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Felix MENDELSSOHN - Symphonie-cantate N°2 Lobgesang (spering) (1840)
Par CHIPSTOUILLE le 11 Mars 2007          Consultée 4145 fois

C’est en 1840 à l’occasion du quadricentenaire de l’invention de l’imprimerie par Gutenberg qu’on demanda à Felix MENDELSSOHN de composer ce qui devint plus tard la "symphonie-cantate" (elle fut baptisée en premier lieu "Lobgesang" soit "chant des louanges"). L’événement eut lieu à Leipzig en Allemagne, ville où l’illustre Johann Sebastian BACH vécut les 25 dernières années de sa vie, le même que MENDELSSOHN faisait redécouvrir au public allemand 80 années plus tard en 1829 à l’occasion d’une interprétation historique de la passion selon Saint Matthieu. Cette symphonie n°2 qui se trouve être, contrairement à ce que pourrait laisser croire la numérotation, l’une des dernières du compositeur (seule la symphonie n°3 fut achevée après) a pour particularité singulière de ne pas être de facture exclusivement orchestrale, à l’image de la neuvième et dernière symphonie de BEETHOVEN. A la grosse différence près que le chœur final se trouve être une cantate, très inspirée par les œuvres similaires de BACH, beaucoup plus longue finalement que la symphonie qui la précède.

Alors symphonie ou cantate ? Les deux mon général, et avec un lien s’il vous plait. Peut-être l’un des seuls intérêts de cette œuvre d’ailleurs, un thème que l’on retrouve dans le premier mouvement de la symphonie, puis en guise d’introduction et de conclusion de la partie cantate. Et si ce n’était pour ce fil conducteur, il me serait très difficile de vous parler plus longuement de l’œuvre, tellement MENDELSSOHN se plaît à nous perdre dans les méandres de son jeu romantique. Car MENDELSSOHN joue avec son auditeur, de la plus magnifique des façons d'ailleurs, lorsqu’il s’agit d’évoquer l’espace d’un instant de superbes thèmes comme dans sa symphonie italienne (n°4) ou encore son ouverture des hébrides (op. 26), pour les emmitoufler dans une aventure parfois difficile à suivre, mais où l’on savoure chaque retrouvaille avec le thème principal comme jamais. Lorsque le thème principal est un peu moins réussi, les perfidies de son écriture deviennent déjà beaucoup plus difficiles à manoeuvrer. On se noie ici dans des mélodies de petite envergure pour se rattacher tant bien que mal à une petite bouée bien inconfortable malgré elle.

Il serait pourtant injuste de réduire cette seconde symphonie à tant de mépris. En dépit d’un thème principal sans grande portée, le premier mouvement de la partie symphonique se domestique au-delà de quelques écoutes acharnées. Le second est plus réussi, à l’image de l’andante de la symphonie n°5 "reformation", une langueur automnale empreinte de tous les charmes du romantisme apaisé. Le troisième et dernier mouvement est malheureusement plus transparent et bien qu’agréable à écouter, je n’en retiens pratiquement rien.

La symphonie introductive est donc de facture moyenne. La cantate de son côté souffre de la comparaison : on se souvient de cette série de mélodies à chaque fois plus prenantes, à la limite du soutenable question qualité, signée par un BEETHOVEN pourtant complètement sourd dont il nous abreuvait jusqu'à plus soif à la fin de son hymne à la joie. Certes, la grossière erreur aurait été de vouloir à tout prix singer le maître et, finalement, de ne pas pouvoir le surpasser. En optant pour une cantate plus timide, MENDELSSOHN pensait sans doute s’éviter quelques comparaisons difficiles à soutenir, c’est finalement vers un autre maître qu’il se dirigera. Car une cantate de MENDELSSOHN, c’est à quelques orchestrations près une cantate de BACH. Une cantate très décevante d’ailleurs, qui aura tout de même l’audace d’imposer un mouvement avec dissonances, "Wir riefen in der Finsternis" le seul à réellement sortir du lot, le reste n'étant que copie sans grand relief.

Je me montre peut-être injuste, mais MENDELLSSOHN signe ici une symphonie très décevante en comparaison des autres de son cru. Le fossé avec BACH est encore plus difficile à soutenir concernant la partie cantate. Pour la symphonie, vous pouvez donc consulter d’autres références du même auteur, pour la cantate on préfèrera en revanche (et de loin) le maître indiscutable en la matière.

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   CHIPSTOUILLE

 
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- Soile Isokoski (soprano)
- Mechthild Bach (soprano)
- Freider Lang (tenor)
- Chorus Musicus Das Neue Orchester
- Christoph Spering (direction)


1. Allegro Maestoso E Vivace
2. Allegro Un Poco Agitato
3. Adagio Religioso
4. Alles Was Odem Hat, Lobe Den Herrn
5. Lobe Den Herrn Meine Seele
6. Sagt Es, Die Ihr Erlöset Seid
7. Er Zählet Unsre Tränen
8. Sagt Es, Die Ihr Erlöset Seid
9. Ich Harrete Des Herrn
10. Stricke Des Todes Hatten Uns Urnfangen
11. Wir Riefen In Der Finsternis
12. Die Nacht Ist Vergangen!
13. Nun Danket Alle Gott
14. Lob, Ehr And Preis Sei Gott
15. Drum Sing' Ich Mit Meinem Liede
16. Ihr Völker; Bringet Her Dem Herrn



             



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