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HARD ROCK  |  LIVE

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1982 Corridors Of Power
1984 Victims Of The Future
  We Want Moore !
1987 Wild Frontier
1989 After The War
1990 Still Got The Blues
1992 After Hours
 

- Membre : Thin Lizzy, Deep Purple, Whitesnake, Glenn Hughes

Gary MOORE - We Want Moore (1984)
Par ERWIN le 10 Février 2011          Consultée 2813 fois

Le 6 février 2011, Gary Moore nous quittait à l’âge de 58 ans. La peste soit de la malédiction qui enserre les musicos irlandais : il suit son pote Phil Lynott dans la légende, mais aussi son pair Rory Gallagher ou encore Tommy MacManus des MAMA’S BOYS. Bref, c’est tragique. A titre personnel, Gary a fait partie des détonateurs qui m’ont fait poser les mains sur une gratte en cette année 84… Il y a une éternité ! Mais ce n’était pas pour rien.

« Murder in the skies » fut pour moi une véritable révolution en matière de guitare. Un rythme d’enfer, une cavalcade effrénée, des interventions de gratte dantesques, une approche du solo résolument moderne, que le seul Edward Van Halen égale en ces mid-eighties -dans le bien nommé « 1984 »-, un chant certes peu technique, mais « habité » d’un esprit Rock de bien belle facture. Un super classique, que je vous recommande chaudement pour vos petites séances de gym quotidienne, et un plaisir pour les esgourdes. Must de l’album.

Gary, déjà d’une versatilité à toute épreuve, s’en sort ensuite remarquablement sur la reprise des yardbirds « Shapes of things », sa voix passe super bien, et sa Fender Stratocaster écrase tout sur son passage. Le morceau est un grand classique du Rock des sixties, cette version plus « hardisante » lui rend pleinement justice.

Comme souvent chez Gary, l’album est divisé en portions plus ou moins égales, des titres très rentre dedans, énergiques et ou la guitare se fait supersonique. Des titres classiques dans un esprit plus rock, et enfin le péché mignon de l’irlandais : des morceaux que je qualifierai d’FMisant, sans pour autant les vouer à l’enfer car leur valeur est réelle.
Du coup, nous avons dans les titres pêchus l’introductif « Murder in the skies », et rassurez-vous, le futur bluesman ne s’arrête pas là, et non ! Gary Moore est un véritable Rockeur, souviendez-vous les gonzes, c’est lui qui balançait la sauce sur de nombreux skeuds de Thin Lizzy, l’icone du Hard Rock made in Ireland. Du coup, tentez donc l’écoute de « Victim of the future » cette petite intro toute en douceur, puis cette rythmique pachydermique, refrain efficace, solo phénoménal, tout pour plaire. A propos de solos, vous aurez aussi la chance, le bonheur et l’avantage de vous pâmer devant l’introduction de « End of the world » sur laquelle le Guitar Hero laisse libre cours à toute sa technique, virevoltant sans jamais être démonstratif, il a suscité bien des vocations avec cette intervention qui finit par déboucher sur la cataclysmique - c’est le cas de le dire - « End of the world ». Un autre titre d’une puissance redoutable, ça tue !

Dans le trip classique rock, nous avons eu « Shapes of things », il y a aussi la mignonne « Rockin and rollin » ou « Don’t take me for a loser », c’est un registre certainement moins sublime, mais ou Gary est tout autant à son avantage, la guitare y rugit systématiquement, et les titres sont tous agréables. « Cold hearted » rappellera à tout un chacun les glorieuses heures de Deep Purple, le Hammond n’y est pas pour rien.

Reste les morceaux FM, qui sont malgré tout les plus connus du répertoire de Gary Moore, comme le célèbre slow « Empty rooms » le prouve à bien des égards. Slow sirupeux s’il en est, il eut toutefois son heure de gloire, et sait à l’occasion de ce live se vêtir de fort belle manière en proposant là encore un solo d’outre espace. « So far away » fait figure d’introduction, un autre instant de bravoure, les notes sont simples, mais jouées avec un feeling suintant par tous les pores de l’irlandais cabossé. Enfin, « Back on the street » est tout à fait écoutable.

Vous conviendrez avec moi de l‘importance de ce live : Gary, à 32 ans, y est au sommet de son art de Guitar Hero. A ce titre et pour la valeur des titres présents, je ne peux que vous recommander l’achat de ce grand classique.

Rest In peace Gary. So long.

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   ERWIN

 
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1. Murder In The Skies
2. Shapes Of Things
3. Victims Of The Future
4. Cold Hearted
5. End Of The World
6. Back On The Streets
7. So Far Away
8. Empty Rooms
9. Don't Take Me For A Loser
10. Rockin' And Rollin'



             



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