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- Style : Elton John

Billy JOEL - Streetlife Serenade (1974)
Par ERWIN le 12 Juin 2011          Consultée 1126 fois

Une pochette colorée d’influence Hopper annonce le troisième opus des aventures d’un New Yorkais émigré en terre californienne. Billy Joel, un an après le succès convaincant de Piano Man, livre l’œuvre qu’il espère être celle de la consécration. Ses attentes sont à la mesure de son talent.

Vous allez trouvez ici du Rock, du gros son, des tentatives country, folk, cet aspect crooner que le jeune compositeur maîtrise déjà de belle manière, ou des beats modernes de synthés. Un méli mélo qui devrait ravir les amateurs de musiques variées. Le ton mordant et le refrain mélodieux de « Los Angelenos » me rappelle étrangement les premiers gimmicks de l’un des grands groupes de Hard Rock américain : Blue Oyster Cult, quasiment à la même époque, et il faut avouer que les voix de Billyjo et de Eric Bloom ont quelques points communs, notamment dans leur clarté. On est pas si loin du Hard Rock, avec un petit solo de Hammond bien senti.

« The Great Suburban Showdon » nous replonge dans les ambiances chères au New Yorkais, une lap steel guitar pour l’influence Country, et cette propension toute personnelle à créer des chansons facilement mémorisables, un chouette refrain, et le tour est joué.

Bien entendu, après le triomphe de Piano Man le nouvel opus ne semble pas à la hauteur de son prédécesseur, en termes de ventes comme de reconnaissance. Il est pourtant le gage d’une certaine stabilité, Joel y développe de long en large ses influences, on appréciera ainsi les portions instrumentales qui lui permettent de laisser libre cours à ses talents de pianiste hors pair. C’est un saloon de l’ouest américain qui s’offre à vos oreilles sur « Root Beer Bag ». L’autre instrumental « The Mexican Connection » est plus à l’image du chanteur telle que peut se la concevoir la conscience collective : une orchestration de qualité et un thème drivé par un piano aux influences plus caribéennes cette fois ci, renforcés par un petit xylophone, puis une guitare smooth. De la belle ouvrage assurément, avec toutefois cette tendance à l’emphase parfois un brin pompeuse qu’on retrouvera de temps en temps sur les œuvres du petit américain.

C’est « The Entertainer » qui conduit les velléités commerciales du skeud dans les billboards US. Il atteindra la place 34, un résultat certes pas mirobolant mais honorable qui conforte Billyjo ans dans son statut de Songwriter ; cette rythmique folk de guitare rapide, ce lick de synthé aujourd’hui un peu kitsch, et un chant énervé n’en font cependant pas un de ses classiques, et certainement pas ma favorite de l’album, pas plus que la song à « Roberta », franchement peu phénoménale.

Le disque s’ouvre cependant sur « Streetlife Serenade », une des bonnes surprises de cette année 74, un piano de fort belle tenue amorce une mélodie généreuse sur laquelle la voix de Billy greffe un chant plaintif mais énergique. Je l’aurais mieux vu quant à moi comme single de l’album. Enfin, le slow « Souvenir » est quant à lui, dans la droite lignée des grands classiques de l’icône New Yorkaise, qui va d’ailleurs quitter la terre hispanique des anges pour les froids trottoirs de la City.

Au total, certainement pas un album mémorable, mais qui dispose de son lot de bonnes chansons. Les diverses influences très métissées du compositeur y sont un vrai régal pour les oreilles. Pas une consécration, mais un album de transition, à coup sûr, une stabilisation, une maturation. Le talent est bel et bien là, plus personne n'en doute.

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   ERWIN

 
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1. Streelife Serenade
2. Los Angelenos
3. The Great Suburban Snowdon
4. Root Beer Bag
5. Roberta
6. The Entertainer
7. The Last Of The Big Time Spenders
8. Weekend Song
9. Souvenir
10. Mexican Connection



             



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