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Leonard COHEN - Thanks For The Dance (2019)
Par DERWIJES le 20 Février 2020          Consultée 1324 fois

Quatre ans déjà que nous avons dit au-revoir à Leonard COHEN. C’est un euphémisme que de dire qu’il nous manque. Il nous a pourtant laissé une carrière bien remplie, mais il n’y a rien à faire, son absence fait toujours mal.

Thanks for the Dance, son premier album posthume, a été conçu par son fils Adam COHEN comme un épilogue à son testament You Want It Darker. Sa présence a de quoi calmer nos inquiétudes puisque, rappelons-le, il était déjà présent sur les derniers albums de son géniteur à jouer un rôle important dans la composition des morceaux. Autre motif de grief rassuré, les textes choisis ne sont pas des ébauches mais bien les versions abouties. Un détail important quand on considère le soin qu’apportait Leonard COHEN à ses textes.

A peine une demi-heure de musique pour neuf titres, Thanks for the Dance se pose d’emblée en contrepoint à You Want It Darker en proposant une ambiance plus lumineuse, moins mortifère. Pour du Leonard COHEN, cela s’entend. Au-revoir en tout cas les cœurs orientaux/juifs, l’orchestration est sobre mais efficace, plus proche de ses premiers albums que de ses derniers, comme s’il s’agissait de boucler la boucle. Certaines chansons ont été composées par des collaborateurs de son père : Ajani THOMAS, connue pour être la choriste sur « Hallelujah », a mis en musique « Thanks for the Dance », pendant que son autre choriste Sharon ROBINSON s’est occupée de « It’s Torn », et que le producteur Patrick LEONARD faisait « Moving On ».

« Happens to the Heart » est un titre d’ouverture trompeur, bien arrangé, mais qui ne présage en rien la simplicité à venir. Oui, Thanks for the Dance est triste, pas d’une tristesse à faire verser des torrents de larmes mais celle qui vous empoigne le cœur et l’âme. Ces chansons sont apaisées plutôt que désespérées, aussi matures face à l’inévitable que leur compositeur l’a toujours été tout au long de sa vie. On y retrouve des poèmes mis en musique, comme « Puppets », qui aborde le thème de la Shoah, ou « Listen to the Hummingbird », où COHEN nous intime l’ordre impossible d’écouter chanter les oiseaux plutôt que lui. Mais comment, comment pourrions-nous nous détacher de cette voix qui nous chante « The Night of Santiago », que je classe sans hésiter dans ses vingt, disons même dix meilleurs morceaux ? Le trône lui est réservé, et les chœurs féminins si chers à son cœur n’apparaissent d’ailleurs qu’à partir de la piste suivante, le morceau éponyme, tango funèbre à deux.

C’est le genre d’album dont chaque écoute vous laisse exsangue. C’est un double-rappel brutal, à la fois du talent incommensurable de Leonard COHEN et de la conviction qu’on ne reverra plus jamais un artiste de son calibre. C’est un très beau disque, et nous pouvons chaleureusement remercier Adam Cohen de son implication, évidemment très personnelle, et du sérieux qu’il a appliqué à payer un dernier hommage à son géniteur.

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1. Happens To The Heart
2. Moving On
3. The Night Of Santiago
4. Thanks For The Dance
5. It's Torn
6. The Goal
7. Puppets
8. The Hills
9. Listen To The Hummingbird



             



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