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ROCK PSYCHEDELIQUE  |  STUDIO

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- Style : The Dandy Warhols , The Black Angels
- Membre : Black Rebel Motorcycle Club

The BRIAN JONESTOWN MASSACRE - Strung Out In Heaven (1998)
Par PINHEAD le 1er Novembre 2011          Consultée 1214 fois

Encore une belle histoire foutue en l'air. La raison, toujours la même dans le rock n' roll: Heroin. Même si quelques Lou REED où autres Iggy POP vous diront le contraire, grands albums et drogues dures font rarement bon ménage. Le sixième LP du BRIAN JONESTOWN MASSACRE rassemble pour sa part tous les clichés d'un album raté à cause du sucre brun. Un juteux contrat offert par un label indépendant, un pétage de plomb continuel lié à l'addiction du leader à la poudre et aux alcools forts, une mégalomanie au pic de son intensité... Anton Newcombe vire la moitié de son groupe, alors que l'autre moitiés exaspérée quitte de plein gré la formation chaotique. Reste le chanteur camé jusqu'à l'os et sans ingénieur sonore (tout aussi viré que les autres) qui enregistre presque à lui seul l'album, et finalise les montages sans l'aide d'un seul des membre (lesquels sont tout de même crédités).
La tâche s'annonce donc ardue, même pour un multi-instrumentiste ayant déjà fait ses preuves.

Strung Out In Heaven respire la facilité et la lassitude. Le morceau qui ouvre l’œuvre en est un exemple frappant. Sympathique, le titre a tout de même un arrière goût âpre de déjà-vu. Une impression récurrente dans l'univers du groupe, mais pour la première fois handicapante. Le groupe ne surprend plus. Les accords et les gammes téléphonées ne procurent plus le même plaisir nostalgique d'antan. Plus inquiétant encore: aucun morceau ne se détache de cette masse au goût bien fade. Les refrains catchy de "Let's Pretend it's Summer" rivalisent avec ceux de "Nothing To Lose" sous un halo d'ennui.
Certes, l'album donne plutôt le ton à des balades folk sans prétention, certes aucun de ceux-ci ne s'avèrent vraiment désagréables... Mais on s'emmerderait presque! A ce niveau là, autant acheter un album de Bob DYLAN pour une version originale et nettement moins poussive.

La sècheresse des titres est parfois sauvée par une orgue discrète qui, sans se lancer dans de complexes partitions, enrobe les chansons d'un délicat emballage 60's.
Curieusement, la très bonne production contraste avec celle de Thank God For Mental Illness. Deux albums plutôt folk et apaisants: le premier comptant sur de bonnes compositions au son bâclé, et le second s'appuyant sur des compositions bâclés au son soigné. Un joli paradoxe en perspective!

En occupant tous les postes de ce périlleux projet personnel, Anton Newcombe nous dévoile une grande polyvalence instrumentale, mais loin d'être synonyme de virtuosité. En effet, même si le leader s'acquitte très bien de ses différentes tâches, certaines pistes (le clavier notamment) manquent cruellement d'inventivité. La notion de groupe prend alors toute son importance, puisque on ne retrouve plus la patte grunge d'un Matt Hollywood où la simplicité d'un Joël Gion.

Le plus triste est probablement de voir que les meilleurs morceaux de la galette comme le très léger "Spun", le dylannien "Dawn" où l'électrique shoegaze "Wisdom" sont des réenregistrements de morceaux déjà publié sur de précédents albums. Autrement dit: même les fonds de tiroir ne suffisent pas à nourrir un disque entier, il faut réenregistrer des chansons déjà sorties et commercialisées. Le triste destin du recyclage...
Bien des titres s'avèrent tout de même très bons, sans pour autant atteindre le génie entrevu autrefois sur chaque album du combo. "Wasting Away", tout en finesse, illustre bien le côté estival de l'album avec une mélodie folk prenante qui se laisse volontiers chanter sous un ciel ensoleillé. Encore une fois, l'harmonica fait des merveilles.
Le single "Love" est également un des rares moment vraiment convaincants de l'album grâce à son rythme nonchalant, traçant un parfait sentier entre folk et électricité maîtrisée.

Guère plus à dire sur cette album d'Anton Newc... Euh, du BRIAN JONESTOWN MASSACRE. Pas vraiment de mauvais titres sur cette galette, mais on reste tout de même loin des éclats 60's auxquels on avait été habitués. Un album bâclé au goût bien fade -et même amer après l'écoute du reste de la disco- qui avait pour une fois le mérite de posséder une pochette au visuel sympa sous forme d'affiche de film des années 60. Dommage!

2,5/5

Coup(s) de cœur: "Love"

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- Anton Newcombe (chant, guitare, basse, batterie, claviers, percuss)
- Matt Hollywood (basse)
- Jeffrey Davies (guitare, claviers)
- Dean Taylor (guitare)
- Joel Gion (percussion)


1. Going To Hell
2. Let's Pretend It's Summer
3. Wasting Away
4. Jennifer
5. Got My Eyes On You
6. Nothing To Lose
7. Love
8. Maybe Tomorrow
9. Spun
10. I've Been Waiting
11. Dawn
12. Lantern
13. Wisdom



             



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