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Joss STONE - Lp1 (2011)
Par MANIAC BLUES le 24 Septembre 2011          Consultée 1228 fois

Joss Stone fait partie des très jeunes divas cataloguées néo-soul à la mode ces dernières années. Avec Lp1, elle sort son cinquième album à seulement vingt-quatre ans. Elle est donc très jeune et cela se ressent à l’écoute de cet album : en effet, on n’a pas l’impression d’avoir affaire à une artiste d’une très grande maturité artistique.

Musicalement, les ficelles sont grosses. Cet album, enregistré aux côtés de Dave Stewart, l’ex-membre d’Eurythmics, n’est rarement d’une très grande finesse et Joss Stone ne fait preuve d’une vraie sensibilité qu’à de rares instants. Elle n’a pas une voix inintéressante, loin de là ; son chant un brin rugueux ne semble cependant pas être exploité à sa juste valeur. En effet, sur la majorité des chansons, elle y va avec de gros sabots. Résultat : on ne ressent pas grand-chose à l’écoute de ce disque qui inspire plus de l’indifférence qu’autre chose.

De plus, il ne suffit pas de dire « Oh Yeah, Baby » pour faire de la soul. Avec Lp1, on se situe davantage dans une veine pop, légèrement rock et folk. Comme beaucoup de jeunes stars de la néo-soul telles Duffy ou Adèle, la soul n’occupe finalement qu’une place mineure dans leurs albums qui font la synthèse de bien d’autres influences.

Quand la belle diva joue dans une veine véritablement soul, elle s’en sort plutôt bien à l’image de l’énergique « Don’t Start Lying To Me Now ». Quand elle essaie de s’énerver sur le rock « Karma », ça peut encore passer, et encore, en étant indulgent. Mais quand elle s’embourbe dans des clichés pop avec « Newborn », là, on commence à piquer du nez. Elle en fait des tonnes sur la ballade très stéréotypée, « Last One To Know ». L’interprétation semble faussement sincère, l’émotion a l’air feinte. Bref, dans cet album, il y a quelque chose qui sonne faux. Est-ce du au manque d’originalité et de spontanéité, aux refrains bateaux, à la lourdeur des arrangements ? C’est surtout dû à Joss Stone elle-même. Par exemple, « Landlord », une composition plutôt bien maîtrisée qui rappelle le grand Solomon Burke, est gâché à cause de la prestation forcée de la chanteuse. Et quand elle tente de nuancer son interprétation sur le final « Take Good Care », son chant devient maniéré et horripilant.

Avec LP1, l’air de déjà entendu est parfois déroutant. Les stéréotypes contaminent le groupe accompagnant Joss Stone. Tout agace : le son formaté des guitares, la platitude des chœurs, cette fâcheuse tendance à jouer le plus fort possible sur les refrains. Même si « Cry Myself To Sleep », « Boat Yard » ou « Somehow » ne sont pas désagréables en soi, l’absence totale d’originalité coupe tout plaisir.

Lp1 est donc un album parasité de clichés. Lassant et fatiguant, ce disque manque de personnalité, d’inventivité et de classe. A côté de sa carrière solo, Joss Stone a également rejoint le casting all-stars du nouveau groupe de Mick Jagger, Super Heavy. Ça promet...

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1. Newborn
2. Karma
3. Don't Start Lying To Me Now
4. Last One To Know
5. Drive All Night
6. Cry Myself To Sleep
7. Somehow
8. Landlord
9. Boat Yard
10. Take Good Care



             



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