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- Membre : Goldfrapp, Michael Kamen & Orbital
 

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ORBITAL - Snivilisation (1994)
Par SEIJITSU le 5 Mars 2010          Consultée 1431 fois

Après deux albums nous envoyant aux confins de la galaxie, il était temps pour ORBITAL de remettre les pieds sur Terre. On ne croit pas si bien dire, car un événement important va ramener nos deux frères anglais à la dure et triste réalité : le Criminal Justice and Public Order Act de 1994, la fameuse loi anti-rave party.
Si le groupe britannique est devenu le parrain d’une scène Techno en pleine effervescence, il est aussi devenu le représentant de l’Intelligent Techno. Musique rachetant la conduite d’une musique Techno devenue vite impopulaire auprès de papa et de maman.
Snivilisation, malgré ce jeu de mot tout sauf très fin, est un disque contestataire. Les Anglais ne sont pas contents et veulent le faire savoir.
Mais quand on regarde de plus près les sorties de l’année 1994, les comparaisons sont inévitables avec un autre futur géant : PRODIGY. Phil et Paul passent pour des enfants de cœurs comparé à la bande des siphonnés de Liam Howett. Des britons se réclamant même du rock même s'ils n’en font pas vraiment, mais ceci est une autre histoire.

Une fois le contexte connu il faut s’attaquer à l’analyse du disque, et Snivilisation marque une étape importante dans l’évolution du « son » du groupe. Les quelques incursions Ambient que l’on ressentait dans leurs deux précédents albums sont désormais plus pesantes. Le titre d’ouverture « Forever », confirme mes impressions avec quelques claviers et de belles textures sonores nous rappelant les débuts d’AUTECHRE et de THE ORB. Malgré cette initiative de confirmer cette orientation vers la musique « downtempo », les frères Hartnoll ont parfois le cul entre deux chaises et ne renient pas leurs premiers pas Techno comme sur « Crash and Carry ». Un titre au rythme soutenu mais néanmoins en deçà de certains des meilleurs morceaux des deux albums précédents.
On avance régulièrement en terrain connu avec une influence de musique orientale nous rappelant parfois la Trance Goa de l’époque. Notamment sur « Sad But True », où on peut y entendre la douce voix de Alison Goldfrapp.

Mais ce qui est un peu dommage, c’est de constater cette alternance entre titres mineurs et tueries interstellaires. On est régulièrement surpris de tomber sur un morceau d’une durée moyenne de 5 minutes, sympathique mais pas transcendant, puis ensuite de passer inévitablement à un titre fleuve d’une dizaine de minutes (parfois plus) d’une qualité rare. Le groupe explore aussi plusieurs orientations et ne va malheureusement pas jusqu’au bout. « Quality Seconds » en est l’exemple typique, il s’agit d’un titre Electro Rock dont la durée excède à peine la minute !
On hausse le sourcil et on comprend rapidement devant quel genre d’album nous sommes. Snivilisation est ce que l’on appelle communément un disque de transition. Le duo Technoïde est en train de muter vers quelque chose que l’on ne devine pas, ou du moins à l’époque, on ne le devinait pas encore. Nous savons aujourd’hui qu’ils préparaient le terrain pour un objet volant non identifié : In Sides.

En réfléchissant un tout petit peu, on découvre aussi quelques sonorités que l’on retrouvera mieux maîtrisées et intégrées dans leur album suivant. Les sons aquatiques de « I Wish I Had Duck Feet » par exemple, ou encore ces boucles Ambient sur l’incroyable « Attached ».
La structure du disque possède aussi quelques ressemblances avec deux longs titres le concluant (dont un morceau d’une quinzaine de minutes : le fameux « Are We Here? »).

Snivilisation peut paraître anecdotique dans leur carrière et quelque part il l’est ! Voici un album dont le message politique n’a jamais atteint son public même si son contenu était peut-être plus sérieux et sûrement mieux dit que les barbares de PRODIGY. Sortir en seulement un an un successeur au fantastique Orbital II a sans doute joué aussi dans la qualité, parfois irrégulière, de ce skeud.
Je pourrais continuer à vous répertorier d’autres défauts que possède cette sortie de 1994. Néanmoins, cet album pose les bases d’un groupe capable de reproduire, voire de surpasser, ses premiers efforts pourtant déjà remarquables.
Snivilisation est tout simplement le vilain petit canard d’ORBITAL. Tour à tour majestueux et maladroit, il est le disque que l’on aime taquiner, même si on sait au fond de nous que l’avenir serait bien différent sans lui.

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   SEIJITSU

 
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- Paul Hartnoll (arrangements électroniques)
- Phil Hartnoll (arrangements électroniques)
- Alison Goldfrapp (invitée, chant)


1. Forever
2. I Wish I Had Duck Feet
3. Sad But True
4. Crash And Carry
5. Science Friction
6. Philosophy By Numbers
7. Kein Trink Wasser
8. Quality Seconds
9. Are We Here?
10. Attached



             



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