Recherche avancée       Liste groupes



      
COUNTRY-ROCK  |  STUDIO

L' auteur
Acheter Cet Album
 


Brad PAISLEY - Part Ii (2001)
Par BRADFLOYD le 27 Mars 2020          Consultée 82 fois

Nous avons quitté Brad PAISLEY en 1999, son premier album s’étant vendu à plus d'un million d'exemplaires. Les attentes étaient encore plus élevées au moment de son nouvel album justement intitulé « Part II ». Et elles n’ont pas été déçues.
Déjà, « Part II », le morceau éponyme, fait référence à une histoire dont notre héros a été le centre au sujet d’une fille avec laquelle il avait vu le film « Father of the Bride », quelques années avant son premier contrat. Plusieurs années après leur séparation, il s’est mis à penser à elle à l’occasion de la sortie du second volet du film, « Father of the Bride Part II », espérant qu’elle lui soit connectée mentalement pour voir ensemble la suite, ce qui, bien entendu, ne fut pas le cas. A chaque chose, malheur est bon : ce fut le terreau lui permettant d’écrire une grande part des titres sur cette base d’inspiration.

La plupart des morceaux de cet album ont été écrits durant les séances d’enregistrements de « Who Needs Pictures », d’où une certaine continuité entre les deux opus. Ainsi, le premier titre « Two Feet Of Topsoil » commence par les dernières secondes de « In the Garden » avant de faire l’objet d’une accélération du tempo avec mise en avant de la guitare acoustique, de la steel et du violon. Une très bonne entrée en matière.

Cependant, au lieu d’appuyer sur l’accélérateur, « "I'm Gonna Miss Her (The Fishin’ Song) » vient calmer les choses par un début acoustique, tranquille, avant que la machine se mette à nouveau en route sur un rock lent dans lequel se manifestent deux soli de telecaster et pedal steel où les musiciens sont particulièrement mis en valeur. Mélodie très sympa ayant eu les honneurs d’une sortie en single, lequel a atteint la place de numéro 1 dans les charts Country du Billboard. Il faut dire que, à nouveau, Brad PAISLEY raconte une histoire assez drôle dans laquelle la dulcinée du narrateur fait l'erreur d'exiger qu'il choisisse entre elle et la pêche.

Il est assez étrange de débuter un album par des titres lents comme ceux cités plus haut, l’amateur de PAISLEY admirant surtout son idole pour ses fulgurances guitaristiques quand il ne maîtrise pas la langue de Shakespeare. Or, ces premiers titres sont des leurres, PAISLEY parvenant à faire sonner l’album « Part II » à la fois de manière classique et contemporaine. Classique parce qu'il se réfère au honky tonk des années 60 et 70, contemporaine par le son et la technique mise au service de la musique. Cela est vrai de l'instrumental déchaîné « Munster Rag », comme du paresseux et jazzy « You Have That Effect on Me » qui débute par un son à la Danny GATTON, l’obsédant et très folk « You'll Never Leave Harlan Alive », une vrai tuerie de mélodie qui rend hommage au classique de Merle TRAVIS, « Dark as a Dungeon », dans son évocation de la futilité et de la frustration de la vie sans issue des mineurs de charbon. Ce n’est pas par hasard que cette chanson est la seconde plus longue du disque à plus de 5 minutes.
Ensuite, il y a ce « Wrapped Around » joyeux, qui a terminé 2ème dans les charts. Ecoutez cette guitare qui fait les choses simples (sauf la fin du solo) mais diablement efficaces. Dans le même esprit, le mid-tempo « Come On Over Tonight » fait se dodeliner la tête et taper du pied. Seul regret, un solo bien trop court aux 2/3, même si, à 3’40, et durant une cinquantaine de secondes, la musique seule reprend ses droits. Malheureusement, ce morceau n’a pas eu les honneurs des charts alors qu'il aurait pu davantage y avoir sa place que, par exemple, « Two People Fell in Love » qui termina, quand même 4ème du classement.

Plus réfléchie, en effet, « Two People Fell in Love » retrace le destin de la famille de Brad, qu’il soit glorieux ou non, dont le point de départ est l'histoire d'amour de ses aïeux. Jolie mélodie mais destinée en priorité à des Américains amateurs de textes qui traitent de leurs vies sur des mélodies plutôt de type sentimental. De même pour « I Wish You'd Stay » qui dépasse allègrement les 6 minutes avec sa pedal steel et un orchestre avec moult violons. Heureusement, ce sentimentalisme exacerbé n’est pas trop envahissant et se voit compensé par « All You Really Need Is Love », un country-rock rapide avec les instruments qui s’en donnent à cœur joie sur une mélodie bien troussée. 2’45 de bonheur précédant « Munster Rag », LE instrumental qui fait penser aux HELLECASTERS. Sauf qu’au lieu de trois guitares, ce sont les guitare, banjo, violon et pedal steel guitar qui se partagent les soli. Encore une fois, la technique de Brad PAISLEY nous laisse carrément sur le hulk.

Enfin, « Too Country » composée par Bill ANDERSON voit Brad rejoint par Buck OWENS et George JONES, deux légendes de la country dite traditionnelle qui font partie de ses influences musicales. Cependant, ce titre n’apporte pas grand chose du point de vue musical, même si les paroles font référence à un refus de programmer Brad PAISLEY dans une célèbre émission de divertissement sous prétexte qu’il était « trop country ». Mais surtout, comme « Who Needs Pictures » qui terminait par un acoustique, la caution traditionnelle est apportée par l’interprétation acoustique de PAISLEY d’un standard gospel, « The Old Rugged Cross », enregistré en direct au Grand Ole Opry, l’émission hebdomadaire qui fédère tous les amateurs du style aux Etats-Unis. Par ce fait, Brad a pu atteindre son rêve, ayant été ajouté en tant que nouveau membre de l’institution.

Atteignant la 17ème place au classement Billboard en juin 2003, « Part II » a permis à Brad PAISLEY de s’installer encore plus, à l’instar d’Alan JACKSON, dans le paysage country américain, jetant un pont entre le traditionnel et le moderne, avec une production plus actuelle que son prédécesseur, bien ancrée dans les années 2000, ce qui garantit une certaine longévité à l’écoute. Les chansons se suivent sans se ressembler, montrant la diversité d’inspiration de PAISLEY qui joue tantôt sur l’humour, tantôt sur la gravité, tout en gardant un regard lucide sur l’Amérique et sur sa vie personnelle. Légèrement meilleur que son prédécesseur, il n’a pas encore atteint les sommets, mais confirme le potentiel fantastique de son auteur.

A lire aussi en COUNTRY par BRADFLOYD :


RICKY SKAGGS
Live In London (1985)
Un des plus grands live tous styles confondus.




HELLECASTERS
The Return Of The Hellecasters (1993)
Guitare, guitare, guitare et beaucoup de feeling


Marquez et partagez





 
   BRADFLOYD

 
  N/A



- Acoustic Guitar, Electric Guitar, Guitar
- Backing Vocals – Wes Hightower, George J
- Banjo – Ron Block
- Bass – Kevin 'swine' Grantt*
- Dobro – Jim 'daddy' Heffernan*
- Drums – Eddie Bayers
- Fiddle – Justin Williamson
- Fiddle [fiddle Reprise Of 'in The Garden
- Percussion – Mitch Mcmitchen
- Piano – Bernie Herms
- Steel Guitar – Mike Johnson


1. Two Feet Of Topsoil
2. I'm Gonna Miss Her
3. Part Two
4. Wrapped Around
5. Two People Fell In Love
6. Come On Over Tonight
7. You'll Never Leave Harlan Alive
8. I Wish You'd Stay
9. All You Really Need Is Love
10. Munster Rag (intrumental)
11. You Have That Effect On Me
12. Too Country
13. The Old Rugged Cross



             



1999 - 2020 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod