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Billy IDOL - Billy Idol (1982)
Par ERWIN le 3 Février 2010          Consultée 2620 fois

Le plaisir d’attaquer la discographie de Billy IDOL n’est pas feint. La réussite de cet artiste complexe à analyser est indéniable. Sur des portées musicales, de look, ou de vidéo, son influence est considérable sur les années 80.
De son vrai nom William Broad, Billy IDOL n’en est pas à son premier essai, loin s’en faut. Après avoir vécu quelques années aux Etats-Unis pendant son enfance – ce qui le marquera au plus haut point –, le jeune Billy écume les groupes punks du grand Londres. En 77, alors que le mouvement atteint son apogée créatrice, il devient le leader de GENERATION X, l’un de ses plus beaux fleurons. Trois albums suivront, des classiques. Lors d'un voyage à New-York, Billy rencontre le musicien qui va transformer sa vie : il s’agit bien sûr du petit guitariste à la coiffure iroquoise noir corbeau Steve STEVENS. Steve est loin des gimmicks du punk, même si son look porte à confusion. L’entente est immédiate entre les deux larrons qui décident aussitôt de jouer et de composer ensemble. Il est difficile de les séparer, tant Billy IDOL aurait été bien loin de faire une telle carrière sans Steve.

Cet album éponyme est donc leur premier effort. Il contient deux titres emblématiques, qui firent tout deux d’énormes succès dans les charts mondiaux. « White wedding » est l’archétype des chansons qui feront leur réputation : une guitare agressive et originale, qui présente certaines similitudes avec celle d’un the Edge sous amphétamines, une basse omniprésente qui sous-tend en permanence la puissance du hit. La voix de Billy IDOL, pas toujours au top, prouve l’influence des moyens techniques de ces années : sa voix ne choque en aucune occasion, bien au contraire ; ses cris, ses intonations si particulières la rendent attachante et identifiable malgré de sempiternelles difficultés en concert. Nous entrons de plein pied dans l’ère des effets spéciaux, où les ingé-sons vont se tailler la part du lion. Billy bénéficiera de cet aspect des choses. La chanson est un must que tout le monde connaît et a fredonné dans sa vie. Rattacher un tel style de compositions à un ensemble musical n’est pas chose aisée, l’agressivité se situe entre le punk et le métal avec un ton résolument pop, comme sur l’ondoyante « Hot in the city », premier single, qui n’aura du succès qu’en Grande-Bretagne, mais les faux jumeaux recherchent le Billboard US. Le travail et les arrangements de STEVENS agrémentent de manière unique cette musique. Aujourd’hui on dirait du « rock 80s’ »…

Le deuxième classique de l’opus est « Dancing with myself » qui provient des dernières sessions d’enregistrement de GENERATION X, et cela s’entend : les riffs de guitare sont en droite ligne issus d’un punk sans compromis, mais qui va être, pour les besoins de la cause, passé a la moulinette de l’aseptisation, avec un résultat plus que convenable. La chanson reste un inamovible classique des sets de Billy, et est un élément de culture populaire connu de tous ; la marque de la réussite.

« Nobody’s bussiness », « Come on come on », ou « Dead on arrival » présentent les mêmes ingrédients du cocktail explosif mis au point par le grand blond punky et le petit brun métalleux. La guitare de Steve soutient les lignes de chant de Billy avec beaucoup de finesse. Ces morceaux ne sont pas des classiques mais permettent au skeud d’entretenir une certaine aura, et d’en faire un opus incontournable de cette année 1982.

On aborde des terrains beaucoup plus pop « mainstream » avec « Love calling » ou « Shooting stars » qui flirtent même avec une certaine nonchalance typique du début des années 80. L’ensemble est bien loin des premiers amours punks du Londonien, mais c’est efficace et agréable à l’oreille. Les limites de sa voix apparaissent toutefois clairement sur le slow « It’s so cruel ». Tous ces morceaux présentent des aspects aisément mémorisables, les rengaines et refrains marquent rapidement les esprits. Quelle efficacité !

Pour un premier essai, le succès est stupéfiant. Billy IDOL sera la seule icône du mouvement punk à réussir sa reconversion. Il le doit à cette rencontre avec Steve STEVENS, mais aussi à sa foi en lui-même, et à un sens aigu des tendances et de la mode, un peu à l’image d’un David Bowie dans les 70s’, il va mener la révolution par l’image que va connaître la musique dans les 80s’.
Il reste de cet album « White wedding » et « Dancing with myself », aujourd’hui des standards.

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   ERWIN

 
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- Billy Idol (chant, guitare)
- Steve Stevens (guitare, basse, synthésiseurs)
- Phil Feit (basse)
- Steve Missal (batterie)


1. Come On Come On
2. White Wedding
3. Hot In The City
4. Dead On Arrival
5. Nobody’s Bussiness
6. Love Calling
7. Hole In The Wall
8. Shooting Stars
9. It’s So Cruel
10. Dancing With Myself



             



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