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Gary MOORE - Wild Frontier (1987)
Par NESTOR le 6 Août 2021          Consultée 436 fois

Wild Frontier est sans conteste l’album dans lequel le chanteur/guitariste irlandais fait le plus appel à ses racines celtiques. Aboutissement de la première partie de sa carrière solo, ce disque clôture sa période 'hard-rock' en annonçant déjà les futures velléités d’émancipation et d'évolution qui le conduiront vers les rivages du blues. Ce court album (sept chansons et une reprise) a en effet déjà un pied en dehors du hard-rock traditionnel dont Gary MOORE était jusqu'alors un porte-drapeau. La puissance dont il était coutumier laisse ici la part belle aux émotions et aux ambiances plus folkloriques. Le bougre nous emmène au cœur d’un hard FM musclé, qui flirte par moments avec l'univers celtique.

Ainsi, si le très bon "Thunder Rising" incorpore quelques phrases musicales typiquement irlandaises, avec l’émouvant "Johnny Boy" nous plongeons totalement dans la verte Erin. Pour le reste, nous avons droit à un hard-rock très mélodique, soutenu par des guitares omniprésentes qui donnent volontiers dans le grandiloquent. Ainsi que des claviers qui, bien que majoritairement excellents, ne sont pas toujours du meilleur goût ou du moins pâtissent parfois d'un son très ancré dans les années 80 et n'ayant pas très bien vieilli ("Strangers In the Darkness").

Pourtant, les deux instruments se marient à merveille pour générer un son puissant et très dynamique. Les riffs de "Over The Hill And Far Away" sont ainsi renforcés de belle manière par la présence aux claviers de Neil Carter, ce dernier reproduisant avec bonheur de très belles parties de violon celtisant. Le son de batterie est quant à lui assez surprenant, très puissant et mécanique, au point que l’on en vient à se demander s’il ne s’agit pas de parties enregistrées à l’aide d’une boîte à rythme de type "Drumulator". Sentiment renforcé par le fait qu’aucun batteur n'est mentionné dans le livret (le "batteur électronique", Roland Kerridge aurait participé à plusieurs titres). Et c'est bien dommage car l'apport d'un batteur plus organique aurait certainement permis à cet album de mieux vieillir.

Ce qui est le cas de l’instrumental "The Loner" qui, malgré l’utilisation de quelques 'reverb', donne plutôt dans la simplicité, et de ce fait sonne toujours actuel. D'autant plus que, s’il ne parvient pas toujours à retenir ses velléités d’envolées guitaristiques un peu emphatiques, Gary MOORE parvient tout de même à adopter une sobriété qui lui permet d’accoucher de cette superbe ballade gorgée d’émotions. Ce titre, écrit par Max Middleton (Jeff BECK), apparaît originellement sur Over The Top (1979) de Cozy POWELL, un album dans lequel Gary MOORE fait une apparition dans un autre morceau. Le guitariste arrange et reprend ce titre pour son propre album en lui donnant, ironiquement, une tonalité moins blues et en le délestant de ses parties de clavier. Au regard des modifications qu'il y apporte, il se crédite en tant que co-compositeur de ce morceau.

Quel que soit le type d’ambiance développée, dynamique et moderne ou bien plus mélancolique, le résultat est toujours excellent. Tout au plus peut-on regretter le type de production et d’orchestration, qui font un peu trop la part belle à des sonorités très connotées années 80 et qui ne dotent pas forcément ce disque des meilleurs atouts pour affronter le temps. Mais pour ce qui est des compositions et de l’interprétation, il s’agit presque d’un sans faute. Même la reprise un peu incongrue, au regard du faible nombre de titres proposés sur cet album, du "Friday On My Mind" des EASYBEATS (une commande de sa maison de disque ?) passe très bien. On y découvre un Gary MOORE très en voix qui assume avec beaucoup de crédibilité son rôle de chanteur, rôle qu’il devait partager avec Phil LYNOTT, initialement prévu pour prêter sa voix au titre "Over The Hills And Far Away" et dont la mort en 1986 a mis un terme à ce projet d'association. Je n'ose imaginer ce qu'aurait pu donner ce disque si LYNOTT avait contribué de manière plus intense à ce disque qui lui est dédié ("For Philip" est mentionné au dos de l'album).

Le disque a été proposé en plusieurs versions comprenant des bonus oscillant entre version longue et version dansante. Une édition 'double album' est particulièrement recommandable car agrémentée d’une version longue et d’une version live de "The Loner", et de versions allongées de "Over The Hills And Far Away" et de "Wild Frontier" qui se voient ornées de nombreux petits bidouillages sonores.

5/5 lorsqu'il est sorti
4/5 du fait d'un son très daté

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   NESTOR

 
  N/A



- Gary Moore (chant, guitare)
- Neil Carter (chant, clavier)
- Bob Daisley (basse)
- Roland Kerridge (programmation de batterie)


1. Over The Hills And Far Away
2. Wild Frontier
3. Take A Little Time
4. The Loner
5. Friday On My Mind
6. Strangers In The Darkness
7. Thunder Rising
8. Johnny Boy



             



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