choeurs)
- + Eric Brenton (violon)
- Jackie Suzuki (violon)
- Tom Tally (alto)
- Melissa Hasin (violoncelle)


1. The Good Don't Last (introduction/the Good Don't L
2. In The Mouth Of Madness
3. Cakewalk On Easy Street
4. June
5. Strange World
6. Harm's Way
7. Flow (true Believer/a Constant Flow Of Sound/into



             



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