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ORBITAL - Blue Album (2004)
Par SEIJITSU le 19 Avril 2010          Consultée 1001 fois

The Altogether fut une terrible douche froide pour les adorateurs des frères HARTNOLL. Eux qui avaient la chance de détenir une discographie sans faille, sont finalement tombés bien bas avec ce disque honteux et facile. Trois ans après ce malheur, nos deux Anglais semblent décidés à remonter la pente et prouver qu’ils n’ont pas perdu la main. Paradoxalement, cette dernière sortie est annoncée comme étant leur dernière, s’ensuivra ensuite une pause officielle de six ans mais surtout un split officieux. Une drôle de façon d’annoncer leur retour, en avouant à demi-mot que ORBITAL ne préfère pas continuer l’aventure pour éviter de provoquer des déceptions aussi grandes qu’en 2001.

Toutes les apparences sont là pour nous évoquer un bilan, comme ce titre d’album en forme de gros clin d’œil à leurs deux premiers albums éponymes (surnommés respectivement les Green et Brown Album). Ce Blue Album est bel et bien un testament, un bilan sur toute la carrière du duo, c'est-à-dire depuis 1989.

« Transient » nous rappelle le mélange étonnant entre musique classique et Techno effectué sur la BO d’un beau nanar d’horreur : Event Horizon : Le Vaisseau de l’au-delà. Mais dans cette BO le mélange ne prenait que trop rarement, et la cohabitation entre ces deux genres totalement opposés se révélait difficile. Il est cette fois bien plus réussi sur ce magnifique titre, qui joue, tout en contraste avec des violons tragiques et des claviers électroniques du meilleur effet. On se retrouve sur des terrains connus qui nous rappellent les terres désolées de In Sides avec « Tunnel Vision », une douceur mi-ambient, mi-new-age.
On découvre aussi un recyclage improbable du morceau « Forever » de Snivilization : « You Lot » avec ses samples de discours politiques. Si en temps normal, ce clin d’œil m’aurait gêné, le morceau reste admirable et renvoi aux oubliettes l’album contestataire de ORBITAL. Comment retransformer ce qui a été créé auparavant pour le sublimer ? Le groupe répond à cette question à merveille avec cette pièce.
Les sensations de déjà-vu vont régulièrement venir à l’esprit du connaisseur, chaque morceau renvoyant à un album en particulier et parfois même à un titre plus précisément. « Bath Time », nous fait penser aux débuts Acid House avec cette petite touche faussement naïve. « Acid Pants », au contraire, nous rappelle la furie des raves. Quand à « One Perfect Sunrise », il s’agit clairement d’une référence à l’Ambient Techno de Orbital II.

ORBITAL a réussi son résumé de ses quinze ans de carrière, car il ne s’agit pas d’un vulgaire retour aux sources, mais bien d’un véritable tour de force ! La qualité des morceaux est exceptionnelle et nous montre ces deux frères sous leur meilleur jour. On leur pardonnerait presque l’immonde Altogether sorti auparavant. La seule faute de goût qui entache ce presque sans faute, c’est « Easy Serv ». Une pathétique caricature d’une musique d’attente, indigne du talent de ces deux Technoïdes et sûrement leur pire morceau jamais fait !

Finalement, ce Blue Album est peut être le meilleur moyen de découvrir ce groupe génial. Une parfaite synthèse de leur savoir faire et un disque aux atmosphères variées, renvoyant à la niche la plupart des copieurs étiquetés « Electronica ». Je ne pourrais qu’encourager les lecteurs à continuer ensuite sur leur foisonnante discographie en attendant un hypothétique nouvel album de ce duo, fraîchement reformé depuis l’année dernière. Mais étrangement, malgré la sortie d’une compilation fêtant leurs vingt ans et des prestations live dans divers festivals, aucune sortie studio n’a été annoncée. C’est peut-être mieux ainsi, car la discographie de ces Britanniques restera intouchable, si on excepte un certain disque de 2001.

L’aventure se clôt ici pour un des meilleurs groupes des années 90, qui nous aura illuminé de son insolent talent pendant de nombreuses années. Et si nous nous posons la question "que reste-t-il de ORBITAL aujourd’hui ?, il suffit de réécouter tous leurs disques et en particulier ce Blue Album, dernière offrande d’un groupe exceptionnel.
Adieu…

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- Phil Hartnoll (arrangements électroniques)
- Paul Hartnoll (arrangements électroniques)
- Sparks (invité,arrangements électroniques)
- Lisa Gerrard (invitée, chant)


1. Transient
2. Pants
3. Tunnel Vision
4. Lost
5. You Lot
6. Bath Time
7. Acid Pants
8. Easy Serv
9. One Perfect Sunrise
10. Technologicque Park



             



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