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- Membre : Colin Hay

MEN AT WORK - Business As Usual (1981)
Par ERWIN le 30 Juillet 2010          Consultée 1542 fois

Business As Usual est le premier album des australiens de MEN AT WORK. Un peu d’histoire : Colin Hay jeune guitarsite immigrant irlandais débarqué à Sydney en 67, monte un groupe avec son camarade de beuverie Ron Stryckert à la guitare en cette fin des 70’s, comme il convient à un australo-britannique – vous ne connaissez pas les frangins Young et Akadaka ? Avec beaucoup d’énergie, le groupe parvient à sortir un album : ce sémillant 33 tours au sauvage artwork jaunâtre qui fait mal aux mirettes. Mais ils ont beaucoup de difficultés à l’imposer à l’international, la maison de disque columbia US est frileuse, ne croit pas en eux. Elle finit par accepter et accouche ainsi d’une poule aux œufs d’or. Car cet album à première vue tout bêta va se vendre à 15 millions d’unités de par le monde… Une Bagatelle ! Il sera en outre premier aux billboards anglais et américains simultanément, alors que « Who Can It Be Now » atteint la 1ère place des 2 pays phares de la musique mondiale ce qui représente une sacrée performance. Rendez-vous compte : un groupe australien qui passe 15 semaines en tête des hits US ! C’est du jamais vu, et il faudra le débarquement impromptu d’un artiste phare pour supplanter l’album jaune pipi des australiens, en la personne de Michael Jackson et de son Thriller.

Il y a rarement une explication logique à un tel déferlement de succès pour le premier album d’un tout jeune groupe. Tentons tout de même une approche constructive et pragmatique : l’album contient plusieurs classiques, mais qu'a donc à nous révéler « Who Can It Be Now » ? Les paroles décrivent un homme atteint de troubles psychotiques, parano, inquiet, le rythme simpliste est appuyé par les interventions d’un sax agressif, en droite ligne issue des mouvements ska, et Colin Hay narre de sa voix robotique un pan de vie. A première vue rien de bien ésotérique. La chanson devient pourtant un must. Et les MEN AT WORK vont répéter cette formule magique pendant les trois albums de leur courte carrière. Les morceaux se ressemblent mais chacun a un petit quelque chose d’inexplicable, une aura… Un tour de magie aborigène ? Plus simplement un super classique de la new wave, alors en plein boum !

L’album multi platine des kangourous contient un autre classique inoxydable : « Down Under », qui est rapidement devenu une sorte d’hymne pour le continent océanien, le titre est éloquent, et la chanson clôtura d’ailleurs les JO de Sydney en 2000. C’est la même recette, avec une jolie flûte tribale qui souligne les spécificités locales du groupe. Une flûte qui va poser problème : dans le très récent jugement d’un tribunal australien –en 2010-, il semblerait que cette ligne mélodique de flûte ait été empruntée au répertoire de Marion Sinclair sur « Kookabura », qui l’aurait lui-même tiré du folklore traditionnel gallois. Le groupe n’a jamais caché ce fait, mais il y a problème avec les droits d’auteurs, dont le montant s’avère sympathique, pour un titre vendu à plusieurs millions d’exemplaires, repris des dizaines de fois, et que l’on trouve dans les endroits les plus divers (la compagnie aérienne Qantas en a même fait sa pub). Bref, c’est un vrai boxon, et on est pas sorti de l’auberge. Mais cela n’enlève rien à la qualité de la chanson toute de simplicité et de charme, sur une guitare très reggae.

L’ensemble est remarquablement homogène et les morceaux sont tous issus du même moule comme « Underground » et « I Can See It In Your Eyes » dignes sœurs des précédentes. Le refrain de « Be Good Johnny » surprend et réveille quelque peu un auditeur qui pourrait s’abimer sagement dans des rêves sans fin à l’écoute d’une telle musique. « Helpless Automaton » brise toutefois la petite litanie des titres de Business As Usual avec la voix saccadée de Greg Ham, clavier-flûtiste de nos travailleurs.

Avec cet album, les MEN AT WORK imposent un nouveau style de new wave. La voix de Colin est aussi reconnaissable que son look est improbable, crête rose, lunettes grotesques et combinaison 80’s en tête. Sa voix nasale pourra rappeler celle de Sting par moment, ainsi sur « Catch a Star ». La musique est d’ailleurs globalement comparable à celle du trio magique anglais Police. Pour un tout jeune groupe, il y a pire comparaison. Il y a aussi pire entrée en matière que de vendre 15 millions de votre premier album ! La suite s’annonce donc sous les meilleurs auspices pour la bande à Hay.

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   ERWIN

 
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- Colin Hay (vocals, guitar)
- Ron Strykert (guitar, back vocals)
- Jerry Speiser (drums, back vocals)
- Greg Ham (back vocals, keyboard, saxophone)
- John Rees (bass, back vocals )


1. Who Can It Be Now
2. I Can See It In Your Eyes
3. Down Under
4. Underground
5. Helpless Automaton
6. People Just Love To
7. Be Good Johnny
8. Touching The Untouchables
9. Catch A Star
10. Down By The Sea



             



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